Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2402189(TA45-2402189)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 3 mars 2025, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste pris par le président de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne. Le requérant demandait également le versement de jours de RTT et de congés annuels. En l’absence d’opposition, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la collectivité tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400205(TA45-2400205)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B C, agent territorial, d'une demande d'annulation de l'arrêté du maire de Guerche-sur-l'Aubois du 30 novembre 2023 refusant de reconnaître sa dépression nerveuse comme imputable au service. Le tribunal rappelle le cadre juridique applicable, notamment l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, qui prévoit un congé pour invalidité temporaire imputable au service en cas d'accident ou de maladie professionnelle. En l'espèce, la pathologie de Mme C n'étant pas désignée dans les tableaux de maladies professionnelles et le lien direct avec le service n'étant pas établi, le maire a légalement rejeté sa demande et l'a placée en congé de maladie ordinaire. La solution retenue est donc le rejet de la requête de Mme C.
N° TA45-2402833(TA45-2402833)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a refusé un titre de séjour à Mme C, ressortissante turque, et l'a obligée à quitter le territoire. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son mariage avec un résident de longue durée, de la naissance de son enfant en France et de son intégration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
N° TA45-2500641(TA45-2500641)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi en référé par le Crous d'Orléans-Tours pour obtenir l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement étudiant, a pris acte du désistement de la requête. Ce désistement fait suite au départ volontaire de l'occupant, M. C B, survenu le 27 février 2025. La procédure était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et la mission de service public de logement étudiant.
N° TA45-2500613(TA45-2500613)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du préfet de Loir-et-Cher, ordonne l'expulsion de M. B A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) de Vendôme. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que M. A se maintient irrégulièrement dans les lieux après la fin de son droit au séjour, que son comportement violent justifie l'urgence, et que la mesure est utile pour libérer une place destinée à d'autres bénéficiaires. L'expulsion est autorisée avec le concours de la force publique si nécessaire, et les biens meubles laissés sur place pourront être évacués aux frais de l'intéressé.
N° TA45-2300697(TA45-2300697)
Le Tribunal administratif d’Orléans a donné acte du désistement pur et simple de Mme A, ressortissante soudanaise, de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre l’arrêté du préfet d’Eure-et-Loir du 3 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et n’a donc pas examiné le fond du litige. Par ailleurs, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’avocate de Mme A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA45-2201720(TA45-2201720)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. C, qui contestait le refus du département d'Eure-et-Loir de lui communiquer des documents administratifs relatifs à son fils. Le tribunal a estimé que la décision du 20 janvier 2022 ne constituait pas un refus de communication faisant grief, et que M. C n'établissait pas que des occultations excessives rendaient les documents inexploitables. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 311-5 et L. 311-6) et le code de justice administrative.
N° TA45-2200543(TA45-2200543)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de Mme C contestant un titre exécutoire de 35,10 euros émis par le SIRIS de Bellegarde pour des frais de cantine de novembre 2021. La requérante soutenait avoir payé cette somme, mais le justificatif produit correspondait en réalité à la facture d'octobre 2021, et non à celle de novembre. Le juge a estimé que ce moyen était manifestement insusceptible de venir au soutien de la requête, en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. La décision confirme ainsi le bien-fondé du titre exécutoire.
N° TA45-2500640(TA45-2500640)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, ordonne l'expulsion de M. A du logement universitaire qu'il occupe sans titre depuis le 1er septembre 2024. La juridiction retient que le maintien de l'occupant fait obstacle à la mission de service public de logement étudiant, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge enjoint à M. A de libérer les lieux sous quinze jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des dispositions du code de l'éducation relatives aux missions des Crous.
N° TA45-2201789(TA45-2201789)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, aide-soignante stagiaire, qui contestait la décision du centre hospitalier de Blois mettant fin à son stage et prononçant sa radiation des cadres. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que la décision, fondée sur une appréciation de la manière de servir et non sur une sanction disciplinaire, n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur le décret n° 97-487 du 12 mai 1997 et le décret n° 2016-636 du 19 mai 2016 relatifs au stage dans la fonction publique hospitalière.
N° TA45-2202691(TA45-2202691)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Action Lift contestant la décision du 1er juin 2022 confirmant la récupération d'un indu d'allocation d'activité partielle pour la période du 1er mars 2020 au 30 juin 2021. Le tribunal a jugé que les conclusions devaient être regardées comme dirigées contre la décision initiale du 10 mars 2022, et non contre le rejet du recours gracieux. Il a estimé que la décision de retrait de l'autorisation d'activité partielle, bien que créatrice de droits, était intervenue dans le délai légal de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.
N° TA45-2402699(TA45-2402699)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante béninoise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, estimant que sa pathologie ne pouvait être prise en charge au Bénin. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment un certificat médical postérieur à la décision, étaient insuffisants pour démontrer l'absence de traitement approprié dans son pays d'origine, et a donc validé la décision préfectorale fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500639(TA45-2500639)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur demande du Crous d'Orléans-Tours, ordonne l'expulsion de Mme A C du logement universitaire qu'elle occupe sans titre depuis le 1er septembre 2024. La juridiction retient que le litige relève du juge administratif car le Crous exerce une mission de service public de logement étudiant, et que les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies, l'occupation sans droit faisant obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation relatives aux missions des Crous. Mme C est enjoint de libérer les lieux sous quinze jours, avec le cas échéant le concours de la force publique.
N° TA45-2500642(TA45-2500642)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, a ordonné l'expulsion de M. B, occupant sans titre depuis le 1er septembre 2024 d'un logement universitaire. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge ayant constaté l'urgence et l'utilité de la mesure pour assurer la continuité du service public du logement étudiant. Le tribunal a relevé que le maintien de l'occupant faisait obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant, sans que M. B ne conteste sérieusement son absence de titre. Les textes appliqués sont le code de l'éducation (articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-14) et le code de justice administrative.
N° TA45-2501026(TA45-2501026)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montrichard-Val-de-Cher. Cette demande visait à désigner un expert pour examiner une maison troglodyte menaçant ruine, en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que le bâtiment, propriété de M. C et Mme A, présente un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. En conséquence, un expert a été nommé pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2500629(TA45-2500629)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 18 septembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du fait du silence gardé par l'administration pendant quatre mois. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui n'est pas permis par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA45-2404908(TA45-2404908)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans concerne le refus de titre de séjour opposé par le préfet d'Indre-et-Loire à Mme B A, ressortissante sri-lankaise, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour raison médicale. La requérante conteste l'arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 en invoquant notamment un défaut de communication de l'avis du collège de médecins de l'OFII, une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation liée à la pénurie de médicaments au Sri Lanka. Le tribunal, après avoir pris connaissance de l'avis médical du 6 septembre 2024, examine la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA et de l'arrêté du 27 décembre 2016. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance s'inscrit dans le cadre du contentieux des refus de séjour pour soins.
N° TA45-2401189(TA45-2401189)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. et Mme B contestant un arrêté d'alignement de la route départementale n° 167 pris par le président du conseil départemental du Cher. Le tribunal rappelle que l'arrêté d'alignement individuel, en l'absence de plan, est un acte purement déclaratif qui se borne à constater les limites actuelles de la voie publique, sans effet sur le droit de propriété. Il précise que les contestations relatives à la propriété des immeubles riverains relèvent de la compétence du juge judiciaire et ne peuvent être utilement soulevées devant lui. En conséquence, le tribunal estime que les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l'atteinte à leur droit de propriété, sont inopérants.
N° TA45-2300096(TA45-2300096)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A pour contester l'arrêté du maire de Joué-lès-Tours fixant la liste d'aptitude à la promotion interne au grade de technicien territorial pour 2022, au motif qu'il n'y figurait pas. Le requérant invoquait notamment un vice d'incompétence, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Par une ordonnance du 3 mars 2025, le tribunal a donné acte du désistement de M. A, ce dernier ayant été détaché en stage de promotion interne à compter de janvier 2025, rendant le litige sans objet. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées.
N° TA45-2404357(TA45-2404357)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Cher. Le tribunal a écarté les moyens d'illégalité externe (absence de date, incompétence) et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait ou de droit en appliquant l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a également estimé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.