Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500630(TA45-2500630)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A se disant Amroch, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le requérant avait pu faire valoir ses observations, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en estimant que son comportement constituait une menace pour l'ordre public et qu'il existait un risque de fuite. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la directive 2008/115/CE.
N° TA45-2500749(TA45-2500749)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, a transmis le dossier au Tribunal administratif d'Amiens. Cette transmission est motivée par le changement de situation de M. A, qui a été assigné à résidence dans l'Oise après sa libération du centre de rétention d'Olivet. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la compétence territoriale relève désormais du tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu d'assignation à résidence.
N° TA45-2500697(TA45-2500697)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A D, ressortissant libyen, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a estimé que les moyens invoqués, notamment le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier.
N° TA45-2500152(TA45-2500152)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) lui refusant les conditions matérielles d’accueil. Par un mémoire du 31 janvier 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 février 2025. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA45-2500607(TA45-2500607)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 décembre 2024 par lequel le président de la communauté de communes du Grand Châteaudun a licencié M. B pour insuffisance professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui percevra une indemnité de fin de contrat et des allocations chômage, ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, compte tenu notamment de ses biens immobiliers et de la précarité inhérente à son contrat à durée déterminée. Par ailleurs, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité de la décision, l'insuffisance professionnelle étant établie par des éléments précis, tels que des difficultés d'intégration et une maîtrise insuffisante des finances publiques et des marchés publics, sans que le requérant ne conteste sérieusement ces griefs.
N° TA45-2500787(TA45-2500787)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'expérimentation du projet " Bourgogne Village ". La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, les requérants n'établissant pas que l'opération, d'une durée limitée et visant à tester de nouveaux aménagements, porterait une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation ou à celle de leurs enfants, nonobstant les difficultés de circulation invoquées. Le juge relève également que les requérants ont été informés de l'expérimentation et que les modifications projetées ne présentent pas un caractère irréversible de nature à justifier une suspension. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA45-2500561(TA45-2500561)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la menace pour l'ordre public constituée par ses multiples condamnations pénales. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6.
N° TA45-2500371(TA45-2500371)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C E, ressortissant somalien, contestant l'arrêté du 18 janvier 2025 modifiant les modalités de son assignation à résidence, notamment l'obligation de pointage quotidien. Le tribunal a annulé la décision contestée, estimant qu'elle était insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 732-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue repose sur le défaut de motivation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA45-2500558(TA45-2500558)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. G, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé que l'arrêté avait été signé un dimanche par un sous-préfet, et a estimé qu'il incombait à l'administration de prouver la compétence du signataire en produisant le tableau de permanence, ce qu'elle n'a pas fait. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté pour incompétence de l'auteur de l'acte, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA45-2500721(TA45-2500721)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait au juge des référés, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car elle présentait simultanément des demandes fondées sur deux procédures de référé distinctes, ce qui n'est pas autorisé. En outre, la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de diligences pour renouveler son récépissé avant son expiration. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500628(TA45-2500628)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du 11 février 2025 du préfet du Loiret l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, le juge estimant que les décisions étaient légales et proportionnées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales pertinentes.
N° TA45-2500485(TA45-2500485)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B visant à suspendre le refus de la commune de Saint-Benoit-sur-Loire de la placer en congé de longue maladie (CLM) et sa radiation des cadres pour abandon de poste. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme B n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation financière, et ayant saisi le juge tardivement. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité des décisions, le maire n'étant pas lié par l'avis du conseil médical et le refus de CLM étant justifié. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative (article L. 521-1) et les décrets relatifs aux congés de maladie dans la fonction publique.
N° TA45-2302868(TA45-2302868)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme E, agissant pour elle-même et son fils mineur C, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'absence de 60 heures d'enseignement de français durant l'année scolaire 2022-2023 au lycée Léonard de Vinci à Amboise. Le tribunal a reconnu que l'absence de remplacement d'un enseignant, malgré les diligences de l'administration, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation d'assurer la continuité du service public de l'éducation. Il a accordé 600 euros à C pour le préjudice lié à ses apprentissages, mais a rejeté la demande de Mme E pour préjudice moral, faute de lien de causalité direct avec la carence du service. Cette décision s'appuie sur les articles L. 122-1-1 et suivants du code de l'éducation.
N° TA45-2500304(TA45-2500304)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d’une requête en référé visant à enjoindre à la préfète du Loiret de statuer sur sa demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré le 24 janvier 2025. Le juge des référés, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 18 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500445(TA45-2500445)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant somalien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 janvier 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision régulière. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions du 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les objectifs de la directive 2013/33/UE. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2500516(TA45-2500516)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. La décision était fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du dépôt tardif de sa demande d’asile, sans motif légitime établi. Mme B n’a pas apporté de preuves suffisantes de sa vulnérabilité ou de problèmes de santé justifiant ce retard. Le tribunal a néanmoins prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
N° TA45-2302858(TA45-2302858)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B D, agissant pour elle-même et son fils mineur A E, qui demandait la condamnation de l'État pour le préjudice résultant de l'absence de 48 heures d'enseignement de français durant l'année scolaire 2022-2023 au lycée Léonard de Vinci. Le tribunal a reconnu que cette carence, non justifiée par les nécessités du service, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 122-1-1 et suivants du code de l'éducation. Il a accordé une indemnité de 100 euros à A E pour le préjudice subi, tout en rejetant la demande de Mme D pour son propre préjudice moral, estimé non établi. La solution retenue s'appuie sur le principe de continuité du service public d'enseignement et les obligations légales de l'État en matière d'éducation.
N° TA45-2400760(TA45-2400760)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la CAF d’Indre-et-Loire de lui accorder une remise gracieuse de 830,85 euros de prime d’activité. En cours d’instance, la CAF a notifié à l’intéressé une décision de remise totale de cette dette le 25 novembre 2024. Le juge, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2302867(TA45-2302867)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de Mme B E et de sa fille D C, qui sollicitaient la condamnation de l'État pour le préjudice subi en raison de l'absence de 58 heures d'enseignement de français au lycée Léonard de Vinci à Amboise durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation légale d'assurer un enseignement régulier, en application des articles L. 122-1-1 et suivants du code de l'éducation. Il a estimé que les carences du service public d'éducation constituaient une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, indépendamment des difficultés de remplacement invoquées par le rectorat. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 580 euros à D C pour son préjudice lié au retard dans ses apprentissages, et 300 euros à Mme B E pour son préjudice moral, tout en rejetant le surplus des demandes.
N° TA45-2402895(TA45-2402895)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une requête en injonction visant à obtenir un hébergement auprès de la préfète du Loiret. En cours d'instance, l'administration a attribué au requérant un logement dans une résidence sociale à Orléans, rendant la demande sans objet. Par ordonnance du 18 février 2025, le magistrat désigné a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté le surplus, notamment les frais de justice, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.