Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501306(TA45-2501306)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 mars 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la suspension du contrat de travail et la perte de revenus invoquées par le requérant résultant de sa situation irrégulière et non de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA45-2405387(TA45-2405387)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la société Bourdin Paysage. Cette mesure vise à décrire et analyser les désordres affectant le système d'arrosage automatique du stade d'Orléans La Source, dont les fuites ont été signalées par la commune à partir de décembre 2021. L'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer les causes des malfaçons et éclairer un éventuel litige sur les responsabilités liées à l'exécution d'un marché public de travaux. La solution retenue est l'organisation d'une expertise au contradictoire de la commune d'Orléans, de la société Garden Arrosage (fournisseur), et des sociétés Elydan et Chubb European Group SE, mises en cause.
N° TA45-2403473(TA45-2403473)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une demande d'indemnisation de 1 500 euros pour les préjudices subis suite à l'invalidation de son permis de conduire pour perte de points, invoquant une erreur d'identité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le ministre de l'intérieur n'avait pas commis de faute, car les retraits de points résultaient d'informations transmises par l'autorité judiciaire, conformément aux articles L. 225-1 et L. 223-1 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la demande, faute de lien de causalité direct entre une faute de l'administration et le préjudice allégué.
N° TA45-2401350(TA45-2401350)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les contestations de M. B concernant plusieurs indus d'allocation de logement sociale et de prime d'activité notifiés par la CAF de Touraine. Pour l'indu de 538 euros, le tribunal a constaté que la CAF avait déjà accordé une remise partielle et versé une somme correspondante, rendant la contestation sans objet. Concernant l'indu de 258 euros, le juge a rejeté la demande en application de l'article R. 822-15 du code de la construction et de l'habitation, car M. B n'avait pas été au chômage total pendant deux mois consécutifs. La solution retenue est donc le rejet de la requête de M. B.
N° TA45-2400941(TA45-2400941)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de 228 euros de prime d'activité pour la période de mars à mai 2023. La requérante soutenait ne plus vivre en communauté de vie avec son conjoint depuis 2020, mais le tribunal a retenu que ce dernier était venu vivre à son domicile en février 2023. En application de l'article R. 843-1 du code de la sécurité sociale, le conjoint présent lors du réexamen périodique est réputé avoir appartenu au foyer durant les trois mois précédents, justifiant le calcul de l'indu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2401418(TA45-2401418)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Ce dernier demandait l’annulation du refus implicite de la commission médicale départementale d’appel du Loiret de le convoquer pour un nouvel examen de son aptitude à la conduite. En cours d’instance, la commission a été constituée, a émis un avis médical, et M. B a bénéficié de deux examens médicaux, ce qui a rendu sa demande sans objet. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403404(TA45-2403404)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. La décision 48 SI du 8 décembre 2022 lui avait été notifiée le 24 décembre 2022 avec les mentions des voies et délais de recours. Le recours gracieux, reçu le 26 avril 2024, n'a pas rouvert le délai de recours contentieux, rendant la requête enregistrée le 8 août 2024 tardive. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2500384(TA45-2500384)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester le refus du département d'Indre-et-Loire de rembourser intégralement ses prothèses auditives au titre de la prestation de compensation du handicap. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a constaté que les litiges relatifs à cette prestation relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, l'ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
N° TA45-2403341(TA45-2403341)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de la CAF du Loiret de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 705,74 euros. Le juge a estimé que l’indu provenait d’une déclaration tardive de sa situation familiale et que M. C, qui bénéficie d’une pension d’invalidité et dont la compagne est salariée, n’établissait pas une situation de précarité justifiant une remise. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 262-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
N° TA45-2403345(TA45-2403345)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour sa fille mineure sourde. Le juge a estimé que les éléments fournis, notamment la surdité et les vertiges, ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, ni un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, comme exigé par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision a également écarté les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des règles de procédure, les considérant comme non fondés.
N° TA45-2403355(TA45-2403355)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du département de Loir-et-Cher de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA) à compter d'octobre 2019. Le juge a constaté que la demande de RSA n'avait été déposée qu'en février 2024, et que le formulaire de déclaration de situation adressé en 2019 ne valait pas demande de RSA. En application des articles L. 262-18 et R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles, le droit à l'allocation est ouvert à compter du dépôt de la demande, ce qui exclut la période antérieure réclamée.
N° TA45-2403358(TA45-2403358)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant le rejet partiel de ses demandes de remise gracieuse d’indu d’aide personnelle au logement (662,25 euros) et de prime d’activité (1 117,65 euros). Les indus provenaient de l’omission de déclaration de sa vie commune, ce qui a conduit le juge à écarter sa bonne foi, condition nécessaire à l’octroi d’une remise gracieuse. Le tribunal a appliqué les principes du plein contentieux en matière de remise d’indu, se fondant sur le code de la construction et de l’habitation et le code de la sécurité sociale.
N° TA45-2403413(TA45-2403413)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B contestant les décisions de la CAF de Touraine ayant partiellement rejeté ses demandes de remise gracieuse d’indu d’aide personnelle au logement (127,17 € restants) et de prime d’activité (933,55 € restants, ramenés à 434,77 €). Statuant en plein contentieux, le juge unique estime que la condition de bonne foi n’est pas remplie, l’intéressée ne pouvant ignorer son obligation de déclarer les pensions alimentaires perçues, à l’origine des indus. Il juge également que sa situation financière ne justifie pas une remise supplémentaire, compte tenu des remises déjà accordées et du solde restant. La décision est fondée sur le code de la construction et de l’habitation et le code de la sécurité sociale.
N° TA45-2500892(TA45-2500892)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B contestant la suspension de son permis de conduire pour neuf mois, prononcée par la préfète de l'Essonne le 9 décembre 2024. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur de fait. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par un chef de service bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
N° TA45-2501474(TA45-2501474)
Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi par Mme B, une ressortissante congolaise, d'une demande d'annulation d'un courrier de l'OFII du 10 mars 2025 l'informant de la fin de son hébergement pour demandeur d'asile suite au rejet définitif de sa demande. Le tribunal a relevé d'office que ce courrier, pris sur le fondement de l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une simple mesure d'information ne faisant pas grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA45-2500814(TA45-2500814)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet de la Vienne suspendant son permis de conduire pour six mois pour conduite sous stupéfiants. Le juge a estimé que les arguments du requérant, fondés sur ses besoins professionnels et familiaux, ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision a été prise en application de l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA45-2501538(TA45-2501538)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. G J A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté de transfert aux autorités polonaises (responsables de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de remise des brochures d'information, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sur la base du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501540(TA45-2501540)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. La requérante soutenait que la décision de transfert méconnaissait les articles 19 et suivants du règlement (UE) n° 604/2013, l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et l'article 3 de la CEDH. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA45-2403118(TA45-2403118)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné les demandes de M. A B visant à contester plusieurs décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) d'Indre-et-Loire et de la présidente du conseil départemental. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la prestation de compensation du handicap et à l'allocation aux adultes handicapés, estimant que ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 821-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2300299(TA45-2300299)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle contestait le refus implicite du directeur des Hôpitaux de Saint-Maurice de lui verser la prime de précarité. Ce désistement, intervenu le 7 mars 2025, a été accepté par les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte par ordonnance.