Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2400346(TA45-2400346)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'accord franco-marocain plutôt que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 435-3, que M. B invoquait. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées, avec injonction au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent le CESEDA, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2400334(TA45-2400334)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 20 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que l'avis de la commission du titre de séjour, bien que non communiqué à l'intéressé, n'était pas une garantie substantielle en l'espèce. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2500747(TA45-2500747)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 12 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés d'un vice de forme et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient soit sans incidence sur la légalité de l'arrêté, soit insuffisamment précisés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 611-1.
N° TA45-2501234(TA45-2501234)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 février 2025 par laquelle le maire d’Amboise a refusé de délivrer un permis de stationnement à M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas la preuve d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l’existence d’un précédent jugement annulant un refus antérieur. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2203480(TA45-2203480)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SA Viamedis, organisme de gestion du tiers payant, contestant des titres de recettes émis par le centre hospitalier de Loches pour un montant total de 15 181,91 euros, recouvrés par une saisie administrative à tiers détenteur. La société soutenait que certaines créances n'étaient pas fondées. Le tribunal a rejeté la requête, la jugeant irrecevable car tardive, la contestation du bien-fondé des titres exécutoires devant être formée dans un délai de deux mois à compter de leur réception ou du premier acte de poursuite, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2401927(TA45-2401927)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C, ingénieure territoriale, d'une demande d'annulation du compte-rendu de son entretien professionnel pour l'année 2023. La requête a été déclarée manifestement irrecevable, car le compte-rendu d'entretien professionnel constitue un acte préparatoire à la décision de l'autorité territoriale et non une décision faisant grief susceptible d'être contestée directement devant le juge administratif. En application des articles L. 521-1 et suivants du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014, seul le compte-rendu définitif, après avis de la commission administrative paritaire, peut faire l'objet d'un recours. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301482(TA45-2301482)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé et que les risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine étaient sans incidence sur la légalité du refus de titre de séjour. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500829(TA45-2500829)
Le Tribunal Administratif d'Orléans était saisi de recours contre des arrêtés préfectoraux assignant à résidence Mme B et M. A, ressortissants guinéens, dans le département de Loir-et-Cher. Les requérants contestaient ces mesures en invoquant le risque de séparation d'avec leur fille mineure, au regard de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, alors qu'une demande d'asile était pendante pour l'enfant. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, au motif que les arrêtés d'abrogation n'étaient pas définitifs et que les mesures contestées avaient produit des effets. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 731-1.
N° TA45-2500992(TA45-2500992)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 19 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2008/115/CE.
N° TA45-2501219(TA45-2501219)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 mai 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les arguments du requérant portant sur la légalité de la décision et non sur une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. Il a également relevé que l'affaire au fond serait jugée prochainement. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400178(TA45-2400178)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 15 février 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de vice de procédure, jugeant que la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) prime sur les dispositions générales du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur l'absence de preuves suffisantes de vie privée et familiale en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA.
N° TA45-2400949(TA45-2400949)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été publiée. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante et que les moyens relatifs à sa vie privée et familiale, notamment l'intérêt de son enfant, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2300541(TA45-2300541)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire était compétent. Sur le fond, il a estimé que le CNAPS avait fait une exacte application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dans sa rédaction issue de la loi du 25 mai 2021, en retenant que M. C ne justifiait pas être titulaire d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans à la date de la décision attaquée.
N° TA45-2003176(TA45-2003176)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Tours pour obtenir réparation des désordres affectant la crèche municipale "La Grenouillère", rendue impropre à sa destination en raison de dysfonctionnements des brise-soleil (défaut d'isolation thermique, risques pour la sécurité). La juridiction a retenu la responsabilité solidaire des constructeurs, en appliquant un partage de responsabilité : 65 % pour la société Ridoret menuiserie (défaut d'exécution), 10 % pour la société Action bois construction (manquement à l'obligation de conseil), 15 % pour les sociétés Eva Samuel architecte et associés et EVP ingénierie (défaut de conception et de contrôle), et 10 % pour le bureau Qualiconsult (défaut d'avis). La commune a été indemnisée à hauteur de 123 652 euros pour son préjudice matériel, 11 106,95 euros pour les mesures conservatoires, et les frais d'expertise ont été mis à la charge solidaire des constructeurs, sur le fondement des principes de la responsabilité décennale des constructeurs.
N° TA45-2104441(TA45-2104441)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire d'Orléans pour un retard de diagnostic d'une fracture vertébrale lors de sa prise en charge le 2 mai 2019. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement pour absence d'examen d'imagerie, mais a limité l'indemnisation aux souffrances endurées (1 400 euros), excluant les autres préjudices jugés liés à l'accident initial. La solution s'appuie sur les principes de responsabilité pour faute du code de la santé publique, sans ordonner d'expertise complémentaire.
N° TA45-2202887(TA45-2202887)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, agent hospitalier, qui contestait le refus du centre hospitalier de Luynes de lui verser l'intégralité de sa prime de service pour 2021 en raison d'un arrêt maladie pour Covid-19. La requérante soutenait avoir contracté le virus dans le cadre de son service, mais n'a pas établi avoir demandé la reconnaissance d'une maladie professionnelle ni prouvé l'imputabilité au service. En application de l'arrêté du 24 mars 1967, seules les absences pour accident du travail ou maladie professionnelle reconnue n'entraînent pas d'abattement sur la prime. La décision a donc été jugée légale.
N° TA45-2405328(TA45-2405328)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, agent territorial, qui contestait le refus de la commune de Châteaudun de lui payer 322 heures supplémentaires. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe, comme le défaut de motivation, qui étaient manifestement infondés. Il a rappelé que, selon le décret n° 2002-60 du 14 janvier 2002, seules les heures effectuées à la demande du chef de service peuvent être indemnisées, et que l'agent n'avait pas apporté d'éléments suffisamment précis pour étayer sa demande. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2401341(TA45-2401341)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondée, faute pour la requérante de justifier de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2401505(TA45-2401505)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 22 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le requérant ne justifiait pas d'une mesure de placement auprès de l'aide sociale à l'enfance ni d'une formation professionnelle d'au moins six mois, conditions requises par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation et les injonctions.
N° TA45-2405455(TA45-2405455)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, une délégation de signature régulièrement publiée ayant été accordée. Le moyen fondé sur le principe de confiance légitime a été écarté comme inopérant, et celui tiré de l'absence de base légale a été rejeté, l'arrêté étant motivé et fondé sur les articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.