Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2305175(TA45-2305175)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé la décision implicite de rejet du préfet d’Indre-et-Loire refusant à M. A, ressortissant angolais, un titre de séjour « vie privée et familiale ». La juridiction a retenu un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA45-2305217(TA45-2305217)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 4 octobre 2023 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à Mme C, ressortissante azerbaïdjanaise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de son séjour en France depuis 2017, de la présence de ses enfants scolarisés et de ses attaches familiales sur le territoire. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été annulée par voie de conséquence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2305219(TA45-2305219)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment un vice de procédure et une erreur de droit au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au titre de séjour pour parent d'enfant français. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la directive (UE) 2016/801, celle-ci étant transposée, et a écarté le moyen fondé sur l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2305221(TA45-2305221)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme H, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, et a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'erreur de droit au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'inexactitude matérielle ou d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2401520(TA45-2401520)
Le Tribunal administratif d'Orléans a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la SCI Musica et de Mme B, propriétaires d'un immeuble à Montigny-sur-Avre, afin de déterminer les causes des infiltrations d'eau affectant leur bien depuis des travaux de voirie réalisés en mars 2021. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, dans la perspective d'un éventuel contentieux en responsabilité contre la commune et les autres personnes publiques impliquées. La demande de mise hors de cause du département d'Eure-et-Loir a été rejetée, sa responsabilité n'étant pas exclue à ce stade. L'expert devra notamment décrire les désordres, identifier leurs causes, et évaluer les travaux réparatoires.
N° TA45-2403342(TA45-2403342)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 10 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur de fait, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2501861(TA45-2501861)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 8 avril 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours (renouvelable deux fois). Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Les moyens tirés du défaut d'examen, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation sont écartés, notamment car l'assignation n'empêche pas une activité professionnelle et que sa situation personnelle ne justifie pas une exception. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et la demande de frais de justice sont rejetées.
N° TA45-2502215(TA45-2502215)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 3 mai 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500099(TA45-2500099)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la CAF de lui verser rétroactivement le RSA et l'APL. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'avait pas, au préalable, saisi la commission de recours amiable de l'organisme, comme l'exige l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
N° TA45-2501567(TA45-2501567)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre est née le 12 novembre 2021, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît une condition posée par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2502301(TA45-2502301)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète du Loiret refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour "travailleur temporaire" de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la précarité financière invoquée résultait de la perte d'emploi de M. A en 2022, soit antérieure à la décision contestée. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'absence d'autorisation de travail pour des missions d'intérim de moins de trois mois, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, qui se fonde sur les articles L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-1 du code du travail.
N° TA45-2502315(TA45-2502315)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B bénéficiait de récépissés l'autorisant à travailler et à séjourner régulièrement, et que ses difficultés professionnelles et de logement étaient antérieures à la décision contestée. En outre, aucun doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de refus n'a été retenu, celle-ci étant intervenue après l'expiration du délai de quatre mois prévu aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2400749(TA45-2400749)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, militaire, qui contestait sa notation annuelle 2023 et la décision du ministre des armées du 9 février 2024 rejetant son recours administratif. La requérante invoquait un manque d'objectivité de son notateur et une erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison d'une contradiction entre sa note chiffrée et les appréciations littérales. Le tribunal a jugé que la notation, fondée sur les articles L. 4135-1 et suivants du code de la défense, relève d'une appréciation souveraine de l'autorité hiérarchique et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA45-2501955(TA45-2501955)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet d’Indre-et-Loire de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié statutaire. Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir une mesure à caractère définitif, ne relevait pas du champ d’application de l’article L. 521-3, en raison du caractère subsidiaire de cette procédure par rapport aux référés prévus aux articles L. 521-1 et L. 521-2. La requête a donc été jugée irrecevable.
N° TA45-2502318(TA45-2502318)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral obligeant un étranger à quitter le territoire, s'est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris, le tribunal a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police des étrangers. Par une ordonnance, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Paris.
N° TA45-2404851(TA45-2404851)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales d'Eure-et-Loir pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 609,51 euros. Par un courrier du 24 mars 2025, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, sous peine d'être réputé s'être désisté. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement de M. B et en a donné acte par ordonnance du 13 mai 2025, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2502030(TA45-2502030)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'une requête en excès de pouvoir visant à contester une décision de France Travail lui notifiant un trop-perçu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément à l'article L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, la demande de M. A ne pouvait être examinée par la juridiction administrative.
N° TA45-2502123(TA45-2502123)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le refus était fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car elle n’avait pas sollicité l’asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé que l’erreur d’information commise par l’association Emmaüs ne constituait pas un motif légitime justifiant ce retard. Il a également estimé que la décision de l’OFII n’était pas entachée d’erreur d’appréciation au regard de la vulnérabilité de la requérante.
N° TA45-2405419(TA45-2405419)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa demande de remise de dette d’aide personnelle au logement (APL) d’un montant de 616 euros. La caisse d’allocations familiales d’Indre-et-Loire a indiqué que la dette était intégralement soldée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. La demande de Mme C a donc été rejetée.
N° TA45-2201955(TA45-2201955)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A D, militaire de l'armée de l'air, contestant un titre de perception de 84 788,99 euros émis pour remboursement d'une formation spécialisée suite à la rupture anticipée de son lien au service. Le requérant invoquait notamment l'absence de signature et de motivation du titre, un défaut de base légale, et une faute de l'administration. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en s'appuyant sur les dispositions du code de la défense, notamment l'article R. 4139-50, et a confirmé la validité du titre de perception. La solution retenue est le rejet de la requête, sans décharge de l'obligation de payer.