Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

17 348 décisions disponibles — page 280/868

OrdonnancePARTIEL

TA45-2501338(TA45-2501338)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. D et sa famille afin de faire cesser l'atteinte grave et manifestement illégale portée à leurs droits fondamentaux. Cette atteinte résultait du refus persistant du préfet d'Eure-et-Loir d'exécuter un jugement définitif du 26 novembre 2024, qui lui enjoignait de réexaminer une demande de regroupement familial. La juge des référés a constaté que l'administration n'avait pas exécuté cette décision de justice, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a été enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande de regroupement familial dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2201021(TA45-2201021)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation du SICTOM de la région de Châteauneuf-sur-Loire à lui verser des indemnités pour préjudices matériel et moral. Le requérant contestait la légalité et le bien-fondé de la redevance incitative d'enlèvement des ordures ménagères, invoquant notamment une violation des principes de liberté et d'égalité, un défaut d'information et une absence de justification des coûts. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'illégalité du règlement du service ou d'un défaut d'information, n'étaient pas fondés et que le préjudice allégué n'était pas établi. La solution retenue s'appuie sur les règles de la responsabilité pour faute du service public, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les textes du code civil invoqués par le requérant.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2202755(TA45-2202755)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SELARL Pharmacie du Val d'Auron, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018. La société avait amorti son fonds commercial, mais l'administration fiscale a réintégré ces dotations dans ses résultats, estimant que l'amortissement n'était pas justifié. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle était régulière et que la société ne démontrait pas que la durée d'utilisation de son fonds était limitée, condition nécessaire pour amortir un fonds commercial selon l'article 38 sexies de l'annexe III au code général des impôts. La solution retenue confirme que les règles comptables (plan comptable général) ne priment pas sur les règles fiscales en l'absence de preuve d'une durée d'utilisation limitée.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA45-2202851(TA45-2202851)

Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (3ème chambre) concerne le refus de l'administration fiscale de reconnaître à l'association Saint-Louis de Gonzague le droit de bénéficier du régime de réduction d'impôt pour les dons (articles 200 et 238 bis du CGI). Le tribunal a rejeté la requête de l'association, estimant que l'administration avait correctement motivé son refus. La solution retenue est que l'association n'exerçait pas à titre prépondérant une activité culturelle, philanthropique ou éducative au sens des textes, mais principalement des activités festives et de location de salle. Le jugement s'appuie sur les dispositions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2203323(TA45-2203323)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS New Orleans et de M. B contestant l'arrêté du 19 septembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de leur débit de boissons pour un mois. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits d'ouverture tardive et de tapage nocturne étaient établis, justifiant une atteinte à l'ordre public. La mesure, fondée sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, a été considérée comme proportionnée aux troubles constatés, sans erreur manifeste d'appréciation. Les demandes d'annulation et de frais de justice ont donc été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2301781(TA45-2301781)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. C et Mme E, qui contestaient un redressement fiscal consécutif à la cession de parts sociales de la SARL IMA Technologies à leur fils. Les requérants soutenaient que l'opération constituait une libéralité et non une vente, mais le tribunal a jugé que l'intention libérale n'était pas établie, faute de preuves suffisantes. La cession a donc été requalifiée en cession à titre onéreux, imposable sur la plus-value réalisée en application des articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2302529(TA45-2302529)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur de 16 300 euros pour des taxes d'habitation sur un bien indivis. La requérante soutenait ne pas être la redevable légale de la dette, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant car relevant du contentieux de l'assiette et non du recouvrement. La décision s'appuie sur les articles L. 281 et R. 281-5 du livre des procédures fiscales, qui limitent les contestations en matière de recouvrement.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2401240(TA45-2401240)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Loiret sur la demande de titre de séjour de Mme B A, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de ce rejet implicite à la requérante, en méconnaissance des articles L. 232-4 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2401549(TA45-2401549)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher du 18 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, fondé notamment sur les articles L. 435-2, L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-12 du CESEDA.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2401615(TA45-2401615)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet d'Indre-et-Loire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car la décision implicite n'est pas illégale de ce seul fait, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2401639(TA45-2401639)

Le Tribunal administratif d'Orléans était saisi par M. A, ressortissant sierraléonais, d'une demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire sur sa demande de titre de séjour en qualité de membre de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la demande de titre de séjour, relevant de l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devait obligatoirement être présentée par téléservice conformément à l'arrêté du 27 avril 2021. En l'absence de dépôt régulier par cette voie, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître de décision implicite de refus. Par conséquent, la requête est irrecevable et les conclusions de M. A sont rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2401651(TA45-2401651)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment les articles L. 423-5 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour bénéficier d'une carte de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que les conditions pour l'application de ces textes n'étaient pas remplies, jugeant que la rupture de la vie commune n'était pas imputable à des violences conjugales. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2402715(TA45-2402715)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur l'absence de visa de long séjour, conformément à l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'autre motif. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2402870(TA45-2402870)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant son changement de statut d'étudiante vers un titre "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également considéré que le préfet avait examiné la demande sur les fondements des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans erreur de droit. La décision confirme ainsi la légalité du refus de titre de séjour et de la mesure d'éloignement.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2200820(TA45-2200820)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Ducat Evènements contestant un titre de perception émis pour le remboursement partiel d'une aide du fonds de solidarité Covid-19. La société contestait la prise en compte de certaines factures comme acomptes plutôt que comme chiffre d'affaires réalisé, et la méthode de calcul du chiffre d'affaires de référence. Le tribunal a jugé que les factures litigieuses correspondaient à des acomptes non encore acquis à la date de la demande d'aide et que l'administration avait correctement appliqué les règles de calcul. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement de l'ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n°2020-371 du 30 mars 2020.

Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

TA45-2501314(TA45-2501314)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 15 novembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation de M. A, en France depuis 2021 et ayant connu plusieurs échecs universitaires, ne présente pas de circonstance particulière justifiant une suspension immédiate. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience, en raison de l'absence manifeste d'urgence.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2101865(TA45-2101865)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Les requérants invoquaient notamment un défaut de garanties procédurales (absence de recours à l'interlocuteur départemental, violation du contradictoire) et contestaient la régularité de la taxation d'office. Le tribunal a jugé que la procédure d'examen de situation fiscale personnelle avait été régulière, les contribuables ayant été informés de leurs droits et n'ayant pas sollicité l'interlocuteur départemental. Il a également estimé que l'administration avait respecté le contradictoire, M. C ayant été informé des problèmes de réception de ses fichiers et une solution alternative lui ayant été proposée, sans qu'il la mette en œuvre. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur les articles L. 10, L. 12, L. 47 et L. 54 B du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

TA45-2303130(TA45-2303130)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par l'Association paysages de France pour obtenir l'exécution d'un jugement du 30 mai 2022, qui enjoignait au préfet d'Indre-et-Loire de faire cesser des publicités illégales sur du mobilier urbain à Loches et de verser des dommages et intérêts. Le préfet a soutenu qu'il y avait non-lieu à statuer, arguant d'un changement de réglementation (loi du 22 août 2021) ayant décentralisé la police de la publicité aux maires et d'une évolution des règles nationales. Le tribunal a rejeté cette argumentation, considérant que la compétence du préfet pour exécuter le jugement était maintenue et que les faits litigieux n'avaient pas été régularisés. Il a donc ordonné au préfet de prendre les mesures nécessaires pour supprimer ou mettre en conformité les publicités et enseignes concernées, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de verser les sommes dues à l'association.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2300249(TA45-2300249)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de l’association « À bas le béton » et d’autres requérants visant l’annulation de l’arrêté du 9 février 2022 du préfet de Loir-et-Cher, qui enregistrait un entrepôt de stockage de matières combustibles pour la société Concerto Mer Neptune à Mer. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et la société, jugeant la requête tardive : le délai de recours contentieux de quatre mois, non prolongé par un recours administratif effectif, avait expiré avant l’introduction de la demande. Cette solution s’appuie sur les articles R. 514-3-1 et R. 512-46-24 du code de l’environnement, relatifs aux délais de recours des tiers contre les décisions d’enregistrement.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2104309(TA45-2104309)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, par un jugement avant-dire-droit du 14 décembre 2023, avait sursis à statuer sur les requêtes n° 2104309 et n° 2302578, visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux relatifs à une unité de méthanisation exploitée par la SAS Les 6 Fermes à Girolles, afin de permettre la régularisation de vices. La préfète du Loiret et la société ont produit un arrêté modificatif du 10 décembre 2024, accompagné d'une consultation du public, pour régulariser les irrégularités. Les requérants n'ayant pas présenté d'observations, le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement, appliquant les dispositions du code de l'environnement et de l'arrêté du 12 août 2010. La solution retenue est le rejet des requêtes, la régularisation étant jugée suffisante.

Résumé IA