Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401841(TA45-2401841)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi par Mme A pour contester deux contraintes émises par la caisse d'allocations familiales du Loiret. La première contrainte portait sur des indus de prime d'activité et d'allocation de rentrée scolaire, et la seconde sur une pénalité financière. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de la contestation relative à l'allocation de rentrée scolaire et à la pénalité financière, renvoyant ces litiges à la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-8 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la défense de la CAF soutenait que les indus résultaient de l'absence de déclaration de vie commune par la requérante.
N° TA45-2401084(TA45-2401084)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B contestant un indu de 5 658,66 euros d'aide au logement et de prime d'activité. Le requérant invoquait l'incompréhension des calculs de la CAF d'Eure-et-Loir, sa bonne foi et sa situation précaire. Le tribunal a appliqué les articles L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 842-3, L. 842-4, L. 845-3, R. 843-1 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution alternative sur la remise de dette.
N° TA45-2401838(TA45-2401838)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A qui contestait le refus du département du Loiret de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que les problèmes cardiaques et le diabète invoqués par le requérant, bien que graves, ne suffisaient pas à démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, comme l'exige l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En l'absence de preuve suffisante, la décision de refus a été confirmée.
N° TA45-2500827(TA45-2500827)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 12 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme B A, représentée par sa mère, de sa requête dirigée contre la décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) du 27 novembre 2024 rejetant sa demande de statut de réfugié. La requérante demandait l'annulation de cette décision et la reconnaissance de la qualité de réfugié ou, à titre subsidiaire, le bénéfice de la protection subsidiaire. Le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA45-2402182(TA45-2402182)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en urgence, a été saisi par Mme B d’un recours contre le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 923,81 euros, ramené à 230,96 euros. Le juge a constaté que cette somme restante avait été soldée entre-temps, rendant la requête sans objet. En application du code de l’action sociale et des familles, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2500676(TA45-2500676)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas produit la décision attaquée ni justifié d'un recours administratif préalable, malgré une demande de régularisation notifiée. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent un délai de recours de deux mois et permettent de rejeter les requêtes non régularisées.
N° TA45-2501040(TA45-2501040)
Le Tribunal administratif d'Orléans, par une ordonnance du 12 mars 2025, s'est déclaré incompétent pour connaître de la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le requérant résidait à l'Ile-Saint-Denis, dans le ressort du tribunal administratif de Montreuil. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, seule compétente pour statuer sur le litige.
N° TA45-2501101(TA45-2501101)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 4 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'intéressé, malgré sa présence alléguée en France depuis 1974 et ses attaches familiales, ne justifie pas être dépourvu de liens en Turquie et présente un casier judiciaire lourd (27 condamnations). Il juge que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant le comportement de M. B comme une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de trois ans sur le fondement des articles L. 612-1 à L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501035(TA45-2501035)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant srilankais, contre l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 3 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de l'absence d'attaches stables en France et des condamnations pénales de l'intéressé pour violences aggravées. Enfin, le comportement de M. A a été jugé comme constituant une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, sur le fondement des articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501199(TA45-2501199)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par le maire de Chartres sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner des immeubles situés 5 rue du Pont Saint Hilaire, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. L'expert devra, dans les vingt-quatre heures, constater l'état des bâtiments, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative, notamment les articles R. 556-1 et R. 531-1.
N° TA45-2501168(TA45-2501168)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le recteur de l'académie d'Orléans-Tours avait suspendu à titre conservatoire un enseignant de l'école élémentaire de Ligré pour une durée maximale de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'enseignait plus dans cet établissement depuis janvier 2025 et qu'il conservait l'intégralité de son traitement pendant la suspension. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501029(TA45-2501029)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 3 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que le préfet d'Eure-et-Loir n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, considérant que le comportement de M. A, caractérisé par des condamnations pénales pour vol, constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 612-1 à L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et écarte les moyens tirés de l'absence d'attaches familiales stables en France.
N° TA45-2501191(TA45-2501191)
Le Tribunal administratif d'Orléans a radié des registres du greffe la requête n° 2501191 de M. A B, qui contestait l'élection du président et du bureau de la chambre d'agriculture de Loir-et-Cher du 3 mars 2025. Cette radiation a été prononcée car la requête constituait un doublon d'un dossier déjà enregistré sous le n° 2501156, après un renvoi du tribunal administratif de Clermont-Ferrand. L'instruction de l'affaire se poursuit sous le seul numéro 2501156. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA45-2501003(TA45-2501003)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, prononçant une interdiction de circulation de trois ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de circulation fondées sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public.
N° TA45-2500783(TA45-2500783)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le maire de Saint-Jean-le-Blanc a délivré un permis de démolir à la société d'HLM Valloire Habitat. La requérante, la SCI Saint-Charles, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte, notamment en raison de l'incompétence de l'auteur et de l'absence d'attestation dans le dossier de demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu des nuisances générées par les bâtiments à démolir et de l'intérêt public lié à la construction de logements sociaux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2402594(TA45-2402594)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant le remboursement d'un indu de prime d'activité de 59,18 euros pour août 2023. La requérante soutenait que seul le remboursement de la période postérieure à son départ pour la Polynésie française le 25 août 2023 était dû. Le tribunal a jugé que la prime d'activité n'est pas une prestation familiale et que les conditions de résidence doivent être remplies pendant tout le mois du droit. En application des articles L. 842-1, R. 842-2 et L. 111-2 du code de la sécurité sociale, Mme B ne pouvait bénéficier de la prime pour août 2023 après avoir quitté le territoire français.
N° TA45-2402579(TA45-2402579)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B contestant une contrainte de la CAF du Cher pour un indu de prime d'activité de 698,99 euros. La requérante invoquait des erreurs d'information de la part d'agents de la caisse, mais le juge estime que ces circonstances, à supposer établies, sont sans incidence sur le bien-fondé des indus. La décision rappelle que la caisse peut rectifier les déclarations des allocataires même en cas d'erreur d'un agent. La solution est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité.
N° TA45-2402558(TA45-2402558)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, était saisi par Mme A B d'une demande d'annulation d'une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Touraine pour un indu d'allocation logement sociale de 704 euros. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par la caisse, en application des articles R. 351-6 et R. 351-9 du code de justice administrative, au motif que la compétence du tribunal ne pouvait plus être contestée après l'expiration du délai de transmission. Sur le fond, le juge a rejeté la requête, considérant que Mme B, en tant que conjointe, était solidaire du paiement des dettes de son mari au sens du code civil et du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2402460(TA45-2402460)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C et M. B contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 667,98 euros. En tant que juge de plein contentieux, le tribunal a examiné si la situation de précarité et la bonne foi des requérants justifiaient une remise, conformément au code de la sécurité sociale. Il a estimé que, compte tenu de leurs ressources mensuelles de 2 340 euros, de leurs faibles charges et de l'absence de personne à charge, leur situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée. La demande a donc été rejetée.
N° TA45-2402379(TA45-2402379)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 5 175,66 euros, dû à une omission de déclaration de sa pension de réversion. Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal examine si la bonne foi et la précarité de la requérante justifient une remise. Il estime que l’omission, bien que non frauduleuse, ne suffit pas à établir la bonne foi, et que Mme A ne démontre pas une situation de précarité suffisante pour obtenir la remise, faute de justificatifs de ses charges. La décision est fondée sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.