Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500952(TA45-2500952)
Le Tribunal administratif d'Orléans, par une ordonnance du 28 mars 2025, a été saisi par M. A B d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an. Constatant que le requérant résidait à Melun (77000), le tribunal a estimé, sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun. En application de l’article R. 351-3 du même code, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2501201(TA45-2501201)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision de refus de titre de séjour prise par le préfet d'Indre-et-Loire le 6 septembre 2024 à l'encontre de M. B, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant passant d'une situation régulière à une situation irrégulière avec des conséquences sur son contrat d'apprentissage et son hébergement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas procédé à un examen réel et sérieux de la demande au regard des articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2400329(TA45-2400329)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de non-opposition à déclaration préalable prise par le maire de Cléry-Saint-André pour l'installation d'écrans acoustiques dans une déchetterie. Le juge a constaté que M. A n'avait pas respecté l'obligation de notification de son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation, prévue à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée. Les demandes de frais de justice présentées par la commune et la communauté de communes ont également été rejetées.
N° TA45-2501231(TA45-2501231)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par la SARL Larrey Ambulances. La société contestait les décisions des 28 février et 4 mars 2025 par lesquelles l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire avait retiré l'autorisation de mise en service d'une ambulance et abrogé son agrément. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'étant plus en capacité d'effectuer des transports sanitaires en raison de la saisie d'un véhicule et de problèmes d'effectifs. Il a également écarté l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, relevant que la procédure contradictoire avait été respectée et que les sanctions étaient justifiées par le non-respect des conditions d'agrément prévues par le code de la santé publique.
N° TA45-2501229(TA45-2501229)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. D, ressortissant guyanien faisant l’objet d’une interdiction judiciaire définitive du territoire français, afin d’annuler l’arrêté préfectoral du 13 mars 2025 fixant le pays de destination de son éloignement. À l’audience, M. D a exprimé son souhait de se désister de son recours, désistement jugé pur et simple par le tribunal. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance par jugement du 27 mars 2025, sans examiner le bien-fondé de la décision attaquée. La procédure s’inscrit dans le cadre des articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501257(TA45-2501257)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement (Tunisie) suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, faute de preuve de risques personnels en cas de retour. La demande de communication du dossier administratif a également été rejetée, la procédure étant contradictoire et en état d'être jugée.
N° TA45-2202656(TA45-2202656)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, qui reprochait au centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges une faute lors d'une intervention chirurgicale bariatrique du 26 mai 2016, ayant nécessité une laparotomie et causé une éventration, ainsi qu'un défaut de suivi nutritionnel. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de Mme A et de la CPAM, estimant que l'hémorragie survenue lors de l'introduction des trocarts constituait un accident médical non fautif relevant d'un aléa thérapeutique, et non une faute. Il a également jugé que le défaut de suivi allégué n'était pas établi. En conséquence, les frais d'expertise, liquidés à 900 euros, ont été mis à la charge de Mme A.
N° TA45-2201747(TA45-2201747)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de Mme C, agissant pour sa fille mineure E D, visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Bourges pour une prise en charge post-opératoire fautive suite à une fracture du coude. Le tribunal a reconnu une faute dans la prise en charge, mais a estimé que celle-ci n'avait entraîné qu'une perte de chance de 50 % d'éviter un déplacement secondaire, limitant ainsi l'indemnisation des préjudices temporaires de l'enfant (déficit fonctionnel, tierce personne, souffrances, préjudice esthétique) à un montant total réduit. La CPAM du Cher a obtenu le remboursement de ses débours, également limité à 50 %, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de gestion. Les frais d'expertise ont été partagés entre les parties, et la demande de Mme C au titre des frais de justice a été partiellement accordée.
N° TA45-2501159(TA45-2501159)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir fixant le pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire français. Le requérant soutenait que la décision avait été prise en méconnaissance du principe du contradictoire, faute d'avoir bénéficié d'un interprète lors de la procédure préalable. Le tribunal a jugé que M. A avait signé sans réserve le procès-verbal d'audition et le courrier d'observations, et que la présence d'un interprète n'était pas nécessaire dès lors qu'il avait été en mesure de s'expliquer. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2501406(TA45-2501406)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du lieu de résidence de l'intéressé à la date de la décision attaquée. M. B... étant domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis), le tribunal administratif de Montreuil est territorialement compétent. Par ordonnance, le tribunal d'Orléans a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2501478(TA45-2501478)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Garnay fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 2 rue Creuse, dont le propriétaire est M. A D, en raison d'un péril pour la sécurité publique lié à un dégât des eaux ayant fragilisé la structure. L'expert devra, dans les 24 heures, constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 511-9, R. 511-2, R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501421(TA45-2501421)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue par la juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de l'arrêté du 8 janvier 2025 par lequel le recteur de l'académie d'Orléans-Tours a prononcé la sanction disciplinaire de déplacement d'office à l'encontre de M. B A, enseignant. Le requérant invoque l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, en soutenant notamment qu'il est victime d'un acharnement en raison de son statut de lanceur d'alerte, que la procédure disciplinaire est entachée de détournement de pouvoir et que les griefs retenus ne sont pas fondés. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des référés suspension, nécessitant la démonstration d'une urgence et d'un moyen propre à créer un doute sérieux. Les textes potentiellement appliqués incluent l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions relatives à la protection des lanceurs d'alerte (loi du 9 décembre 2016, loi du
N° TA45-2501324(TA45-2501324)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 27 novembre 2024 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était légale, car l'éloignement de l'intéressé, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les modalités de contrôle, bien que divisibles de la mesure, étaient proportionnées et ne portaient pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur d'appréciation et de la disproportion ont été écartés.
N° TA45-2402949(TA45-2402949)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d’un indu d’aide au logement de 1 539,46 euros pour la période de mars 2022 à décembre 2023. Le juge a estimé que, malgré ses difficultés financières, M. B n’était pas dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale, car il avait déjà obtenu une remise partielle de 384,87 euros et pouvait rembourser le solde par mensualités de 50 euros. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives aux aides au logement et sur le pouvoir du juge de plein contentieux d’apprécier la situation de précarité et la bonne foi du débiteur.
N° TA45-2501419(TA45-2501419)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par la société Mouhet PV d'un recours contre une décision préfectorale soumettant son projet d'ombrières agrivoltaïques à évaluation environnementale, se déclare incompétent territorialement. Il estime que ce litige, portant sur une décision concernant un immeuble situé dans l'Indre, relève de la compétence du tribunal administratif de Limoges en application de l'article R. 312-7 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2501343(TA45-2501343)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du garde des sceaux du 13 février 2025 affectant M. B... au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. La juge a estimé que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors que le changement d'affectation entre établissements de même nature n'a pas modifié le régime de détention ni porté atteinte aux droits fondamentaux du détenu, notamment son droit à la défense garanti par l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2501321(TA45-2501321)
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans a rejeté la demande de suspension de la saisie à tiers détenteur émise par la trésorerie hospitalière du Loiret à l’encontre de M. C... pour le recouvrement de créances hospitalières. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’établir une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et professionnelle, malgré l’indisponibilité de sommes modiques sur ses comptes. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2403145(TA45-2403145)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de M. A contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 335,29 euros. Le juge a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier la situation de précarité et la bonne foi du débiteur au regard des circonstances de fait. Constatant que M. A n’a produit aucun justificatif détaillé de ses ressources et charges, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n’était pas établie. La décision est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation.
N° TA45-2403108(TA45-2403108)
Amende administrative pour omission déclarative de ressources (RSA). Tribunal administratif d'Orléans, juge unique, statuant en urgence. Rejet de la requête de M. B contestant l'amende de 2 083 € et le titre exécutoire émis par le président du conseil départemental de Loir-et-Cher. Le tribunal a jugé que l'omission de déclaration, même imputée à un comptable, justifiait la sanction sur le fondement de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles, et que son montant n'était pas disproportionné.
N° TA45-2403065(TA45-2403065)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d’activité. Le juge a estimé que le requérant, qui avait omis de déclarer ses pensions de retraite pendant un an, ne pouvait légitimement ignorer cette obligation, ce qui exclut sa bonne foi. En conséquence, la demande de remise a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner sa situation financière. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.