Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500969(TA45-2500969)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d’une demande de versement d’un rappel de majoration de pension de retraite par la CARSAT Centre - Val de Loire. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, défini à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, et donc de la compétence de la juridiction judiciaire. En application de l’article R. 222-1, 2° du code de justice administrative, l’affaire a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent.
N° TA45-2501377(TA45-2501377)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans concerne une demande d'expertise préventive formulée par le Conseil départemental de Loir-et-Cher dans le cadre du projet de construction d'une passerelle franchissant la Loire. Le juge des référés a fait droit à cette demande sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, en désignant un expert chargé de constater l'état des immeubles et voiries susceptibles d'être affectés par les travaux. La mission confiée à l'expert inclut le recensement des biens concernés, la visite des lieux, l'établissement d'états descriptifs des propriétés riveraines, et l'évaluation des risques de dégradations liés au chantier.
N° TA45-2300896(TA45-2300896)
Refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant par ordonnance, constate un non-lieu à statuer sur la requête de M. A. Cette solution est motivée par le fait que le préfet a, postérieurement à l’introduction du recours, pris une décision de refus de titre de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire français, rendant la contestation du refus de récépissé sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404463(TA45-2404463)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du centre hospitalier de Châteaudun de lui communiquer son dossier médical. Le tribunal a estimé que l'hôpital n'avait pas opposé un refus, mais avait simplement subordonné la transmission à la production d'une copie de la carte d'identité du patient, conformément aux articles L. 1111-7 et R. 1111-1 du code de la santé publique. Les moyens soulevés ont été jugés manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête, entraînant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400420(TA45-2400420)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, un ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA). Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que l'OFII avait procédé à un examen individuel de sa situation, notamment de sa vulnérabilité, sans commettre d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité du refus des CMA.
N° TA45-2300178(TA45-2300178)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A visant à obtenir l'exécution complète du jugement n° 1802871 du 17 septembre 2021. Ce jugement condamnait l'État à lui verser un complément d'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) de 500 euros, et non une somme forfaitaire. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement exécuté la décision en versant 452,34 euros nets (après prélèvement de la CSG et de la CRDS) ainsi que 60,05 euros au titre des intérêts légaux capitalisés. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA45-2203046(TA45-2203046)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête indemnitaire de M. B, qui demandait réparation pour l'annulation tardive de son détachement sur un poste de gardien-brigadier. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié avoir saisi l'administration d'une demande préalable, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative, malgré une mise en demeure du tribunal. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, les conclusions n'ayant pas été régularisées ont été rejetées.
N° TA45-2201682(TA45-2201682)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme Geraci comme manifestement irrecevable. La délibération n° 68-2021 du conseil municipal de Saintigny, qui se bornait à "prendre acte" d'une aide aux familles pour les frais de cantine scolaire durant la crise sanitaire, a été jugée dépourvue d'effets de droits, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. Le tribunal a également rejeté les conclusions dirigées contre le refus du préfet de déférer l'acte et contre la décision du maire, faute d'intérêt à agir ou de décision faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501400(TA45-2501400)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi en référé-suspension par Mme A, qui contestait l'arrêté du 31 décembre 2024 retirant sa pension d'invalidité et le nouveau titre de pension réduisant ses droits. La requérante invoquait l'urgence financière et des moyens sérieux, notamment un défaut de motivation, l'absence de saisine du comité médical, et une erreur d'appréciation sur son taux d'invalidité. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, les difficultés financières alléguées n'étant pas suffisamment démontrées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite.
N° TA45-2501773(TA45-2501773)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 10 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), la violation de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que l'intéressé, condamné pénalement et sans attaches familiales stables en France, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à ses droits. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501895(TA45-2501895)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci avait saisi le juge d'un recours gracieux adressé au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), et non d'une requête en annulation d'une décision. Le juge a rappelé qu'il n'a pas compétence pour statuer sur un recours gracieux adressé à une administration, en application de l'article R. 222-1-4° du code de justice administrative.
N° TA45-2501557(TA45-2501557)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet du Cher du 25 mars 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA45-2501677(TA45-2501677)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, pour contester un arrêté préfectoral du 31 mars 2025 (et non 2026 comme mentionné par erreur) l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de forme et d'incompétence. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l'ensemble des demandes de M. B. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
N° TA45-2501501(TA45-2501501)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 25 mars 2025 par lequel la préfète du Loiret obligeait M. A B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la préfète n'avait pas apporté la preuve de la menace à l'ordre public invoquée, les faits reprochés étant contestés et ayant fait l'objet d'un classement sans suite. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-22, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2501848(TA45-2501848)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour huit mois. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête au fond en annulation ou réformation, ce qui rend sa demande de suspension irrecevable en application des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité manifeste, sans examen des moyens soulevés (urgence, absence de contre-analyse, proportionnalité).
N° TA45-2501805(TA45-2501805)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant résidait au Portugal. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris. Par ordonnance du 18 avril 2025, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2501893(TA45-2501893)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, détenu, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, son extraction ou un dispositif de visioconférence pour assister à l'audience de référé suspension du 23 avril 2025. Le juge rappelle que si le droit à un procès équitable (article 6§1 de la CEDH) est une liberté fondamentale, l'extraction relève de l'appréciation du préfet. Il estime que le requérant peut assurer sa défense par écrit ou par l'intermédiaire d'un avocat, et que le refus d'extraction ne constitue pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits. La requête est donc rejetée.
N° TA45-2401839(TA45-2401839)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d’un recours contestant le refus implicite du recteur de l’académie d’Orléans-Tours de lui verser une prime de déménagement (indemnité de changement de résidence). En cours d’instance, l’administration a procédé au paiement de cette indemnité le 21 mars 2025. Le tribunal, constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501885(TA45-2501885)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, élue municipale de Villemandeur, qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil municipal du 14 avril 2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de recours en annulation au préalable, condition nécessaire pour saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance rappelle que l'absence de requête principale rend la demande de suspension irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA45-2305328(TA45-2305328)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement pur et simple de M. A B dans le cadre de son recours en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de l'État à lui verser 106 476,43 euros en réparation de préjudices liés à des arrêtés illégaux. Le requérant s'est désisté de l'instance au motif qu'il avait introduit une autre requête ayant le même objet (n° 2302412). L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'oppose à ce désistement et en donne acte.