Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301115(TA45-2301115)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Loiret refusant l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale et prolongeant le délai de transfert. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal, par une ordonnance du 24 avril 2025, lui a donné acte de son désistement d'instance.
N° TA45-2104205(TA45-2104205)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A... visant à engager la responsabilité du CHRU de Tours pour des fautes médicales lors de la pose de deux chambres implantables, ayant entraîné une extravasation médicamenteuse et une thrombose veineuse. Le tribunal a jugé que la responsabilité pour faute n'était pas établie, les complications relevant d'un aléa thérapeutique non fautif, et a rejeté le défaut d'information, estimant que Mme A... avait consenti à l'acte. En conséquence, les conclusions indemnitaires de Mme A... et de la CPAM de Loir-et-Cher ont été rejetées, et l'intervention de la commune de Tours a été déclarée irrecevable. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité administrative pour faute médicale et l'obligation d'information prévue par le code de la santé publique.
N° TA45-2201206(TA45-2201206)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à une perte fonctionnelle de son œil droit, consécutive à un voyage en altitude autorisé par le CHRU de Tours, en contradiction avec la notice d'utilisation du gaz appliqué sur sa rétine. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHRU de Tours pour faute, imputant 90 % des dommages à l'établissement, conformément aux conclusions de l'expert judiciaire. En application des principes de la responsabilité administrative pour faute, le CHRU a été condamné à verser à M. C... une indemnité de 80 759,70 euros, incluant divers préjudices (assistance tierce personne, pertes de gains, déficit fonctionnel, souffrances, préjudice esthétique et d'agrément), ainsi qu'à rembourser les frais de médecin-conseil et d'expert. La CPAM du Puy-de-Dôme a également obtenu le remboursement de ses débours à hauteur de 83 527,79 euros, assorti des intérêts et de l'indemnité forfaitaire de gestion, sur le fondement des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et L
N° TA45-2302216(TA45-2302216)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A..., détenu, contestant le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire de lui restituer en cellule ses effets personnels placés au vestiaire. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Se fondant sur les stipulations de l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que la décision, prise pour des motifs de sécurité conformément aux articles R. 332-44 et R. 332-45 du code pénitentiaire, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de propriété du requérant. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA45-2201350(TA45-2201350)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du 13 janvier 2022 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a accordé à la SAS Terriers NRJ un permis de construire une unité de méthanisation. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier de demande, les risques sanitaires et environnementaux, ainsi que la méconnaissance des articles L. 111-3, L. 111-4, R. 111-2, R. 111-26 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a examiné la possibilité de surseoir à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme pour permettre la régularisation d'un éventuel vice, mais les requérants ont soutenu que ce vice n'était pas régularisable. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité du permis au regard des codes de l'urbanisme et de l'environnement.
N° TA45-2501793(TA45-2501793)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, bien qu'en situation irrégulière, ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle et professionnelle, notamment au regard de la poursuite de sa formation en apprentissage. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande présentée au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA45-2501936(TA45-2501936)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus implicite de la préfète du Loiret de lui verser l'allocation pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la demande était dirigée contre une autorité incompétente, car il appartient à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), et non à la préfecture, de se prononcer sur le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501850(TA45-2501850)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 mars 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, bien que suivant une formation en apprentissage, ne justifiait pas d'une situation suffisamment précaire pour caractériser une urgence au sens de la procédure de référé. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA45-2501837(TA45-2501837)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière justifiant la suspension. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA45-2403677(TA45-2403677)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCI Land et du GFA du Prunay, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet du Cher a accordé un permis de construire à la société Soleia 51 pour une centrale photovoltaïque au sol à Morthomiers. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, ce qui a conduit au rejet de leur demande sans examen des autres moyens. En conséquence, la somme de 5 000 euros a été mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400951(TA45-2400951)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 14 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que l’arrêté ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, faute pour le requérant de justifier d’une vie privée et familiale stable en France ou de liens effectifs avec son enfant. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi n’étaient pas privées de base légale.
N° TA45-2400435(TA45-2400435)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives au contradictoire n'étaient pas applicables aux décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire, ces dernières étant régies par les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2302185(TA45-2302185)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 3 mai 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité privée de M. A.... Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, estimant que la délivrance ultérieure d'une carte en février 2025 n'avait pas privé le recours de son objet. Il a jugé que le motif du refus, fondé sur le non-respect d'un stage de citoyenneté pour des faits de transport sans titre, était entaché d'une erreur d'appréciation, ces faits étant anciens, sans lien avec l'activité de sécurité et le stage ayant été effectué. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA45-2203286(TA45-2203286)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts C, qui demandaient l'annulation de la décision implicite de refus de communication de documents administratifs et la condamnation de la commune de Vineuil pour le décès de D C survenu lors d'une pratique d'escalade sur le Viaduc des Noëls. Les conclusions à fin d'annulation ont été jugées irrecevables, faute pour les requérants d'avoir saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) au préalable, conformément aux articles L. 342-1 et R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond indemnitaire, le tribunal a estimé que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, considérant que l'ouvrage n'était pas affecté à la pratique de l'escalade et que la signalisation existante était suffisante, la victime ayant pris un risque délibéré en escaladant un site non aménagé. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal et les pouvoirs de police du maire issus du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2403629(TA45-2403629)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Loiret de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. Postérieurement à l’introduction de la requête, la commission départementale a attribué cette reconnaissance au requérant, sans limitation de durée, à compter du 30 septembre 2024. En conséquence, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, conformément au code de justice administrative.
N° TA45-2403589(TA45-2403589)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de Mme B qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 168,98 euros. Le juge, exerçant un plein contentieux, a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante. Il a estimé que, malgré l'origine de l'indu lié à une erreur de déclaration, les ressources et charges de Mme B ne justifiaient pas une remise du solde restant de 246,58 euros. La décision est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
N° TA45-2403556(TA45-2403556)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et juge unique, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales du Loiret de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 823,25 euros. Le juge a examiné la demande de remise au regard des conditions de bonne foi et de précarité prévues à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que la requérante, dont le foyer perçoit environ 2 000 euros par mois, n'établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale de sa dette. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA45-2403529(TA45-2403529)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant une contrainte de la CAF du Loiret pour le remboursement d’indu de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement. Le juge a estimé que, malgré l’absence de perception directe des sommes par le requérant, sa vie maritale avec l’allocataire durant la période litigieuse justifiait sa responsabilité solidaire. La décision s’appuie sur les articles L. 842-3, R. 842-3 et R. 846-4 du code de la sécurité sociale pour la prime d’activité, et sur l’article R. 831-1 du code de la construction et de l’habitation pour l’APL, en raison du profit retiré par les deux concubins.
N° TA45-2403510(TA45-2403510)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus du département de Loir-et-Cher de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement". La requérante invoquait son handicap lié à une spondylarthrite ankylosante et ses difficultés de déplacement. Le tribunal a jugé que les éléments fournis ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, la décision de refus a été confirmée.
N° TA45-2403446(TA45-2403446)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par juge unique, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait le refus de France Travail de lui accorder un abondement de 693 euros pour financer une formation de pilote instructeur, au motif que le coût dépassait son compte CPF. Le tribunal a considéré que la formation visait à développer son activité de créateur d'entreprise, et non à favoriser son retour à l'emploi en tant que demandeur d'emploi. Par conséquent, la décision de refus, fondée sur les articles L. 6323-4 et L. 6323-6 du code du travail, n'était pas entachée d'illégalité.