Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500906(TA45-2500906)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de la CAF du Loiret laissant à sa charge une dette de prestations familiales après remise partielle, ainsi que les modalités de recouvrement. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur des allocations familiales, relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 (2°) du code de justice administrative.
N° TA45-2301436(TA45-2301436)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'université d'Orléans de lui communiquer l'intégralité de ses données personnelles. Le tribunal a constaté que l'université avait déjà fourni un accès à ces données via plusieurs courriels et un pli recommandé, et que le requérant n'avait pas précisé quels documents manquaient. Les moyens soulevés ont été jugés inopérants ou insuffisamment étayés, permettant un rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500993(TA45-2500993)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A B d'une requête contestant une décision de l'Urssaf Centre-Val de Loire l'invitant à payer des cotisations sociales. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, qui est de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est un rejet pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 (2°) du code de justice administrative.
N° TA45-2500884(TA45-2500884)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 3 février 2025 par laquelle la directrice de l'EHPAD Résidence Louise de la Vallière avait infligé à Mme C..., aide-soignante, une sanction de suspension de la fonction publique hospitalière pour une durée de dix-huit mois. Le juge a relevé d'office un moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, estimant que la sanction prononcée ne figure pas parmi celles énumérées à l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique. La condition d'urgence a été jugée satisfaite compte tenu de la privation de ressources pour la requérante.
N° TA45-2500842(TA45-2500842)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret le 12 février 2025. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que, compte tenu de ses multiples condamnations pénales et de l'absence de liens familiaux stables en France, la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500999(TA45-2500999)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 26 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français, a transmis le dossier au Tribunal administratif de Rouen. Cette transmission est motivée par le fait que, postérieurement à l'introduction de la requête, le requérant a été assigné à résidence à Rouen, ce qui rend le tribunal de Rouen territorialement compétent en application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 351-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA45-2501002(TA45-2501002)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête du syndicat Sud Santé Sociaux 37. Celle-ci contestait une note de service du CHRU de Tours imposant que les jours de RTT soient posés en dehors des périodes de congés annuels, sous peine d'être requalifiés. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour engager la procédure sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas établie, faute de risque suffisamment imminent. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2300174(TA45-2300174)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’université d’Orléans refusant de lui communiquer des signalements effectués à son encontre. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête en raison d’un accord trouvé avec l’administration. Par une ordonnance du 4 mars 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA45-2500732(TA45-2500732)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 3 février 2025 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a retiré l'agrément d'enseignant en milieu pénitentiaire de M. A. Le requérant, professeur des écoles affecté au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran depuis 2009, contestait cette décision en invoquant l'urgence et un doute sérieux sur sa légalité, notamment l'absence de manquement aux obligations de sécurité et le caractère disproportionné du retrait. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la perte de revenus et le changement d'affectation invoqués ne constituaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'intéressé, et que son état de santé, bien que préoccupant, résultait d'une procédure disciplinaire distincte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400089(TA45-2400089)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur le refus implicite du directeur du centre de détention de Châteaudun de communiquer à M. A les décisions de fouille à nu des 5, 26 et 27 juin 2023. Pour les fouilles des 26 et 27 juin, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, les documents ayant été versés à l'instance. Concernant la fouille du 5 juin 2023, la requête a été rejetée comme irrecevable, le document étant inexistant, aucune fouille n'ayant eu lieu à cette date. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400205(TA45-2400205)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B C, agent territorial, d'une demande d'annulation de l'arrêté du maire de Guerche-sur-l'Aubois du 30 novembre 2023 refusant de reconnaître sa dépression nerveuse comme imputable au service. Le tribunal rappelle le cadre juridique applicable, notamment l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, qui prévoit un congé pour invalidité temporaire imputable au service en cas d'accident ou de maladie professionnelle. En l'espèce, la pathologie de Mme C n'étant pas désignée dans les tableaux de maladies professionnelles et le lien direct avec le service n'étant pas établi, le maire a légalement rejeté sa demande et l'a placée en congé de maladie ordinaire. La solution retenue est donc le rejet de la requête de Mme C.
N° TA45-2500058(TA45-2500058)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait par un recours pour excès de pouvoir les opérations de compensation effectuées par France Travail sur son allocation spécifique de solidarité (ASS). Le requérant demandait notamment la restitution des sommes compensées, la communication des justificatifs et la cessation de ces pratiques. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 3 mars 2025, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA45-2402189(TA45-2402189)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 3 mars 2025, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste pris par le président de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne. Le requérant demandait également le versement de jours de RTT et de congés annuels. En l’absence d’opposition, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la collectivité tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2402227(TA45-2402227)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C d'une demande d'annulation d'un arrêté du 2 avril 2024 par lequel le maire d'Orléans a accordé un permis de stationnement temporaire à la SARL A BLOC 2 pour une terrasse de 16 m². Le tribunal a constaté que cet arrêté avait été remplacé par un nouvel arrêté du 11 mai 2024, autorisant une terrasse de 21,4 m², ce qui rendait la requête sans objet. En application des articles R. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, le permis de stationnement sur le domaine public est précaire et révocable, et le tribunal a rejeté la requête de M. C.
N° TA45-2202691(TA45-2202691)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Action Lift contestant la décision du 1er juin 2022 confirmant la récupération d'un indu d'allocation d'activité partielle pour la période du 1er mars 2020 au 30 juin 2021. Le tribunal a jugé que les conclusions devaient être regardées comme dirigées contre la décision initiale du 10 mars 2022, et non contre le rejet du recours gracieux. Il a estimé que la décision de retrait de l'autorisation d'activité partielle, bien que créatrice de droits, était intervenue dans le délai légal de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.
N° TA45-2501026(TA45-2501026)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montrichard-Val-de-Cher. Cette demande visait à désigner un expert pour examiner une maison troglodyte menaçant ruine, en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que le bâtiment, propriété de M. C et Mme A, présente un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. En conséquence, un expert a été nommé pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2405112(TA45-2405112)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 21 novembre 2024 fixant la République démocratique du Congo comme pays de destination de son expulsion. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la même Convention combiné à l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA45-2300096(TA45-2300096)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A pour contester l'arrêté du maire de Joué-lès-Tours fixant la liste d'aptitude à la promotion interne au grade de technicien territorial pour 2022, au motif qu'il n'y figurait pas. Le requérant invoquait notamment un vice d'incompétence, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Par une ordonnance du 3 mars 2025, le tribunal a donné acte du désistement de M. A, ce dernier ayant été détaché en stage de promotion interne à compter de janvier 2025, rendant le litige sans objet. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées.
N° TA45-2404889(TA45-2404889)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant turc, d'une demande d'annulation du refus du préfet d'Eure-et-Loir d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés avait déjà rejeté la demande de suspension de cette décision le 25 novembre 2024, au motif qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant disposait d'un délai d'un mois à compter de la notification de cette ordonnance pour confirmer le maintien de sa requête au fond. La notification étant revenue avec la mention "n'habite pas à l'adresse indiquée" et M. B n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté. Par conséquent, le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA45-2405006(TA45-2405006)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa demande. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens soulevés étant considérés comme manifestement infondés.