Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501474(TA45-2501474)
Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi par Mme B, une ressortissante congolaise, d'une demande d'annulation d'un courrier de l'OFII du 10 mars 2025 l'informant de la fin de son hébergement pour demandeur d'asile suite au rejet définitif de sa demande. Le tribunal a relevé d'office que ce courrier, pris sur le fondement de l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une simple mesure d'information ne faisant pas grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA45-2501538(TA45-2501538)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. G J A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté de transfert aux autorités polonaises (responsables de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de remise des brochures d'information, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sur la base du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501540(TA45-2501540)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. La requérante soutenait que la décision de transfert méconnaissait les articles 19 et suivants du règlement (UE) n° 604/2013, l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et l'article 3 de la CEDH. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA45-2501600(TA45-2501600)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Cher du 28 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que le directeur de cabinet bénéficiait d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie privée et familiale de l'intéressé n'étant pas suffisamment établie. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même convention a été rejeté, faute de preuve de risques personnels en cas de retour en Tunisie.
N° TA45-2300299(TA45-2300299)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle contestait le refus implicite du directeur des Hôpitaux de Saint-Maurice de lui verser la prime de précarité. Ce désistement, intervenu le 7 mars 2025, a été accepté par les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte par ordonnance.
N° TA45-2501623(TA45-2501623)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 9 avril 2025, s'est déclaré territorialement incompétent pour connaître de la requête de M. B contestant son maintien en rétention administrative. Constatant que l'intéressé était domicilié à Nantes (Loire-Atlantique) et avait été libéré du centre de rétention d'Olivet, le tribunal a fait application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nantes, seul compétent pour statuer sur ce litige.
N° TA45-2400941(TA45-2400941)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de 228 euros de prime d'activité pour la période de mars à mai 2023. La requérante soutenait ne plus vivre en communauté de vie avec son conjoint depuis 2020, mais le tribunal a retenu que ce dernier était venu vivre à son domicile en février 2023. En application de l'article R. 843-1 du code de la sécurité sociale, le conjoint présent lors du réexamen périodique est réputé avoir appartenu au foyer durant les trois mois précédents, justifiant le calcul de l'indu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2500910(TA45-2500910)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 15 janvier 2025 suspendant son permis de conduire pour neuf mois. La suspension avait été prononcée sur le fondement des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, suite à une conduite sous l'empire d'un état alcoolique. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu du taux d'alcoolémie très élevé constaté et du comportement antérieur de l'intéressée, déjà sanctionnée pour des faits similaires en 2020.
N° TA45-2403717(TA45-2403717)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A C B pour contester le refus du département d'Indre-et-Loire de la prendre en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. La requérante invoquait un défaut de motivation, un défaut d'examen sérieux, une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance des articles L. 221-2-4 et R. 611-8 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a considéré que le litige, portant sur le refus d'admission d'une personne se déclarant mineure, relevait de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles et 375-5 du code civil, et non de la juridiction administrative.
N° TA45-2403719(TA45-2403719)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B C A pour contester le refus de la présidente du conseil départemental d'Indre-et-Loire de la prendre en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, relatif à la prise en charge d'une personne se déclarant mineure et privée de protection familiale, relevait de la compétence du juge judiciaire, en vertu des articles L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles et 375-5 du code civil.
N° TA45-2403424(TA45-2403424)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 631 euros. Le juge a estimé que, malgré des revenus modestes (environ 1 420 euros par mois), la situation de précarité de l’intéressé n’était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise, et que sa bonne foi n’était pas établie. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation et le code de justice administrative.
N° TA45-2500384(TA45-2500384)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester le refus du département d'Indre-et-Loire de rembourser intégralement ses prothèses auditives au titre de la prestation de compensation du handicap. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a constaté que les litiges relatifs à cette prestation relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, l'ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
N° TA45-2403473(TA45-2403473)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une demande d'indemnisation de 1 500 euros pour les préjudices subis suite à l'invalidation de son permis de conduire pour perte de points, invoquant une erreur d'identité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le ministre de l'intérieur n'avait pas commis de faute, car les retraits de points résultaient d'informations transmises par l'autorité judiciaire, conformément aux articles L. 225-1 et L. 223-1 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la demande, faute de lien de causalité direct entre une faute de l'administration et le préjudice allégué.
N° TA45-2403404(TA45-2403404)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. La décision 48 SI du 8 décembre 2022 lui avait été notifiée le 24 décembre 2022 avec les mentions des voies et délais de recours. Le recours gracieux, reçu le 26 avril 2024, n'a pas rouvert le délai de recours contentieux, rendant la requête enregistrée le 8 août 2024 tardive. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2405387(TA45-2405387)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la société Bourdin Paysage. Cette mesure vise à décrire et analyser les désordres affectant le système d'arrosage automatique du stade d'Orléans La Source, dont les fuites ont été signalées par la commune à partir de décembre 2021. L'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer les causes des malfaçons et éclairer un éventuel litige sur les responsabilités liées à l'exécution d'un marché public de travaux. La solution retenue est l'organisation d'une expertise au contradictoire de la commune d'Orléans, de la société Garden Arrosage (fournisseur), et des sociétés Elydan et Chubb European Group SE, mises en cause.
N° TA45-2500555(TA45-2500555)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans concerne une demande d'expertise présentée par le Service d'Incendie et de Secours (SDIS) du Cher. Le SDIS sollicite, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert pour analyser les dysfonctionnements répétés d'un bras élévateur articulé acquis en 2017 et réceptionné en 2018, ayant entraîné de longues périodes d'indisponibilité. Les sociétés défenderesses (LVM et TIB) et leur assureur (Allianz IARD) ne s'opposent pas à la mesure mais formulent des réserves. Le tribunal fait droit à la demande en jugeant l'expertise utile pour déterminer les causes des désordres, leur conformité contractuelle et les responsabilités encourues.
N° TA45-2402929(TA45-2402929)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour un mois. Le juge a estimé que la procédure était régulière, M. A ayant été informé par un questionnaire et un avertissement préalable. Sur le fond, le tribunal a considéré que les éléments fournis par le requérant ne justifiaient pas d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi, conformément aux articles L. 5412-1 et R. 5412-1 du code du travail. La décision de France Travail a donc été validée.
N° TA45-2401350(TA45-2401350)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les contestations de M. B concernant plusieurs indus d'allocation de logement sociale et de prime d'activité notifiés par la CAF de Touraine. Pour l'indu de 538 euros, le tribunal a constaté que la CAF avait déjà accordé une remise partielle et versé une somme correspondante, rendant la contestation sans objet. Concernant l'indu de 258 euros, le juge a rejeté la demande en application de l'article R. 822-15 du code de la construction et de l'habitation, car M. B n'avait pas été au chômage total pendant deux mois consécutifs. La solution retenue est donc le rejet de la requête de M. B.
N° TA45-2402952(TA45-2402952)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclamant 773,18 euros de prime d'activité indûment perçue et 102,25 euros de frais de poursuite. Le juge a estimé que les indus étaient justifiés par des incohérences entre les ressources déclarées par la requérante à la caisse et celles déclarées aux services fiscaux, et que Mme A n'apportait aucun élément contredisant les calculs de la caisse. Les arguments de la requérante sur l'absence de fausses déclarations ou son incapacité à rembourser ont été jugés sans incidence sur le bien-fondé de la créance. La décision a été rendue sur le fondement du code du travail et du code de justice administrative.
N° TA45-2400779(TA45-2400779)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, s'est prononcé sur les demandes de Mme B concernant le refus de la commission départementale des personnes handicapées du Loiret de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés et la carte mobilité inclusion. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à l'allocation aux adultes handicapés, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En revanche, la décision ne précise pas la solution retenue pour les demandes de carte mobilité inclusion, laissant ces points en suspens dans l'extrait fourni.