Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501241(TA45-2501241)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 28 février 2025 refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme B..., ressortissante ivoirienne. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la requête manifestement mal fondée. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence.
N° TA45-2401531(TA45-2401531)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 20 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen de sa situation. Il a estimé que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA45-2304320(TA45-2304320)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 4 août 2023 par lequel la préfète du Loiret refusait de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant béninois, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les études de M. A n'étaient pas sérieuses, malgré ses échecs initiaux en licence, car il justifiait d'une réorientation cohérente et d'une assiduité sérieuse en formation d'infirmier. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401501(TA45-2401501)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une ancienneté de présence suffisante ou de motifs exceptionnels. Il a également jugé que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2500060(TA45-2500060)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la note de 7,25/20 obtenue à l'épreuve de gestion juridique, fiscale et sociale du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion. Le requérant invoquait le caractère disproportionné et excessivement sévère de la notation. Le tribunal a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur la valeur d'une copie, sauf en cas d'erreur matérielle ou de considérations étrangères à la candidature, ce qui n'était pas démontré. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, ne comportant que des moyens inopérants, a été rejetée par ordonnance.
N° TA45-2201244(TA45-2201244)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Montrichard-Val-de-Cher à l’indemniser pour un préjudice matériel lié à la déchirure d’un pneu, imputée à la mauvaise configuration et au défaut d’entretien d’un parking communal. La requête a été jugée irrecevable faute pour la requérante d’avoir présenté une demande indemnitaire préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, et ce malgré une demande de régularisation restée sans réponse. À titre surabondant, le tribunal a relevé que la matérialité des faits n’était pas établie, la commune contestant les éléments produits, et a donc écarté toute responsabilité.
N° TA45-2203439(TA45-2203439)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de l’association Riverains clos de Lapanty, qui demandait l’annulation de la délibération du 7 avril 2022 approuvant le plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm) d’Orléans. Le tribunal a examiné les nombreux moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure d’enquête publique, de l’insuffisance de motivation de l’avis de la commission d’enquête, et des incohérences entre les documents du PLUm et le PADD. Il a jugé que la délégation du président de la métropole pour ester en justice était valable et que les autres moyens n’étaient pas fondés, en application des articles L. 132-7 du code de l’urbanisme et R. 123-11 du code de l’environnement.
N° TA45-2202483(TA45-2202483)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du maire d'Anet du 19 mai 2022 qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Open Énergie pour l'installation d'une pergola photovoltaïque. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait pas fonder son refus sur le règlement du PLU (article UC 11) car l'article L. 111-16 du code de l'urbanisme interdit de s'opposer à un projet de production d'énergie renouvelable pour des motifs d'aspect extérieur. Selon cette disposition, l'autorité administrative peut seulement imposer des prescriptions pour assurer une bonne intégration architecturale, mais pas refuser le projet. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'opposition, avec injonction au maire de réexaminer la demande.
N° TA45-2402700(TA45-2402700)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA relatif à l'état de santé, mais le tribunal a estimé que les moyens soulevés, dont l'incompétence et l'insuffisance de motivation, étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA45-2201900(TA45-2201900)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme C contestant la délibération du 7 avril 2022 approuvant le plan local d'urbanisme métropolitain d'Orléans, en tant qu'elle classe une partie de leurs parcelles en "cœur d'îlot". Les requérants invoquaient une erreur manifeste d'appréciation et une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que le classement, fondé sur l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme, poursuivait un objectif légitime de préservation des continuités écologiques et n'était pas entaché d'erreur manifeste, le tracé suivant les espaces non bâtis. La différence de traitement avec les parcelles voisines, présentant des configurations différentes, n'a pas été considérée comme constitutive d'une rupture d'égalité.
N° TA45-2501037(TA45-2501037)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur le 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été substituée par l'OFII sur le fondement du 3° de l'article L. 551-16 du même code. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la substitution de base légale était justifiée et que Mme D n'établissait pas sa vulnérabilité particulière.
N° TA45-2204466(TA45-2204466)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de Mme D dirigées contre un permis de construire délivré par le maire d'Arcisses à Mme B pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé que Mme D ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car elle n'établissait pas que le projet affecterait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien. En conséquence, les demandes d'annulation du permis de construire et les conclusions accessoires ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent les articles L. 600-1-2 et R. 600-4 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2400689(TA45-2400689)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du 28 novembre 2023 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus était fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression et de sérieux dans les études de M. B, qui n'avait validé aucun diplôme après sept ans en France. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA45-2400679(TA45-2400679)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 29 novembre 2023 refusant un titre de séjour "salarié" à M. A, ressortissant djiboutien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A détenait une autorisation de travail et un contrat à durée indéterminée, remplissant ainsi les conditions légales. L'obligation de quitter le territoire français a été annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de séjour. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA45-2303130(TA45-2303130)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par l'Association paysages de France pour obtenir l'exécution d'un jugement du 30 mai 2022, qui enjoignait au préfet d'Indre-et-Loire de faire cesser des publicités illégales sur du mobilier urbain à Loches et de verser des dommages et intérêts. Le préfet a soutenu qu'il y avait non-lieu à statuer, arguant d'un changement de réglementation (loi du 22 août 2021) ayant décentralisé la police de la publicité aux maires et d'une évolution des règles nationales. Le tribunal a rejeté cette argumentation, considérant que la compétence du préfet pour exécuter le jugement était maintenue et que les faits litigieux n'avaient pas été régularisés. Il a donc ordonné au préfet de prendre les mesures nécessaires pour supprimer ou mettre en conformité les publicités et enseignes concernées, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de verser les sommes dues à l'association.
N° TA45-2202476(TA45-2202476)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Ineadomo, qui contestait la participation financière pour l'assainissement collectif (PAC) de 11 298 euros réclamée par Chartres Métropole suite au changement de destination d'un collège en 15 logements. La société invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 1331-7 du code de la santé publique, arguant que le bâtiment était déjà raccordé et que le projet ne générait pas d'eaux usées supplémentaires. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision et du titre exécutoire. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA45-2201947(TA45-2201947)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme J et autres demandant l'annulation de la délibération du 7 avril 2022 par laquelle la métropole d'Orléans a approuvé son plan local d'urbanisme (PLUm). Les requérants contestaient notamment la procédure d'élaboration, l'insuffisance du rapport de présentation et du projet d'aménagement et de développement durables (PADD), ainsi que la suppression d'une servitude d'espace boisé classé. Le tribunal a estimé que l'ensemble des moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 131-11, L. 151-23 et L. 600-9 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2203166(TA45-2203166)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Pré-Saint-Martin, refusant son projet de construction d'une maison d'habitation pour des motifs de sécurité publique liés à une défense incendie insuffisante. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme n'était pas fondé, et a également écarté le moyen subsidiaire relatif à l'indemnisation d'un préjudice financier. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2104309(TA45-2104309)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par un jugement avant-dire-droit du 14 décembre 2023, avait sursis à statuer sur les requêtes n° 2104309 et n° 2302578, visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux relatifs à une unité de méthanisation exploitée par la SAS Les 6 Fermes à Girolles, afin de permettre la régularisation de vices. La préfète du Loiret et la société ont produit un arrêté modificatif du 10 décembre 2024, accompagné d'une consultation du public, pour régulariser les irrégularités. Les requérants n'ayant pas présenté d'observations, le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement, appliquant les dispositions du code de l'environnement et de l'arrêté du 12 août 2010. La solution retenue est le rejet des requêtes, la régularisation étant jugée suffisante.
N° TA45-2101374(TA45-2101374)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme A d'une demande d'indemnisation de 40 000 euros contre la commune de Préveranges pour information erronée sur l'absence de projet éolien, ce qui les a empêchés de renoncer à l'achat d'un bien immobilier. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute en délivrant une réponse inexacte, engageant sa responsabilité, et a rejeté l'exception de négligence des requérants. Toutefois, le tribunal n'a pas statué sur le montant du préjudice dans cet extrait, se limitant à reconnaître le principe de la responsabilité. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.