Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401863(TA45-2401863)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que ce droit ne pouvait être utilement invoqué en l'espèce. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, sur le fondement des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500940(TA45-2500940)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement tardive, car enregistrée le 25 février 2025 alors que l'arrêté avait été notifié le 24 janvier 2025, soit au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 614-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les allégations du requérant sur l'impossibilité d'agir en raison de son incarcération n'ont pas été étayées.
N° TA45-2202513(TA45-2202513)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait l'avis de la Caisse des dépôts et consignations fixant à 15 % son taux d'incapacité permanente partielle pour une tendinopathie de l'épaule droite reconnue comme maladie professionnelle. La requérante demandait une nouvelle expertise et l'annulation de cet avis pour erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que le taux de 15 % était conforme au barème indicatif prévu à l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, applicable via le décret n° 2005-442 du 2 mai 2005, et que les éléments médicaux ne justifiaient pas une majoration. La solution retenue est le rejet de la requête, sans ordonner d'expertise complémentaire.
N° TA45-2401339(TA45-2401339)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tchadienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait un vice de procédure et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le vice de procédure, le préfet ayant bien saisi le collège des médecins de l'OFII, et a jugé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour remettre en cause l'avis médical défavorable. En conséquence, le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement ont été validés.
N° TA45-2201418(TA45-2201418)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, chirurgien orthopédiste, qui contestait son classement au troisième échelon de praticien hospitalier par le Centre national de gestion (CNG). Le requérant soutenait que l'administration aurait dû prendre en compte son expérience professionnelle acquise au Liban pour son reclassement. Le tribunal a jugé que les services accomplis au Liban ne pouvaient être pris en compte, car ils ne relevaient ni d'un contrat de coopération (2° de l'article R. 6152-15 du code de la santé publique) ni d'un exercice dans un État membre de l'UE ou de l'EEE (3° du même article). Par conséquent, la décision du CNG, fondée sur les articles R. 6152-15, R. 6152-17, R. 6152-20 et R. 6152-21 du code de la santé publique, a été validée.
N° TA45-2202607(TA45-2202607)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier intercommunal d'Amboise Château-Renault pour des fautes lors d'une séance de kinésithérapie le 29 juin 2010. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'hôpital ne pouvait être engagée, faute de preuve d'un lien direct entre la chute alléguée et les douleurs et complications ultérieures du genou. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions indemnitaires, en application des principes de responsabilité pour faute du droit administratif.
N° TA45-2500722(TA45-2500722)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 27 février 2025, s'est déclaré territorialement incompétent pour connaître du recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime l'obligeant à quitter le territoire français. En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 221-3 du même code, le juge a constaté que le requérant avait été assigné à résidence à Canteleu (Seine-Maritime) après sa libération du centre de rétention d'Olivet. Par conséquent, le litige relève désormais de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Rouen, auquel le dossier a été transmis.
N° TA45-2500907(TA45-2500907)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 suspendant le permis de conduire de M. B pour neuf mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requête en annulation au fond sera jugée prochainement (le 26 mars 2025). Les moyens invoqués, notamment l'impact professionnel et l'absence de transports, ne suffisent pas à caractériser une urgence justifiant une suspension provisoire. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500918(TA45-2500918)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 novembre 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante ivoirienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de l'entrée récente de l'intéressée en France et du caractère récent de sa relation avec un ressortissant français. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée, et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2500698(TA45-2500698)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de Loir-et-Cher portant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et un arrêté d'assignation à résidence du préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière et que le refus de délai de départ volontaire était fondé sur le risque de soustraction à la mesure, au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'interdiction de retour et l'assignation à résidence étaient légales et proportionnées.
N° TA45-2403486(TA45-2403486)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le requérant invoquait son état de santé (hépatite B) pour obtenir un titre sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de sa pathologie, M. A n'établissait pas l'absence de traitement approprié en Guinée, et a donc validé la décision préfectorale fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue confirme le refus de séjour et la mesure d'éloignement.
N° TA45-2204376(TA45-2204376)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, aide-soignante en EHPAD, contestant le refus de l'établissement de lui verser la prime "Grand âge" prévue par le décret n° 2020-66 du 30 janvier 2020. La requérante soutenait remplir les conditions pour bénéficier de cette prime, notamment en raison de son mandat syndical. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours n'était pas opposable faute de notification régulière des décisions attaquées. Sur le fond, il a jugé que Mme B, bien que bénéficiant d'une décharge totale d'activité pour son mandat syndical, exerçait toujours ses fonctions d'aide-soignante et remplissait les conditions pour percevoir la prime "Grand âge". En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de refus et enjoint à l'EHPAD de verser la prime à Mme B à compter du 1er janvier 2020, dans un délai de deux mois.
N° TA45-2402569(TA45-2402569)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 11 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Sur le fond, elle a estimé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII selon lequel Mme A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, sans que les documents médicaux produits ne contredisent cet avis.
N° TA45-2403488(TA45-2403488)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en refusant le titre, en raison des résultats scolaires insuffisants et du comportement inapproprié de l'intéressé, malgré son suivi d'une formation professionnelle. La décision portant obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, faute d'illégalité du refus de titre. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA45-2402576(TA45-2402576)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a examiné la demande sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle pour les anciens mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, en raison des résultats insuffisants de M. A en formation, de ses difficultés en français et de la persistance de liens avec sa famille restée en Guinée. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2202181(TA45-2202181)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, détenu au centre de détention de Châteaudun, d'une demande de paiement d'arriérés de salaire pour son travail en atelier entre juillet 2018 et janvier 2022. Le tribunal a jugé que sa rémunération brute devait être calculée sur la base de 45 % du SMIC horaire, conformément à l'article D. 432-1 du code de procédure pénale. Toutefois, pour déterminer le montant net dû, il a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment l'article R. 381-99, et a déduit les cotisations sociales (CSG et CRDS) à la charge du détenu. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. B la somme de 2 436,76 euros, assortie des intérêts au taux légal, et a rejeté le surplus de ses conclusions.
N° TA45-2500535(TA45-2500535)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 6 janvier 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien confié à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que le refus de renouvellement portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa scolarité et de son contrat d'apprentissage. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2500949(TA45-2500949)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi que de son éloignement prévu vers la Côte d'Ivoire. Le juge estime que la requête ne relève pas de la procédure de référé liberté, car les voies de recours spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile offrent des garanties équivalentes et que M. A n'invoque aucun changement de circonstances depuis le jugement du 26 décembre 2024 ayant déjà rejeté ses recours.
N° TA45-2500733(TA45-2500733)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant son transfert aux autorités allemandes responsables de l’examen de sa demande d’asile, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l’arrêté de transfert était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les obligations d’information et d’entretien prévues par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également estimé que les autorités allemandes avaient été saisies dans les délais et avaient donné leur accord, et que l’obligation de présentation bimensuelle était proportionnée. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2400625(TA45-2400625)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui communiquer une copie de la décision 48 SI de 2014, afin de lui permettre de repasser son permis de conduire. En cours d'instance, le ministre a communiqué la décision litigieuse et M. B a obtenu un nouveau permis, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer.