Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2405470(TA45-2405470)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 17 octobre 2024. La requête a été jugée irrecevable car enregistrée le 19 décembre 2024, soit après l’expiration du délai d’un mois suivant la notification de l’arrêté le 23 octobre 2024, conformément aux articles L. 614-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 421-5 du code de justice administrative. Aucune circonstance n’a été invoquée pour justifier ce retard.
N° TA45-2301141(TA45-2301141)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du maire de Blois de mettre fin à sa convention d'alternance pour le BPJEPS et le refus de l'autoriser à poursuivre sa formation. Le tribunal a jugé que la décision de rupture de la convention, fondée sur un comportement inapproprié, ne constituait pas une sanction disciplinaire et n'était donc pas soumise au respect des droits de la défense. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait, dès lors que le responsable du service jeunesse bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Enfin, le tribunal a considéré que les faits reprochés à M. A étaient établis et que la décision était suffisamment motivée, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2501131(TA45-2501131)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une jeune se présentant comme mineure non accompagnée. La requérante demandait qu'il soit enjoint au département d'Indre-et-Loire de l'héberger et de prendre en charge ses besoins, estimant que la décision de ne pas la reconnaître comme mineure portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de précarité invoquée étant identique à celle ayant conduit au rejet d'une précédente requête, et que l'appréciation du département sur la minorité de l'intéressée n'était pas manifestement erronée au vu des éléments fournis.
N° TA45-2501127(TA45-2501127)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, mère isolée de trois jeunes enfants sans domicile, qui demandait au département de Loir-et-Cher un hébergement d'urgence et une prise en charge financière. Le juge a rappelé que si le département a l'obligation, en vertu des articles L. 222-5 et L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles, de prendre en charge les mères isolées avec enfants de moins de trois ans sans domicile, cette obligation ne lui impose pas de fournir un hébergement spécifique sur la commune de Blois. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la carence alléguée du département ne caractérisait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence.
N° TA45-2501133(TA45-2501133)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, une jeune fille se présentant comme mineure non accompagnée. La requérante demandait au juge des référés d'enjoindre au département d'Indre-et-Loire de l'héberger et de prendre en charge ses besoins essentiels, en raison d'une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation d'urgence particulière justifiant l'intervention du juge des référés, et que l'appréciation du département sur l'absence de minorité n'était pas manifestement erronée. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais les conclusions principales ont été rejetées.
N° TA45-2400309(TA45-2400309)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a estimé que la décision préfectorale, fondée sur la menace pour l'ordre public en raison de condamnations pénales graves (vol avec arme, association de malfaiteurs), était légale. Le tribunal a notamment appliqué l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les efforts de réinsertion allégués ne suffisaient pas à écarter la menace persistante pour l'ordre public.
N° TA45-2200596(TA45-2200596)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société de plâtrerie et menuiserie (SPM) qui contestait une amende administrative de 1 700 euros infligée par le DREETS du Centre-Val de Loire sur le fondement des articles L. 8291-1 et L. 8291-2 du code du travail. La requête, tendant à la décharge de cette amende, relevait des litiges pour lesquels le ministère d'avocat est obligatoire en vertu de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. La société n'ayant pas régularisé sa requête après y avoir été invitée, celle-ci a été jugée manifestement irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404703(TA45-2404703)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 23 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir refusait le séjour à M. A, ressortissant tunisien entré mineur en France, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a estimé que la décision méconnaissait l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre de séjour à un étranger ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses 16 ans et justifiant d'une insertion dans la société française. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à M. A dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA45-2405103(TA45-2405103)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler des décisions des bâtonniers de l'ordre des avocats de Bourges relatives à des désignations d'avocats au titre de l'aide juridictionnelle, et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 7 mars 2025, il est donc réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions, et le tribunal lui donne acte de ce désistement.
N° TA45-2401975(TA45-2401975)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 mai 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens de légalité externe (incompétence de l'auteur de l'acte et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de la qualité de parent d'enfant français, la demande n'ayant pas été présentée sur ce fondement. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA45-2402701(TA45-2402701)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande portant sur un autre fondement. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré sa présence en France depuis sept ans et demi et ses enfants scolarisés. Enfin, le tribunal a écarté la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que la cellule familiale pouvait se reconstituer au Congo.
N° TA45-2301592(TA45-2301592)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet d'Eure-et-Loir refusant de lever l'interdiction d'acquérir ou de détenir des armes prononcée en 2018 et 2019. Le tribunal a estimé que, malgré des attestations favorables et un certificat médical récent, le comportement et l'état de santé de M. B, marqués par des antécédents de troubles psychiques et d'addiction à l'alcool, ne permettaient pas de lever l'interdiction. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 312-10 du code de la sécurité intérieure, qui conditionne la levée de l'interdiction à l'évolution du comportement ou de l'état de santé du demandeur.
N° TA45-2201413(TA45-2201413)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SNC Luray et de M. C contestant deux arrêtés préfectoraux de fermeture administrative de leur débit de boissons "Le Luat". Concernant le premier arrêté du 13 janvier 2022 (fermeture de deux mois), le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, le recours gracieux n'ayant pas été formé dans le délai de deux mois suivant la notification de l'acte. Sur le second arrêté du 5 avril 2022 (fermeture de six mois), fondé sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, le tribunal a estimé que les faits de violences et d'outrages commis par le gérant en lien avec l'exploitation de l'établissement étaient établis et justifiaient la mesure, dont la durée n'était pas disproportionnée.
N° TA45-2501030(TA45-2501030)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Orléans rejette la demande de suspension de l’exécution de la délibération du conseil municipal d’Illiers-Combray du 16 janvier 2025, qui décide la fermeture de la piscine de Montjouvin. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales, faute d’inscription de ce point à l’ordre du jour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence n’est pas établie, la délibération ne comportant aucune date d’effet. En conséquence, la requête est rejetée sans examen du moyen de fond.
N° TA45-2500934(TA45-2500934)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour pour raisons de santé de Mme B, ressortissante congolaise. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la décision contestée ne faisait pas obstacle à la poursuite de sa formation et que l'intéressée ne justifiait pas de circonstances particulières. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.
N° TA45-2401497(TA45-2401497)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante béninoise, contestant l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour d'un an et d'une fixation du pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992.
N° TA45-2500899(TA45-2500899)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de l'exécution du courrier du préfet d'Indre-et-Loire du 15 octobre 2024 l'invitant à déposer sa demande de titre de séjour via le téléservice ANEF, ainsi que de la décision de clôture de sa demande de titre "Salarié" par l'ANEF. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. B ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière justifiant une intervention rapide du juge des référés, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405320(TA45-2405320)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C, aide-soignant, d'une demande de provision de 117 445 euros en réparation des préjudices subis suite à un accident de service reconnu imputable (mai 2019). L'établissement public de santé mentale Georges Daumezon ne contestait pas le principe de l'obligation, mais en contestait le montant. Le juge des référés a fait droit à la demande en condamnant l'établissement à verser une provision, en se fondant sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les rapports d'expertise médicale.
N° TA45-2400790(TA45-2400790)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B... contestant le montant de 3 000 euros alloué par la commission nationale indépendante de réparation des préjudices subis par les harkis, estimant cette somme insuffisante au regard de ses préjudices. Le juge a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que les moyens soulevés étaient manifestement infondés. La solution retenue est que l'indemnisation forfaitaire prévue par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, calculée en fonction de la durée de séjour (80 jours), est conforme aux textes applicables.
N° TA45-2405271(TA45-2405271)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet d'Indre-et-Loire. Le requérant s'était borné à transmettre une copie du courrier préfectoral sans exposer de moyens ni de conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la juridiction a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.