Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2300228(TA45-2300228)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, détenu, qui demandait l'annulation des refus de communication de ses dossiers médicaux par les centres hospitaliers de Châteaudun, Perpignan et du Sud Ile-de-France. Le tribunal a estimé que ces établissements n'avaient pas opposé un refus, mais avaient seulement subordonné la transmission à la production d'une copie recto-verso de sa carte d'identité, conformément aux articles L. 1111-7 et R. 1111-1 du code de la santé publique. M. B n'ayant pas justifié de diligences pour obtenir ce document malgré son incarcération, les moyens soulevés ont été jugés manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête.
N° TA45-2301041(TA45-2301041)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A, ressortissant bangladais, contestant le classement sans suite de sa demande de titre de séjour par la préfète du Loiret. Le requérant a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 8 avril 2025. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà de la prise d'acte procédurale.
N° TA45-2305053(TA45-2305053)
Le Tribunal administratif d’Orléans annule l’arrêté du 28 novembre 2023 par lequel la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour « étudiant » de M. A et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant justifie du caractère réel et sérieux de ses études, malgré un changement de cursus, et que la préfète a commis une erreur d’appréciation au regard des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour « étudiant » dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2301770(TA45-2301770)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2203915(TA45-2203915)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association Paysages de France. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de mettre en demeure le maire de Tours de faire cesser des infractions en matière de publicité sur du mobilier urbain. Le tribunal a estimé que la carence du maire n'était pas établie, notamment car l'adoption d'un règlement local de publicité intercommunal (RLPi) était en cours et pouvait régulariser la situation. La demande indemnitaire pour préjudice moral a également été rejetée.
N° TA45-2400584(TA45-2400584)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure (défaut de saisine de la commission du titre de séjour), faute pour Mme D de justifier d'une présence continue de dix ans en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2202477(TA45-2202477)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B contestant une sanction disciplinaire du 4 avril 2022. Le juge a relevé que le recours administratif préalable obligatoire exercé par le détenu avait donné lieu à une décision du directeur interrégional des services pénitentiaires le 13 mai 2022, laquelle s’était substituée à la sanction initiale. Les conclusions dirigées uniquement contre la décision de la commission de discipline étaient donc manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 57-7-32 du code de procédure pénale et R. 234-43 du code pénitentiaire.
N° TA45-2405474(TA45-2405474)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., agent contractuel du centre hospitalier Simone Veil de Blois, qui contestait le refus de l'établissement de lui verser une indemnité compensatrice pour ses congés annuels non pris. La juridiction a considéré que la saisine de M. B..., qui se bornait à une simple demande d'information sans formuler de conclusions ni exposer de moyens juridiques, ne constituait pas une requête recevable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En l'absence de régularisation dans le délai de recours, le tribunal a prononcé le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2202902(TA45-2202902)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de l’association Droit accessibilité mobilité Métropole Orléans, qui demandait l’annulation du refus implicite du président d’Orléans Métropole de mettre en conformité la rue Gabriel Debacq à Saran avec les normes d’accessibilité. Le tribunal a examiné la légalité du refus au regard des règles applicables à la date de sa décision, notamment l’arrêté du 15 janvier 2007 et le décret n°2006-1658 du 21 décembre 2006. Il a jugé que le moyen tiré de l’absence d’accusé de réception du recours gracieux, fondé sur les articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l’administration, n’était pas fondé. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes d’injonction et d’astreinte ont été rejetées.
N° TA45-2404385(TA45-2404385)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester une décision de la CAF d'Indre-et-Loire ne lui accordant qu'une remise partielle de sa dette de RSA, laissant à sa charge 1 049,70 euros. En cours d'instance, la requérante a informé le tribunal avoir remboursé cette somme. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404534(TA45-2404534)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester deux refus de remise de dette (aide personnelle au logement et prime d'activité) émanant de la CAF d'Indre-et-Loire. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 8 avril 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n'a donc été retenue.
N° TA45-2501670(TA45-2501670)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, prise par sa présidente de la 1ère chambre le 8 avril 2025, concerne un litige relatif au refus de reconnaître l'imputabilité au service d'un congé de longue durée pour maladie accordé à un agent public. Le tribunal, saisi d'une requête de M. B visant à faire appel d'un jugement du 4 février 2025, a constaté qu'en application des articles R. 322-1 et R. 221-7 du code de justice administrative, la compétence territoriale pour connaître de cet appel revient à la cour administrative d'appel de Versailles. En conséquence, il a ordonné, sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier à cette cour. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale.
N° TA45-2200874(TA45-2200874)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme F, propriétaire d'une maison mitoyenne à celle où un incendie volontaire a été déclenché le 14 août 2017 par un mineur, A E, alors placé sous mesure d'assistance éducative et confié au service enfance santé famille du département du Cher. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département était engagée, car la décision de placement confie à la personne ou au service chargé du mineur la responsabilité d'organiser et contrôler sa vie, même lorsqu'il est hébergé chez ses parents. Sur le fondement des articles 375 et suivants du code civil, le département du Cher a été déclaré responsable des dommages causés aux tiers par le mineur, et l'indemnisation a été fixée à 11 990,13 euros pour les travaux de réfection de l'immeuble, évalués par un expert judiciaire.
N° TA45-2404029(TA45-2404029)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une requête en annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. En cours d'instance, M. B a été placé en rétention administrative à Hendaye, dans le ressort du tribunal administratif de Pau. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal d'Orléans a ordonné la transmission de la requête au tribunal administratif de Pau, désormais compétent.
N° TA45-2501626(TA45-2501626)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la perte d'emploi invoquée résultant de la situation irrégulière de l'intéressé et non de la décision contestée. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur de droit dans l'appréciation du projet professionnel au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2501570(TA45-2501570)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant le renouvellement de la carte professionnelle d’agent de sécurité privée de M. C..., au motif qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur de fait, erreur d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans examen de la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. La décision se fonde notamment sur l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, relatif aux conditions de délivrance des cartes professionnelles.
N° TA45-2501630(TA45-2501630)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 7 mars 2025 refusant un titre de séjour à Mme E et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de l'absence d'examen de la demande de titre "étudiant" déposée le 18 février 2025 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 422-2 et suivants relatifs au titre "étudiant".
N° TA45-2500365(TA45-2500365)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B pour contester le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. En cours d'instance, le préfet a abrogé sa décision de refus et rouvert l'instruction de la demande, ce qui a donné satisfaction au requérant. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B.
N° TA45-2403884(TA45-2403884)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant la décision 48SI du 25 mai 2024 du ministre de l'intérieur, qui lui notifiait la perte de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car la décision, envoyée par lettre recommandée et présentée au domicile le 20 juin 2024, est considérée comme régulièrement notifiée malgré l'absence de réclamation du pli. Le recours gracieux de M. A, formé le 22 août 2024, était tardif d'un jour, et sa requête contentieuse du 16 septembre 2024 a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400697(TA45-2400697)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association de moyens assurances de personnes, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises et des taxes annexes pour l'année 2017. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, conformément aux articles R. 199-1 du livre des procédures fiscales et R. 222-1 du code de justice administrative.