Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401606(TA45-2401606)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la caisse d'allocations familiales du Loiret mettant fin à ses droits à l'aide personnalisée au logement (APL accession). La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation, malgré une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet sans instruction complémentaire.
N° TA45-2401223(TA45-2401223)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B pour contester une décision de France Travail lui réclamant un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application de l'article L. 5312-12 du code du travail. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2500808(TA45-2500808)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B contestant un arrêté préfectoral du 19 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de son état de santé et de l'atteinte à sa vie privée et familiale, n'étaient pas suffisamment précis ou étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement infondées.
N° TA45-2501119(TA45-2501119)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B A d'une demande d'annulation d'un arrêté préfectoral du Loiret portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d'un an, s'est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Tremblay-en-France (93290), le tribunal a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l'affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent. La solution retenue est un simple renvoi pour incompétence territoriale, sans examen du fond du litige.
N° TA45-2203122(TA45-2203122)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, militaire, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son état anxiodépressif, dans le cadre de l'attribution d'un neuvième congé de longue durée pour maladie. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 9 décembre 2022 s'était substituée à la décision implicite initialement attaquée. Sur le fond, il a rejeté la requête en considérant que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi, appliquant les articles L. 4138-12 et R. 4138-47 du code de la défense.
N° TA45-2202941(TA45-2202941)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un attaché territorial détaché comme directeur pénitentiaire d'insertion et de probation, qui demandait réparation pour une faute de l'État dans la gestion de sa carrière et le calcul de sa pension. Le requérant soutenait que l'absence de proposition d'intégration dans son corps de détachement et le défaut de prise en compte de la prime de sujétions spéciales dans le calcul de sa retraite constituaient des fautes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans l'extrait fourni. En conséquence, il a rejeté l'ensemble des demandes indemnitaires et d'injonction de M. B.
N° TA45-2400380(TA45-2400380)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 20 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France pendant plus de dix ans sans démarche de régularisation. Les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, ont également été écartés.
N° TA45-2202810(TA45-2202810)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. B, attaché d'administration de l'État, qui sollicitait le versement du supplément familial de traitement (SFT) pour la période du 1er septembre 2019 au 1er septembre 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation des décisions implicites de rejet, estimant que le requérant n'avait pas demandé la communication des motifs de refus. Sur le fond, la décision se fonde sur les articles 10 à 12 du décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 pour examiner le droit au SFT. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit précisé dans l'extrait si le tribunal a accordé ou non le SFT sur le fond.
N° TA45-2202735(TA45-2202735)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros pour des préjudices financier et moral. Mme A soutenait qu'une promesse non tenue sur le montant de sa rémunération constituait une faute de l'administration. Le tribunal a jugé qu'aucune promesse ferme et opposable n'avait été formulée par une personne habilitée, les courriels invoqués étant rédigés au conditionnel ou émanant d'agents sans pouvoir décisionnel. En l'absence de faute, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
N° TA45-2501077(TA45-2501077)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait l'arrêt d'une saisie administrative à tiers détenteur sur sa pension de retraite et le remboursement des sommes saisies. Le juge a estimé que cette contestation, relative au recouvrement d'une créance non fiscale d'un établissement public, relevait de la compétence du juge judiciaire (juge de l'exécution) et non de la juridiction administrative, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2500278(TA45-2500278)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, militaire engagé, qui demandait une provision de 9 377,15 euros pour préjudices financier et moral liés au refus de l'administration de lui verser la majoration familiale de l'indemnité d'installation en métropole (décret n° 2022-647 du 25 avril 2022). Le juge des référés a considéré la demande irrecevable, faute pour le requérant d'avoir formé une réclamation indemnitaire préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA45-2201799(TA45-2201799)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 10 novembre 2021 de l’armée de terre lui demandant le remboursement des frais de formation suite à la rupture anticipée de son lien au service. Le tribunal a jugé que la dénonciation du contrat pendant la période probatoire n’exonérait pas le militaire de son obligation de remboursement, fondée sur les articles R. 4139-51 et suivants du code de la défense. Il a également écarté les moyens tirés d’un vice du consentement et d’un défaut d’information, estimant que l’engagement résultait de l’admission à la formation spécialisée et non de la signature ultérieure d’un formulaire. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2501183(TA45-2501183)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Cheillé fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner des caves situées dans un coteau, dont l'affaissement partiel survenu le 2 mars 2025 fait craindre un péril imminent pour la sécurité publique. L'expert devra, sous vingt-quatre heures, constater l'état des lieux, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité, le cas échéant jusqu'à la démolition.
N° TA45-2501004(TA45-2501004)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique fixait le pays de renvoi de M. A, ressortissant palestinien. Le juge a estimé que, compte tenu de la situation de violence aveugle et de la crise humanitaire dans la bande de Gaza à la date de la décision, le requérant serait exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour, en méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2305213(TA45-2305213)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. A, en tant qu'Algérien, relève exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a substitué à cette base légale erronée le pouvoir de régularisation du préfet, mais a rejeté la requête de M. A, estimant que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2304805(TA45-2304805)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 31 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, faute pour la requérante de justifier d'une vie privée et familiale stable et intense en France. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour était légale au regard de l'article L. 612-10 du CESEDA, compte tenu de la durée et des conditions du séjour irrégulier de l'intéressée.
N° TA45-2501135(TA45-2501135)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 11 mars 2025, s'est déclaré territorialement incompétent pour connaître de la requête de M. A contestant un titre de perception émis pour un indu de rémunération. Il a constaté que l'intéressé, ancien soldat radié des contrôles, avait sa dernière affectation dans la Sarthe. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis l'affaire au Tribunal Administratif de Nantes, territorialement compétent.
N° TA45-2501134(TA45-2501134)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé suspension de l'association Académie de boxe citoyenne, qui demandait la suspension de deux titres de perception émis par la commune d'Ecluzelles pour un montant total de 27 600 euros. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car l'association n'avait pas introduit de requête en annulation au préalable, condition nécessaire pour saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction contradictoire.
N° TA45-2301134(TA45-2301134)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association A.L.I.R.E. contestant le refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement de Mme A, salariée protégée. L'association invoquait notamment un défaut de motivation, un manquement à l'impartialité et une erreur d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions administratives fondées sur le code du travail. La demande indemnitaire de l'association a également été rejetée.
N° TA45-2300739(TA45-2300739)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la société Orahome, sous-traitante, qui sollicitait la condamnation de la commune de Marcilly-sur-Vienne au paiement direct de deux factures impayées par l'entreprise principale, la société Ozento. Le tribunal a jugé que la société Orahome n'avait pas adressé sa demande de paiement direct à l'entrepreneur principal conformément à l'article R. 2193-11 du code de la commande publique, mais directement au maître d'ouvrage. Par conséquent, la procédure de paiement direct n'ayant pas été régulièrement engagée, la commune n'était pas tenue de payer les sommes réclamées.