Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2402972(TA45-2402972)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2301948(TA45-2301948)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la société Valloire Habitat, qui sollicitait un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un logement vacant au titre de l'année 2021. La juridiction a jugé que la société ne justifiait pas avoir accompli toutes les démarches nécessaires pour louer le bien, ni que la vacance était indépendante de sa volonté, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts. Les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable ont également été déclarées irrecevables.
N° TA45-2402961(TA45-2402961)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, contestant l'arrêté préfectoral du 20 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, jugeant que les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévalent. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en s'appuyant notamment sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2301950(TA45-2301950)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la société Valloire Habitat, qui sollicitait un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un logement vacant au titre de l'année 2021. La société invoquait l'article 1389 du code général des impôts, estimant que la vacance était indépendante de sa volonté en raison des contraintes d'attribution des logements sociaux. Le tribunal a jugé que la société ne produisait aucun justificatif probant de la réalité et de la durée de la vacance, ni des démarches commerciales accomplies pour relouer le bien. Par conséquent, la condition de vacance indépendante de la volonté du contribuable n'était pas remplie, et la demande de réduction fiscale a été rejetée.
N° TA45-2203920(TA45-2203920)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SCI GIEC, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur des locaux professionnels sinistrés par un incendie en 2018. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour les années 2019 et 2020 en raison de sa tardiveté, et pour 2022 faute de réclamation préalable. Sur le fond, il a rappelé que le dégrèvement prévu à l'article 1389 du code général des impôts pour inexploitation ne peut bénéficier qu'au propriétaire exploitant lui-même l'immeuble, ce qui n'était pas le cas de la SCI GIEC, simple bailleur.
N° TA45-2303088(TA45-2303088)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un avis défavorable du ministre de l’intérieur du 24 mai 2023 concernant l’exploitation d’un poste de jeux de loteries et paris sportifs. En cours d’instance, le ministre a abrogé cet avis et émis un avis favorable le 17 octobre 2023, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par jugement du 9 mai 2025, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA45-2300577(TA45-2300577)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, infirmier de l'Éducation nationale, qui contestait le refus du ministre chargé du budget de réviser sa pension de retraite pour prendre en compte 165 trimestres d'assurance. Le tribunal applique les articles L. 13, L. 14 et R. 26 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui imposent de ne pas retenir plus de quatre trimestres par année civile. Il constate que l'administration a correctement écrêté les trimestres excédentaires pour les années 1984 et 2001, aboutissant à une durée totale de 164 trimestres et 60 jours, sans erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés étant infondés.
N° TA45-2300809(TA45-2300809)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A qui demandait la décharge de sa taxe d'habitation 2022 pour un bien situé à Neung-sur-Beuvron. Le juge a rappelé qu'au 1er janvier 2022, la taxe d'habitation était due pour tout local meublé affecté à l'habitation, et non seulement pour les résidences secondaires comme cela a changé en 2023. Il a constaté que M. A avait sa résidence principale au Canada et disposait librement du logement litigieux, lequel n'était pas vide de meubles à cette date. La solution est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA45-2301936(TA45-2301936)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la société Valloire Habitat, qui sollicitait une réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des logements sociaux vacants en 2021. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, celle-ci n'étant pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas avoir accompli toutes les démarches nécessaires pour relouer les logements, ni que leur vacance était indépendante de sa volonté, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour obtenir un dégrèvement. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2301937(TA45-2301937)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la société Valloire Habitat, qui sollicitait une réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un logement social vacant à Nesploy. La société invoquait l'article 1389 du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que la durée de vacance de trois mois n'était pas établie et que les démarches de relocation n'étaient pas suffisamment justifiées. La décision de rejet de la réclamation préalable n'étant pas un acte détachable de la procédure d'imposition, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables.
N° TA45-2502006(TA45-2502006)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 22 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, une atteinte à sa vie privée et familiale, et une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et des décisions accessoires (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour).
N° TA45-2502027(TA45-2502027)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 23 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501952(TA45-2501952)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant pakistanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment à sa scolarité ou à son hébergement. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2501950(TA45-2501950)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de refus de titre de séjour prise par le préfet d'Eure-et-Loir à l'encontre de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA45-2401386(TA45-2401386)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision implicite de rejet du préfet d'Eure-et-Loir refusant le regroupement familial demandé par M. C pour ses deux enfants. Le tribunal retient que cette décision est illégale car le préfet n'a pas communiqué ses motifs à M. C dans le délai d'un mois suivant sa demande, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de regroupement familial dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette le surplus des conclusions.
N° TA45-2400126(TA45-2400126)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté préfectoral du 3 novembre 2023 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII estimant que Mme A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de deux ans ont été écartés comme étant infondés ou dérivés de l'illégalité non établie du refus de titre.
N° TA45-2502048(TA45-2502048)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 18 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur les 4° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de la cessation de son statut de réfugié et de ses condamnations pénales. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention de Genève, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2301953(TA45-2301953)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la société Valloire Habitat, qui sollicitait une réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des logements sociaux vacants au titre de 2021. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, celle-ci n'étant pas un acte détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas avoir accompli toutes les démarches nécessaires pour rechercher des locataires, ni que les logements étaient en bon état ou que les loyers étaient inférieurs au marché, conditions requises par l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement pour vacance indépendante de la volonté du contribuable.
N° TA45-2502028(TA45-2502028)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2502267(TA45-2502267)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 16 avril 2025 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant gambien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'exécution de la décision risquant de rompre son contrat d'apprentissage et de le priver de ressources et de logement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.