Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501135(TA45-2501135)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 11 mars 2025, s'est déclaré territorialement incompétent pour connaître de la requête de M. A contestant un titre de perception émis pour un indu de rémunération. Il a constaté que l'intéressé, ancien soldat radié des contrôles, avait sa dernière affectation dans la Sarthe. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis l'affaire au Tribunal Administratif de Nantes, territorialement compétent.
N° TA45-2300518(TA45-2300518)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement d'instance de Mme B A, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 janvier 2023 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. La requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, désistement pur et simple accepté par le tribunal. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
N° TA45-2201799(TA45-2201799)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 10 novembre 2021 de l’armée de terre lui demandant le remboursement des frais de formation suite à la rupture anticipée de son lien au service. Le tribunal a jugé que la dénonciation du contrat pendant la période probatoire n’exonérait pas le militaire de son obligation de remboursement, fondée sur les articles R. 4139-51 et suivants du code de la défense. Il a également écarté les moyens tirés d’un vice du consentement et d’un défaut d’information, estimant que l’engagement résultait de l’admission à la formation spécialisée et non de la signature ultérieure d’un formulaire. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2203718(TA45-2203718)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. B A, qui contestait un titre de perception émis pour le recouvrement d'un indu de rémunération de 2 372,58 euros. M. A, agent contractuel devenu gardien de la paix, avait perçu indûment son traitement d'adjoint de sécurité pendant son congé sans solde en juin-juillet 2019. Le tribunal applique l'article 33-3 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, constatant que le montant réclamé correspond bien aux sommes indûment perçues. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge.
N° TA45-2304805(TA45-2304805)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 31 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, faute pour la requérante de justifier d'une vie privée et familiale stable et intense en France. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour était légale au regard de l'article L. 612-10 du CESEDA, compte tenu de la durée et des conditions du séjour irrégulier de l'intéressée.
N° TA45-2305213(TA45-2305213)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. A, en tant qu'Algérien, relève exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a substitué à cette base légale erronée le pouvoir de régularisation du préfet, mais a rejeté la requête de M. A, estimant que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2400380(TA45-2400380)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 20 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé en France pendant plus de dix ans sans démarche de régularisation. Les autres moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, ont également été écartés.
N° TA45-2401328(TA45-2401328)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A contestant le titre de perception émis pour le remboursement de frais de formation suite à la rupture anticipée de son lien au service. Le tribunal a jugé que la dénonciation du contrat pendant la période probatoire constitue une rupture anticipée au sens de l'article R. 4139-51 du code de la défense, et que l'engagement signé le 25 février 2021 était valable, sans vice du consentement. La solution retenue confirme l'obligation de remboursement des frais de formation et la majoration de 10 %, appliquée conformément à l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010.
N° TA45-2501039(TA45-2501039)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et des dommages-intérêts. Le juge constate que le litige, relevant de la police des étrangers, doit être porté devant le tribunal administratif territorialement compétent du lieu de résidence du requérant, soit le tribunal administratif de Limoges. En application de l'article R. 522-8-1 du même code, la requête est rejetée pour incompétence territoriale.
N° TA45-2501033(TA45-2501033)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B C, détenu, qui contestait l’arrêté du 15 janvier 2025 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment au regard de l’article L. 432-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la menace pour l’ordre public que constituait le comportement du requérant, et que les autres décisions contestées n’étaient pas entachées d’illégalité. Il a également estimé que l’obligation de quitter le territoire français ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France. En conséquence, toutes les conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2102489(TA45-2102489)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par l'association "Entente Canine de Luynes" (ECL) pour constater une voie de fait commise par la commune de Luynes, qui aurait procédé à son expulsion irrégulière et à la séquestration de ses biens mobiliers. La commune conteste la qualité à agir du représentant de l'association et soutient que les biens étaient mis à disposition de l'Association Sportive Luynoise (ASL), dont l'ECL était une section. Le tribunal a rouvert l'instruction pour obtenir des pièces supplémentaires avant de fixer la clôture au 15 octobre 2024, sans avoir encore statué sur le fond. La solution finale n'est pas encore rendue, mais l'affaire porte sur l'application des principes de la voie de fait et des règles de mise à disposition des biens publics, en lien avec la loi du 1er juillet 1901 et le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA45-2403919(TA45-2403919)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B pour contester des décisions de la CAF d'Indre-et-Loire relatives à des trop-perçus d'allocation de logement sociale et de prime d'activité. En défense, la CAF a fait valoir que la dette avait été intégralement soldée par des retenues et un paiement volontaire. Constatant que l'objet du litige avait disparu après le paiement, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2402644(TA45-2402644)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de quatre points sur son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. Le requérant soutenait ne plus être propriétaire du véhicule au moment de l'infraction, mais ce moyen a été jugé irrecevable car il vise à contester la matérialité des faits, ce qui relève de la compétence du ministère public et non du juge administratif. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, écarte ainsi un moyen inopérant.
N° TA45-2405470(TA45-2405470)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 17 octobre 2024. La requête a été jugée irrecevable car enregistrée le 19 décembre 2024, soit après l’expiration du délai d’un mois suivant la notification de l’arrêté le 23 octobre 2024, conformément aux articles L. 614-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 421-5 du code de justice administrative. Aucune circonstance n’a été invoquée pour justifier ce retard.
N° TA45-2500324(TA45-2500324)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par la société Alterna Energie d’une demande de provision de 57 006,03 euros fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, au titre du solde d’un marché public conclu avec le centre hospitalier de Vierzon. La société requérante s’est ensuite désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 10 mars 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte. Par ordonnance, il a donc donné acte du désistement et mis fin à l’instance.
N° TA45-2401860(TA45-2401860)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SA FICAP contestant un titre exécutoire de 1 199 euros émis par Orléans Métropole pour la régularisation des charges locatives de l'année 2018. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de justification des bases de liquidation, l'absence de lettre de relance préalable et la prescription de la créance, étaient infondés. Il a considéré que la créance était certaine et exigible, et que le titre exécutoire était suffisamment motivé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
N° TA45-2301141(TA45-2301141)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du maire de Blois de mettre fin à sa convention d'alternance pour le BPJEPS et le refus de l'autoriser à poursuivre sa formation. Le tribunal a jugé que la décision de rupture de la convention, fondée sur un comportement inapproprié, ne constituait pas une sanction disciplinaire et n'était donc pas soumise au respect des droits de la défense. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait, dès lors que le responsable du service jeunesse bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Enfin, le tribunal a considéré que les faits reprochés à M. A étaient établis et que la décision était suffisamment motivée, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2402315(TA45-2402315)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SA FICAP pour contester un titre exécutoire émis par Orléans Métropole le 10 avril 2024, d'un montant de 12.837,86 euros, correspondant à une indemnité d'occupation sans titre du domaine public après l'expiration de sa convention le 30 juin 2023. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance était fondée sur l'occupation fautive et que les moyens soulevés, notamment l'absence de précision sur la nature de la créance ou le défaut de lettre de relance préalable, n'étaient pas établis. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code général des collectivités territoriales, confirmant la légalité du titre exécutoire.
N° TA45-2501155(TA45-2501155)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un mur de clôture menaçant ruine, dont l'affaissement partiel sur la voie publique le 26 février 2025 constitue un péril pour la sécurité publique. L'expert devra constater l'état du mur, évaluer le caractère imminent du danger et proposer des mesures de mise en sécurité. La décision applique les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501130(TA45-2501130)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'une demande d'annulation d'une contrainte émise par l'Urssaf Centre-Val de Loire pour le paiement de cotisations sociales. Le tribunal a constaté que ce litige, portant sur l'application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence du tribunal judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 (2°) du code de justice administrative.