Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2200931(TA45-2200931)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS Avivat Construction, qui contestait une amende administrative de 14 000 euros infligée par le DREETS du Centre-Val de Loire sur le fondement des articles L. 8291-1 et L. 8291-2 du code du travail. La requête, tendant à la décharge ou à la réduction de cette amende, relevait du plein contentieux et nécessitait, en vertu de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, la représentation par un avocat. Malgré une demande de régularisation notifiée le 17 janvier 2025, la société n'a pas constitué avocat dans le délai imparti. En conséquence, l'irrecevabilité manifeste de la requête a été constatée, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2402701(TA45-2402701)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande portant sur un autre fondement. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré sa présence en France depuis sept ans et demi et ses enfants scolarisés. Enfin, le tribunal a écarté la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que la cellule familiale pouvait se reconstituer au Congo.
N° TA45-2200596(TA45-2200596)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société de plâtrerie et menuiserie (SPM) qui contestait une amende administrative de 1 700 euros infligée par le DREETS du Centre-Val de Loire sur le fondement des articles L. 8291-1 et L. 8291-2 du code du travail. La requête, tendant à la décharge de cette amende, relevait des litiges pour lesquels le ministère d'avocat est obligatoire en vertu de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. La société n'ayant pas régularisé sa requête après y avoir été invitée, celle-ci a été jugée manifestement irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500934(TA45-2500934)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour pour raisons de santé de Mme B, ressortissante congolaise. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la décision contestée ne faisait pas obstacle à la poursuite de sa formation et que l'intéressée ne justifiait pas de circonstances particulières. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.
N° TA45-2404703(TA45-2404703)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 23 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir refusait le séjour à M. A, ressortissant tunisien entré mineur en France, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a estimé que la décision méconnaissait l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre de séjour à un étranger ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance avant ses 16 ans et justifiant d'une insertion dans la société française. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à M. A dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA45-2401497(TA45-2401497)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante béninoise, contestant l'arrêté préfectoral du 11 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour d'un an et d'une fixation du pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992.
N° TA45-2405320(TA45-2405320)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C, aide-soignant, d'une demande de provision de 117 445 euros en réparation des préjudices subis suite à un accident de service reconnu imputable (mai 2019). L'établissement public de santé mentale Georges Daumezon ne contestait pas le principe de l'obligation, mais en contestait le montant. Le juge des référés a fait droit à la demande en condamnant l'établissement à verser une provision, en se fondant sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les rapports d'expertise médicale.
N° TA45-2300935(TA45-2300935)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de modification de sa pension de retraite. Le requérant, fonctionnaire mis à la retraite pour invalidité, demandait le report de la date d’effet de sa pension au 1er avril 2023. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision expresse de rejet du 19 décembre 2022, notifiée à son avocate, avait fait courir le délai de recours de deux mois, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et au titre des frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA45-2405310(TA45-2405310)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le refus était fondé sur une condamnation pénale inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire, en application des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas de précisions suffisantes pour contester la réalité de cette condamnation et que ses arguments personnels étaient inopérants. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500070(TA45-2500070)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 27 novembre 2024 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que ce refus d'enregistrement, motivé par le caractère incomplet du dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. M. B... ne contestant pas l'incomplétude de son dossier, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500938(TA45-2500938)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus d'hébergement d'urgence opposée par le département de Loir-et-Cher à Mme C, une ressortissante guinéenne enceinte et mère de deux jeunes enfants. En cours d'instance, le département s'est engagé à prendre en charge la requérante et ses enfants, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme C à l'aide juridictionnelle et a mis à la charge du département une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'obligation d'hébergement d'urgence.
N° TA45-2203559(TA45-2203559)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement d'instance de Mme B..., qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Blois à l'indemniser des préjudices subis par sa fille lors d'un accouchement par césarienne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande en ce sens, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501126(TA45-2501126)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune d'Artenay qui demandait l'expulsion de la troupe "Les Cascadeurs de l'Extrême" installée sans titre sur une parcelle. Le juge a constaté que la parcelle occupée appartenait à une personne morale de droit privé (la société Courtepaille), et non au domaine public. En conséquence, le litige relève du droit privé et non de la compétence de la juridiction administrative, entraînant le rejet de la requête pour incompétence.
N° TA45-2401975(TA45-2401975)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 mai 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens de légalité externe (incompétence de l'auteur de l'acte et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de la qualité de parent d'enfant français, la demande n'ayant pas été présentée sur ce fondement. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
N° TA45-2500809(TA45-2500809)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 21 décembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler la carte de résident de M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée et que les moyens soulevés, notamment l’erreur de droit concernant l’application des articles L. 433-2 et L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2201689(TA45-2201689)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B A, militaire, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident de trajet du 3 décembre 2018 et le placement en congé de longue durée pour maladie à solde réduite. Le tribunal a jugé que la décision du ministre des armées du 30 mars 2022 était suffisamment motivée et que le refus de reconnaître l'accident comme imputable au service n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, l'accident étant survenu sur un trajet non conforme à l'itinéraire habituel. Il a également estimé que la qualification du congé de longue durée pour maladie était légalement justifiée. Les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, en application du code de la défense et du code des pensions militaires d'invalidité.
N° TA45-2402950(TA45-2402950)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’une décision de la CAF d’Eure-et-Loir du 7 juin 2024, qui laissait à sa charge un trop-perçu de prime d’activité de 610,63 euros. En défense, la CAF a justifié avoir accordé à l’intéressé une remise totale de cette dette par une décision du 20 décembre 2024. Invité à confirmer le maintien de sa requête, M. A n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 6 mars 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de la requête en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2401073(TA45-2401073)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Bilobou d'une demande de décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle était assujettie pour 2023. Postérieurement à la requête, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de cette imposition. En conséquence, le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2500957(TA45-2500957)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence, prononcés par la préfète du Loiret. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du règlement Eurodac, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2203565(TA45-2203565)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'instance de Mme B..., qui contestait une décision du centre hospitalier régional et universitaire de Tours la plaçant en disponibilité pour raison de santé. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invitée, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La demande du centre hospitalier tendant à la condamnation de Mme B... aux frais de l'instance a été rejetée.