Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2103924(TA45-2103924)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le litige opposant la SAS Pâtisserie et Cuisine du Monde à l'administration fiscale concernant l'éligibilité au fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire (Covid-19). La société contestait le refus d'aides pour la période de décembre 2020 à juillet 2021 et la demande de remboursement de 25 100 euros pour les aides perçues de mars à novembre 2020. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour la partie relative au remboursement des aides de mars à novembre 2020, faute de réclamation préalable, et a jugé infondées les demandes pour la période suivante, faute pour la société de justifier de son chiffre d'affaires de référence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
N° TA45-2501713(TA45-2501713)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 4 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. B, ressortissant angolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que M. B n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que les difficultés de prise d'empreintes justifiaient les convocations successives. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours et met à sa charge une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2400548(TA45-2400548)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet s'était fondé sur le défaut de production d'un justificatif de niveau de langue française, exigé par l'article 37-1 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que la circonstance que Mme B ait prouvé son inscription à un test de langue après la date limite fixée par la mise en demeure était sans incidence sur la légalité de la décision, appréciée à sa date d'édiction. La solution retenue confirme que l'administration n'a pas fait une inexacte application des textes en classant la demande sans suite.
N° TA45-2302197(TA45-2302197)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 février 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Concernant le refus de séjour, il a jugé que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète n'ayant pas examiné sa situation d'office sur ce fondement. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de la présence de sa famille de même nationalité.
N° TA45-2501585(TA45-2501585)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation du Loiret le 3 septembre 2024, au titre de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté qu'aucune offre de logement adaptée aux besoins de M. A, dont le fils est handicapé, ne lui avait été faite dans le délai de trois mois. Il a enjoint à la préfète du Loiret de lui attribuer un logement correspondant à ses besoins et capacités, sous astreinte de 25 euros par jour de retard, en application de l'article L. 441-2-3-1 du même code. La solution retenue rappelle que l'État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, et que la rareté des logements adaptés ne le décharge pas de cette obligation.
N° TA45-2203316(TA45-2203316)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, exploitant d'un bar-tabac, qui sollicitait la condamnation du département d'Eure-et-Loir pour le préjudice commercial subi en raison d'arrêtés temporaires modifiant la circulation à proximité de son commerce. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques ne pouvait être engagée, car le préjudice invoqué n'était ni anormal ni spécial, l'accès au commerce étant resté possible et les perturbations limitées dans le temps. La solution retenue s'appuie sur le principe d'égalité devant les charges publiques, sans application de texte spécifique autre que le code de justice administrative pour les frais de procédure.
N° TA45-2104450(TA45-2104450)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A... contestant la décision du 12 octobre 2021 de la préfète de la région Centre-Val de Loire, qui lui imposait le remboursement de 198 165 euros au Trésor public et annulait l'enregistrement de sa déclaration d'activité de prestataire de formation. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que Mme A... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 6362-6 du code du travail pour contester le remboursement, ni celui prévu à l'article R. 6351-11 du même code pour l'annulation de l'enregistrement. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour la requérante d'avoir épuisé ces voies de recours obligatoires avant de saisir le juge administratif.
N° TA45-2202226(TA45-2202226)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de M. E, qui demandait l'annulation des décisions implicites de la maire d'Aillant-sur-Milleron et de la préfète du Loiret refusant de dresser un procès-verbal d'infraction et d'édicter un arrêté interruptif de travaux pour des installations (habitation légère de loisirs, caravanes, modules) situées sur une parcelle de la commune. Le tribunal a jugé que l'installation d'un camion-remorque aménagé et de caravanes ne constituait pas une construction soumise à permis de construire au sens des articles R. 111-40 et R.* 421-14 du code de l'urbanisme, et que les autorités n'étaient donc pas tenues de dresser un procès-verbal ou d'ordonner l'interruption des travaux en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'absence d'infraction caractérisée justifiant les mesures sollicitées.
N° TA45-2402063(TA45-2402063)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, M. C et M. D tendant à l'annulation du permis de construire initial du 27 novembre 2023 et du permis modificatif du 25 juillet 2024 délivrés par le maire d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien à la société ERID IDF pour la construction de deux immeubles de 40 logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de vices de procédure (absence d'avis de la DRAC et du SDIS), de l'incomplétude du dossier de demande, de la méconnaissance des articles UA 3, UA 10 et UA 11 du règlement du PLU, de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, du principe de précaution et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203365(TA45-2203365)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la famille de C... B..., décédée par suicide le 12 juin 2014 lors de son hospitalisation au centre hospitalier George Sand de Bourges pour un état dépressif majeur. Les requérants demandaient la condamnation de l'hôpital pour fautes liées à une surveillance insuffisante, à la prescription d'un traitement majorant le risque suicidaire et à un défaut d'information. Le tribunal a rejeté l'intégralité de leurs demandes, estimant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'établissement n'était établie, notamment au regard des dispositions du code de la santé publique.
N° TA45-2402222(TA45-2402222)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé l’arrêté du 5 avril 2024 par lequel le maire de La Chaussée d’Ivry avait refusé un permis d’aménager à la SAS Rosa SDG pour la création de 5 lots. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l’incompatibilité avec l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) était erroné, le projet n’étant pas situé dans le périmètre de cette OAP. Il a également estimé que le second motif, fondé sur la préservation des boisements au titre de l’article L. 151-23 du code de l’urbanisme, était illégal car la servitude n’était pas mentionnée dans le règlement écrit comme l’exige l’article R. 151-11 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande de substitution de motifs de la commune et a enjoint au maire de délivrer le permis sollicité dans un délai d’un mois.
N° TA45-2501629(TA45-2501629)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 14 mars 2025 plaçant M. A... à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le juge des référés a d'abord rejeté la demande d'extraction du requérant, estimant qu'il n'appartient pas au juge administratif d'ordonner une telle mesure, celle-ci relevant de la compétence exclusive du préfet en vertu de l'article D. 215-27 du code pénitentiaire. Sur le fond, la solution retenue est le rejet de la requête, le juge ayant considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite et qu'aucun doute sérieux n'existait quant à la légalité de la décision attaquée, prise conformément au code pénitentiaire.
N° TA45-2204588(TA45-2204588)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A visant à annuler deux arrêtés de la maire de la Ferté-Saint-Aubin refusant des permis de construire pour l'installation de panneaux photovoltaïques sur son garage, situé dans le périmètre de protection de l'église Saint-Aubin. Le tribunal a jugé que le projet, bien que soumis à l'avis de l'architecte des bâtiments de France (ABF) en application des articles L. 621-30 et L. 621-32 du code du patrimoine, ne portait pas atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du monument historique ou de ses abords. Il a également estimé que les avis défavorables de l'ABF étaient insuffisamment motivés. En conséquence, le tribunal a annulé les deux arrêtés de refus et enjoint à la maire de délivrer le permis de construire pour l'installation de douze panneaux photovoltaïques sur deux rangées, dans un délai de deux mois.
N° TA45-2204533(TA45-2204533)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B..., aide-soignante révoquée par le centre hospitalier Jean Pagès de Luynes pour des faits de maltraitance envers des résidents. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, des vices de procédure et de l'erreur d'appréciation. Se fondant sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, le tribunal a jugé que les faits de maltraitance physique et verbale étaient matériellement établis par des témoignages concordants et que la sanction de révocation, bien que sévère, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des fautes commises. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA45-2202208(TA45-2202208)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Card technologies qui demandait l'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 21 janvier 2022 et du permis de construire du 28 avril 2022 délivrés par le maire d'Olivet. Le tribunal a notamment examiné un moyen soulevé d'office tiré de l'application du plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm) approuvé le 7 avril 2022, mais a estimé que le permis de construire, délivré le 28 avril 2022, devait être examiné au regard des règles d'urbanisme applicables à cette date. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante, y compris celles fondées sur la fraude, l'erreur de droit et l'incomplétude du dossier. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 153-23, R. 431-9 et R. 431-10, ainsi que le règlement du plan local d'urbanisme d'Olivet.
N° TA45-2501531(TA45-2501531)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. D, reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par la commission de médiation du Loiret le 3 septembre 2024, qui n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée à ses besoins (notamment un logement accessible pour sa fille handicapée). La préfète du Loiret invoquait la rareté des biens adaptés sur le secteur demandé pour justifier le non-respect de son obligation. Le tribunal a jugé que cette difficulté ne déchargeait pas l'État de son obligation de résultat, prévue à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a donc enjoint à la préfète d'assurer sans délai le logement de M. D dans un logement tenant compte de ses besoins et capacités.
N° TA45-2501796(TA45-2501796)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 mars 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision compromettant la poursuite de la formation en apprentissage et privant l'intéressé de ressources et de logement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet ayant commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la formation suivie par M. A n'était pas réelle et sérieuse au sens de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.
N° TA45-2501806(TA45-2501806)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant mauritanien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision compromettant la poursuite de sa formation en apprentissage et ses ressources, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.
N° TA45-2303386(TA45-2303386)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Loir-et-Cher le 30 juin 2023. La juridiction a constaté que la décision portant obligation de quitter le territoire français avait déjà été annulée par un jugement du 23 février 2024. Sur le surplus des conclusions, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de titre de séjour.
N° TA45-2305156(TA45-2305156)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du maire de La Chaussée d'Ivry délivrant un certificat d'urbanisme négatif à la SAS Rosa SDG pour la construction d'une maison. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur la protection des boisements au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme, était illégal. En effet, la servitude de protection était uniquement représentée graphiquement sans être expressément mentionnée dans le règlement écrit, en méconnaissance de l'article R. 151-11 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la servitude n'était pas opposable au projet.