Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301665(TA45-2301665)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus du préfet du Cher de renouveler sa carte nationale d'identité. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus était fondé sur l'inscription de M. A au fichier des personnes recherchées en raison d'un contrôle judiciaire, ce qui constitue une circonstance faisant obstacle à la délivrance du titre d'identité en application des décrets n° 55-1397 du 22 octobre 1955 et n° 2016-1460 du 28 octobre 2016. La décision n'est donc entachée d'aucune erreur d'appréciation.
N° TA45-2402035(TA45-2402035)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi de deux requêtes identiques par M. A B, contestant le refus du maire de Dreux de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie. Constatant que la requête enregistrée sous le n° 2402035 était un doublon de celle enregistrée sous le n° 2401874, le tribunal a ordonné sa radiation du registre du greffe. La solution retenue est donc une mesure de gestion procédurale fondée sur le principe de non-duplication des instances.
N° TA45-2300200(TA45-2300200)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient manifestement infondés. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501017(TA45-2501017)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le classement de sa parcelle ZA 140 en zone N par la commune de Saint-Maurice-sur-Fessard. Les conclusions à fin d’annulation ont été jugées irrecevables, faute pour la requérante d’avoir produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme manifestement infondées, les moyens soulevés étant inopérants ou insuffisamment étayés, sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du même code.
N° TA45-2202814(TA45-2202814)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de la délibération n° 17 du 14 juin 2022 du conseil municipal d'Oulins. Cette délibération, prise sur le fondement de l'article L. 2131-1, IV du code général des collectivités territoriales, avait choisi la publicité par affichage pour les actes de la commune, une option légale pour les communes de moins de 3 500 habitants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de l'inaccessibilité pour les personnes âgées et d'une erreur juridique, étaient manifestement infondés et ne permettaient pas d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA45-2502075(TA45-2502075)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet d'Eure-et-Loir refusant le regroupement familial au profit de l'épouse et du beau-fils de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant vivant séparé de son épouse depuis leur mariage et ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2501618(TA45-2501618)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contestant le montant de sa pension de retraite, fixé à 612,48 euros par mois par la CARSAT Centre - Val de Loire, et demandant la prise en compte de trimestres supplémentaires. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, en application de l'article R. 222-1, 2° du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, les litiges relatifs à l'application des législations de sécurité sociale relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative.
N° TA45-2502038(TA45-2502038)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait la décision du président du conseil départemental d'Eure-et-Loir de mettre fin à sa prise en charge en tant que jeune majeur, en raison de son obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précarité alléguée découlant principalement de la mesure d'éloignement et non de la décision du département. Il a également jugé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, la loi n° 2024-42 du 24 janvier 2024 ayant modifié l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles pour exclure les jeunes majeurs sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français du bénéfice de droit à une prise en charge.
N° TA45-2502078(TA45-2502078)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A, qui contestait le refus de l'université d'Orléans de l'admettre par équivalence en deuxième année de licence de droit. Le juge a relevé que le requérant, résidant en République démocratique du Congo et non représenté par un avocat, n'avait pas élu domicile sur le territoire français ou européen comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2401679(TA45-2401679)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant la décision "48SI" du 26 décembre 2020 du ministre de l'intérieur, qui avait invalidé son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, en application de la jurisprudence Czabaj. Il a estimé que M. B avait eu connaissance de la décision au plus tard le 20 avril 2022, via un mémoire en défense, et qu'il disposait d'un délai raisonnable d'un an pour agir, expirant le 21 avril 2023. La requête, enregistrée le 24 avril 2024, étant tardive, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400816(TA45-2400816)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SCEA CERES d'une demande de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 18 780 euros. En cours d'instance, l'administration fiscale a fait droit à cette demande. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2502074(TA45-2502074)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du maire du Controis-en-Sologne interdisant une manifestation syndicale prévue le 1er mai 2025. Le juge a estimé que cette interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester, liberté fondamentale, en l’absence de risque avéré de trouble à l’ordre public justifiant une mesure aussi disproportionnée. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur les articles L. 211-1 et L. 211-2 du code de la sécurité intérieure.
N° TA45-2400547(TA45-2400547)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C D d'une demande en décharge d'une cotisation de taxe d'habitation pour l'année 2023. L'administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de cette imposition en cours d'instance. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer.
N° TA45-2401582(TA45-2401582)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. A contestant un trop-perçu de prime d'activité de 516,36 euros mis à sa charge par la CAF du Loiret. Le juge a constaté que la décision attaquée du 22 janvier 2024 avait été régulièrement notifiée le 27 janvier 2024, comme l'attestait le suivi postal, et que le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative expirait le 28 mars 2024. La requête, enregistrée le 21 avril 2024, étant tardive, elle a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2400546(TA45-2400546)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d'une requête en excès de pouvoir visant à contester une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer un indu de RSA. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève du juge judiciaire de l'exécution, et non du juge administratif.
N° TA45-2203910(TA45-2203910)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS John Deere, qui contestait la décision du 31 août 2022 du ministre de l'agriculture lui notifiant des non-conformités sur une machine agricole. Le tribunal a jugé que ce courrier, qui impartissait un délai à la société pour proposer des mesures correctives, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable. Cette solution s’appuie sur les articles R. 4314-10 et R. 4314-11 du code du travail relatifs à la procédure de surveillance du marché.
N° TA45-2304617(TA45-2304617)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions principales tendant à l'annulation d'un titre de pension et à une nouvelle liquidation de sa retraite. Le requérant maintenait uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qu'il a réduite à 3 000 euros. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304553(TA45-2304553)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré la carte de séjour sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejette la demande de frais d'instance.
N° TA45-2204596(TA45-2204596)
Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi par la SA Viamedis, organisme de gestion du tiers payant, contestant des titres de recettes émis par le centre hospitalier de Châteaudun et recouvrés par saisies administratives à tiers détenteur. Le tribunal a jugé que les conclusions de la requête tendant à contester le recouvrement forcé (saisies) relèvent de la compétence du juge de l'exécution, et non du juge administratif, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître de ces conclusions.
N° TA45-2301617(TA45-2301617)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CAF d’Indre-et-Loire lui accordant une remise partielle de dette de 358,32 euros sur un indu de revenu de solidarité activité. Le département a soulevé un non-lieu à statuer, la dette ayant été soldée. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de son désistement d’instance.