Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404812(TA45-2404812)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A contestant un redressement fiscal pour les exercices 2020 à 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision de l'administration fiscale sur la réclamation préalable obligatoire, ni de la preuve du dépôt de cette réclamation, comme l'exigent les articles R. 190-1, R. 199-1 et R. 412-1 du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 10 décembre 2024, le requérant n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA45-2204536(TA45-2204536)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser pour le défaut de transposition en droit interne de l'article 7 de la directive 2003/88/CE sur le congé annuel payé. La requérante estimait que ce défaut l'avait privée de droits à congés payés durant ses arrêts maladie. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État ne peut être engagée sur ce fondement, car la directive n'a pas d'effet direct dans un litige entre particuliers et que le droit français, bien que limitant l'acquisition de congés en cas de maladie non professionnelle, n'est pas incompatible avec les objectifs de la directive. La solution s'appuie sur le droit de l'Union européenne et le code du travail.
N° TA45-2403738(TA45-2403738)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus du département d'Indre-et-Loire de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que la requérante, qui souffrait de douleurs aux genoux et aux hanches, ne justifiait pas d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2202915(TA45-2202915)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, qui contestait l'implantation de quatre poteaux électriques sur sa propriété par la SA Enedis et la commune des Châtelets. Le tribunal a jugé que la requête en suppression des ouvrages publics était irrecevable car elle n'était pas formée en complément de conclusions indemnitaires, et que la demande indemnitaire était irrecevable faute de liaison du contentieux. À titre subsidiaire, il a estimé que l'action en démolition était prescrite et que l'emprise était régulière en raison d'une convention de servitude. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et la loi du 15 janvier 1906 sur les servitudes.
N° TA45-2203288(TA45-2203288)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Truyes, qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 11 juillet 2022 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse en 2021. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, fondée sur l'article L. 125-1 du code des assurances, qui permet aux ministres d'apprécier l'intensité anormale des phénomènes naturels.
N° TA45-2203313(TA45-2203313)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Saint-Branchs, qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 11 juillet 2022 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse en 2021. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances, qui encadrent la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.
N° TA45-2203370(TA45-2203370)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Joué-lès-Tours qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 11 juillet 2022 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse en 2021. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances, qui encadre la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.
N° TA45-2203895(TA45-2203895)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la fédération française de canoë-kayak et autres associations, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet d'Eure-et-Loir refusant d'imposer des mesures pour assurer la continuité et la sécurité de la navigation sur l'Eure au droit du Moulin des Osmeaux. Le tribunal a considéré que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, l'association Au fil de l'eau canoë pour tous étant fermée depuis 2013 et la fédération nationale n'établissant pas d'atteinte directe à ses intérêts. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, le droit de propriété du riverain et la fragilisation des berges justifiant le refus de prescriptions, et qu'aucune disposition des codes du sport, de l'environnement ou des transports n'imposait au préfet d'agir dans les circonstances de l'espèce. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'exception d'incompétence soulevée par la SAS Moulin des Osmeaux.
N° TA45-2203988(TA45-2203988)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A B, agent titulaire du CCAS de Tours, contestant son classement dans le groupe B3 pour le calcul de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante soutenait que l'arrêté du 27 avril 2022 était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, estimant qu'elle aurait dû être classée dans le groupe B2. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé, sans préciser la solution retenue dans le texte fourni. La décision s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP et sur la délibération du CCAS de Tours du 17 décembre 2021.
N° TA45-2204231(TA45-2204231)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait la retenue de 20/30ème sur son traitement de septembre 2022, décidée par le maire de Saint-Jean-le-Blanc pour absences injustifiées. Le tribunal a rappelé que la retenue pour service non fait est une mesure comptable, non une sanction, et qu'elle s'impose en l'absence de service matériellement constaté. M. C n'a pas démontré que ses absences correspondaient à des congés annuels ou qu'il avait obtenu l'accord de son employeur pour ses activités dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, comme l'exige l'article L. 4221-4 du code de la défense. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA45-2302993(TA45-2302993)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux délibérations du conseil communautaire de l'agglomération montargoise et rives du Loing des 16 mai 2023, autorisant la cession des bâtiments n° 7 et n° 9 de la caserne Gudin, classés monuments historiques. Les requérants contestaient notamment la régularité de la convocation, l'insuffisance d'information sur les caractéristiques des biens et le prix de cession qu'ils estimaient constitutif d'une libéralité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la convocation était régulière, que les délibérations comportaient des informations suffisantes sur la consistance des biens et que le prix, fixé après avis des Domaines et tenant compte des contraintes (désamiantage, réhabilitation), n'était pas sous-évalué au point de constituer une libéralité. La requête a donc été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la communauté d'agglomération au titre des frais de justice.
N° TA45-2303441(TA45-2303441)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant de lui délivrer un titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas que son conjoint, citoyen de l'Union, disposait de ressources suffisantes au sens de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2304260(TA45-2304260)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment les stipulations de l'accord franco-gabonais du 5 juillet 2007 pour obtenir une carte "compétences et talents" en raison de ses activités d'arbitre de football et d'auteur. Le tribunal a estimé que ces activités ne démontraient pas une contribution significative et durable au rayonnement sportif de la France au sens de l'article 3.3 de cet accord. La demande d'annulation a donc été rejetée.
N° TA45-2401389(TA45-2401389)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que M. B ne pouvait utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre "salarié", dès lors que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit spécifiquement cette situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles fondées sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2502208(TA45-2502208)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Saint-Luperce fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requérante sollicitait la désignation d'un expert pour examiner une dépendance menaçant ruine, située au 13 rue de Courville, dont la propriétaire est Mme C F. Le juge a ordonné la nomination d'un architecte expert afin de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le danger pour la sécurité publique et, le cas échéant, de proposer des mesures de nature à y remédier.
N° TA45-2202302(TA45-2202302)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme F, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Tours pour la surélévation d'une maison. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, estimant que la délégation de signature à l'adjoint au maire était régulièrement affichée et exécutoire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir. Les textes appliqués sont le code général des collectivités territoriales (articles L. 2122-18 et L. 2131-1) et le code de l'urbanisme.
N° TA45-2502217(TA45-2502217)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C et de la SCEA Forestière du Val de Choisille. Ceux-ci demandaient l'annulation d'arrêtés municipaux du 22 avril 2025 accordant des dérogations pour l'organisation de mariages au domaine de La Roderie, estimant que ces actes portaient atteinte à leur droit à un recours effectif et à un environnement sain. Le juge a considéré que les arrêtés contestés, qui autorisent uniquement des dérogations ponctuelles aux règles sur le bruit et la vente de boissons, n'ont ni pour objet ni pour effet de remettre en cause la suspension du permis de construire prononcée par le Conseil d'État. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie et la requête étant manifestement mal fondée, elle a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2303021(TA45-2303021)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision implicite du préfet du Cher refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. D, ressortissant congolais entré en France à 11 ans. Le tribunal a jugé que le requérant remplissait les conditions de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant d'une résidence habituelle en France depuis l'âge de 13 ans avec sa mère et d'une scolarité continue. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois et condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA45-2202543(TA45-2202543)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, technicien principal, qui contestait le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) versée par le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL). Le requérant invoquait une méconnaissance du principe d'égalité par rapport à des collègues exerçant des fonctions équivalentes. Le tribunal a jugé que la décision de refus du SIEIL du 24 mai 2022 avait simplement lié le contentieux, rendant sans incidence les vices propres de cette décision sur le litige indemnitaire. Sur le fond, il a estimé que l'illégalité alléguée n'était pas établie, rejetant ainsi les conclusions indemnitaires de M. B. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
N° TA45-2203245(TA45-2203245)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, agent du département de Loir-et-Cher, qui contestait l'arrêté du 12 juillet 2022 fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute pour la requérante d'avoir présenté une demande préalable au département, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur les conclusions à fin d'annulation, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité n'était pas fondé et que l'arrêté attaqué, pris en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, n'était entaché d'aucune illégalité. La requête a donc été intégralement rejetée.