Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2303523(TA45-2303523)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. A, salarié protégé, contestant les décisions autorisant son licenciement disciplinaire par la société ID Logistics France. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que les faits reprochés étaient établis, constituaient une faute d'une gravité suffisante et que le licenciement était sans lien avec le mandat de représentant du personnel. En conséquence, les décisions de l'inspecteur du travail et de la ministre du travail, fondées sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, ont été jugées légales. Les requêtes ont été rejetées.
N° TA45-2501273(TA45-2501273)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire obligeait M. C, ressortissant gabonais, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C établissait être le père d'un enfant français mineur résidant en France et contribuer effectivement à son entretien et à son éducation. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. C un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA45-2501129(TA45-2501129)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé l’arrêté du préfet du Cher du 1er mars 2025 obligeant M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, ainsi que les décisions subséquentes d’interdiction de retour et d’assignation à résidence. La juridiction a relevé que le préfet n’avait pas examiné la demande de régularisation exceptionnelle déposée par l’intéressé en octobre 2024, ce qui a entaché la décision d’un défaut d’examen de sa situation personnelle. Cette solution est fondée sur les dispositions des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA45-2501364(TA45-2501364)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 14 février 2025 suspendant le permis de conduire de M. A B pour dix mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, résidant à Sandillon, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, la commune étant desservie par les transports en commun pour ses déplacements vers Orléans. La solution retenue est le rejet de la requête sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute d'urgence caractérisée.
N° TA45-2204114(TA45-2204114)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, gardien de la paix, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de brigadier de police pour 2022. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait aucun élément de nature à établir que l'administration aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne le promouvant pas, alors qu'il était en disponibilité pour convenances personnelles depuis 2016. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets régissant l'avancement dans la police nationale.
N° TA45-2204115(TA45-2204115)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, agent de l'Office français de la biodiversité (OFB), contestant le refus implicite de lui verser la prime de restructuration de service suite à un changement de sa résidence administrative. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFB, considérant que la requête, de nature pécuniaire, n'était pas dirigée contre l'arrêté modificatif lui-même. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet n'était pas illégale, car le requérant n'a pas démontré que les conditions pour bénéficier de la prime, prévues par le décret n° 2008-366 du 17 avril 2008 et l'arrêté du 13 mars 2020, étaient remplies. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes indemnitaires de M. B ont été rejetées.
N° TA45-2302233(TA45-2302233)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la société MaPop d'une demande de condamnation de l'établissement public de santé mentale (EPSM) du Loiret au paiement de 12 687,24 euros, correspondant au solde d'un marché public de travaux. La société requérante invoquait le caractère définitif du décompte général et le droit au paiement d'un seuil de tolérance de 2 % prévu par le cahier des clauses administratives particulières (CCAP), ainsi que des intérêts moratoires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le seuil de tolérance contractuel ne constitue pas une créance certaine et que la société ne démontrait pas que le décompte général était devenu définitif et opposable à l'EPSM. La décision s'appuie sur les stipulations du CCAP et les principes généraux du droit de la commande publique relatifs à l'exécution des marchés.
N° TA45-2501316(TA45-2501316)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Mme B n'ayant pas justifié avoir complété son dossier dans les délais, la requête a été considérée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501160(TA45-2501160)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien incarcéré, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet d'Eure-et-Loir le 7 mars 2025. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de ses condamnations pénales et de l'absence d'attaches familiales stables en France.
N° TA45-2501162(TA45-2501162)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 7 mars 2025 fixant le pays de destination pour son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, prise en application des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas méconnu le principe du contradictoire ni les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a notamment relevé que l'obligation de quitter le territoire résultait de la décision du juge pénal et non de l'arrêté préfectoral, et que M. C n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Algérie.
N° TA45-2204161(TA45-2204161)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme O, psychologue de l'éducation nationale, qui contestait l'arrêté du 31 août 2021 de la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours portant tableau d'avancement à la classe exceptionnelle de son corps, au motif qu'elle n'y figurait pas. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté et une méconnaissance des articles 26 et 28 du décret n° 2017-120 du 1er février 2017. Le tribunal a jugé que les mémoires en défense étaient recevables, les signataires justifiant d'une délégation de signature régulière, et a écarté les autres moyens comme inopérants ou non fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision attaquée.
N° TA45-2501261(TA45-2501261)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 14 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501365(TA45-2501365)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la délibération du 28 janvier 2025 par laquelle le conseil municipal de Villemandeur a lancé une procédure pour implanter des ombrières photovoltaïques sur trois parkings. Le juge constate que la requérante n'a pas introduit de requête au fond en annulation, ce qui rend sa demande de suspension irrecevable. De plus, elle n'invoque aucun moyen précis de légalité et ne justifie pas de l'urgence nécessaire, permettant le rejet de la requête par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2501379(TA45-2501379)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car elle portait sur les mêmes conclusions qu'une précédente requête, déjà rejetée par une ordonnance du 28 février 2025, sans qu'aucun élément nouveau ne soit apporté. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2500975(TA45-2500975)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B d'une demande d'annulation d'un arrêté du préfet du Cher portant obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant réside dans la Nièvre, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Dijon. Par conséquent, l'affaire est transmise à cette juridiction par ordonnance du 25 mars 2025.
N° TA45-2501359(TA45-2501359)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 mars 2025 réaffectant les trois enfants des requérants dans d'autres écoles de Dreux. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision étant justifiée par la nécessité de préserver le bon fonctionnement du groupe scolaire en raison du comportement des parents, et la rescolarisation des enfants étant organisée. Elle a également jugé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au droit à l'instruction ou à l'intérêt supérieur de l'enfant, n'était caractérisée, les enfants continuant à bénéficier d'une scolarisation et de l'accompagnement de l'aîné par un AESH.
N° TA45-2401172(TA45-2401172)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la possibilité de reconstituer sa vie privée en Guinée. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour ont été jugées légales. La solution retenue s'appuie sur les articles 8 de la CEDH et L. 435-1 du CESEDA.
N° TA45-2501079(TA45-2501079)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui demandait la fermeture administrative d’un bar-restaurant et une injonction à la commune de Chartres. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni conclusions dirigées contre une décision administrative, ni exposé de moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Il a rappelé qu’il ne peut ni se substituer à l’administration pour ordonner une fermeture, ni prononcer une injonction sans se prononcer au préalable sur la légalité d’un acte administratif.
N° TA45-2203713(TA45-2203713)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de la société Eiffage route Ile-de-France Centre Ouest visant à obtenir l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et du ministre du travail ayant refusé d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A, un salarié protégé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les faits reprochés au salarié, bien qu'établis, ne présentaient pas une gravité suffisante pour justifier un licenciement, compte tenu de son ancienneté et de l'absence d'antécédents disciplinaires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, notamment l'article L. 2411-1, et confirme l'appréciation de l'administration sur l'absence de lien avec le mandat.
N° TA45-2203970(TA45-2203970)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, technicien de l'environnement à l'Office français de la biodiversité (OFB), qui contestait le refus implicite de l'administration de lui verser la prime de restructuration de service suite à la modification de sa résidence administrative. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 24 mai 2022, qui ne modifiait que la résidence administrative sans incidence sur les missions, la rémunération ou les droits de l'agent, constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. En conséquence, le refus de verser la prime, fondé sur l'absence de restructuration de service au sens du décret n° 2008-366 du 17 avril 2008 et de l'arrêté du 13 mars 2020, n'était pas entaché d'illégalité. La demande d'annulation et les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées.