Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500759(TA45-2500759)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de la Confédération générale du travail Force ouvrière et de la Fédération nationale de l'action sociale Force ouvrière. Les syndicats demandaient la suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 17 février 2025, qui réquisitionnait des personnels grévistes pour assurer la continuité de l'activité d'un foyer d'accueil médicalisé et d'une maison d'accueil spécialisée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la requête était manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code. La solution retenue est fondée sur l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, qui permet au préfet de requérir des personnes en cas d'urgence pour garantir l'ordre public, la sécurité et la continuité des soins dans les établissements médico-sociaux.
N° TA45-2500668(TA45-2500668)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté de transfert vers le Portugal. La décision a été jugée irrecevable car la requête a été enregistrée le 13 février 2025, bien après l’expiration du délai de recours de sept jours suivant la notification de l’arrêté le 2 décembre 2024. Le tribunal a rappelé que ce délai, prévu aux articles L. 572-4 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’est susceptible d’aucune prorogation, y compris par une demande d’aide juridictionnelle.
N° TA45-2500445(TA45-2500445)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant somalien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 janvier 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision régulière. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions du 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les objectifs de la directive 2013/33/UE. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2500529(TA45-2500529)
Cette ordonnance du Tribunal administratif d'Orléans, prise par un magistrat désigné, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que, depuis l'introduction de la requête, M. B a été libéré du centre de rétention d'Olivet et assigné à résidence dans le département de la Gironde par un arrêté préfectoral du 10 février 2025. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estime ne plus être territorialement compétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Bordeaux, désormais compétent pour connaître du litige.
N° TA45-2302864(TA45-2302864)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme D C, agissant pour elle-même et sa fille mineure A E, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'absence de 58 heures d'enseignement de français au lycée Léonard de Vinci à Amboise durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a jugé que cette carence, non justifiée par les nécessités du service et malgré les diligences de l'administration, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 122-1-1 et suivants du code de l'éducation. Il a accordé 100 euros à A E pour son préjudice moral et d'apprentissage, et 150 euros à Mme C pour son préjudice moral propre. La somme de 700 euros demandée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA45-2500530(TA45-2500530)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral interdisant le retour sur le territoire français pour un an, a transmis l'affaire au Tribunal administratif de Rouen. Cette décision est motivée par le changement de situation de M. A, qui, après sa libération du centre de rétention d'Olivet, a été assigné à résidence au Havre. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du tribunal de Rouen.
N° TA45-2500532(TA45-2500532)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Charente-Maritime fixant le pays de destination de l'éloignement de M. A B, a constaté un changement de situation. Suite à la libération de l'intéressé du centre de rétention d'Olivet et à son assignation à résidence à La Rochelle, le tribunal a estimé ne plus être territorialement compétent. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Poitiers, territorialement compétent.
N° TA45-2500556(TA45-2500556)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Calvados l'obligeant à quitter le territoire français, constate que le requérant réside en Belgique. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal compétent pour connaître des litiges relatifs aux décisions de police est celui du lieu de résidence de l'intéressé. A défaut de résidence en France, le litige relève du tribunal administratif de Paris en vertu de l'article R. 312-19 du même code. Par ordonnance, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Paris.
N° TA45-2500516(TA45-2500516)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. La décision était fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du dépôt tardif de sa demande d’asile, sans motif légitime établi. Mme B n’a pas apporté de preuves suffisantes de sa vulnérabilité ou de problèmes de santé justifiant ce retard. Le tribunal a néanmoins prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
N° TA45-2202156(TA45-2202156)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association DAMMO demandant l'annulation du refus implicite d'Orléans Métropole de mettre en conformité la rue Gambetta. Le tribunal a jugé que l'absence d'accusé de réception de la demande était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des prescriptions techniques d'accessibilité (arrêté du 15 janvier 2007) et des obligations en matière d'aménagements cyclables (article L. 228-2 du code de l'environnement), n'étaient pas fondés.
N° TA45-2302860(TA45-2302860)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C, agissant pour elle-même et son fils B, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’absence de 39 heures d’enseignement de français subie par B durant l’année scolaire 2022-2023 au lycée Léonard de Vinci. Le tribunal a jugé que l’État avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en raison de ce manquement à son obligation légale d’assurer la continuité du service public d’éducation, fondée sur le code de l’éducation. Il a accordé 390 euros à B pour son préjudice lié au retard dans ses apprentissages, mais a rejeté la demande de Mme C pour préjudice moral, estimant qu’elle n’était pas établie.
N° TA45-2200253(TA45-2200253)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association Droit accessibilité mobilité métropole Orléans (DAMMO) qui demandait l'annulation du refus implicite d'Orléans Métropole de mettre en conformité la rue Landreloup avec les normes d'accessibilité pour les personnes handicapées, les aménagements cyclables et la sécurité des piétons. Le tribunal a examiné la légalité de la décision au regard des textes applicables, notamment l'arrêté du 15 janvier 2007, l'article L. 228-2 du code de l'environnement et l'article L. 118-5-1 du code de la voirie routière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de l'association, sans qu'il soit nécessaire de détailler ici les motifs précis du jugement.
N° TA45-2302868(TA45-2302868)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme E, agissant pour elle-même et son fils mineur C, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'absence de 60 heures d'enseignement de français durant l'année scolaire 2022-2023 au lycée Léonard de Vinci à Amboise. Le tribunal a reconnu que l'absence de remplacement d'un enseignant, malgré les diligences de l'administration, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation d'assurer la continuité du service public de l'éducation. Il a accordé 600 euros à C pour le préjudice lié à ses apprentissages, mais a rejeté la demande de Mme E pour préjudice moral, faute de lien de causalité direct avec la carence du service. Cette décision s'appuie sur les articles L. 122-1-1 et suivants du code de l'éducation.
N° TA45-2500304(TA45-2500304)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d’une requête en référé visant à enjoindre à la préfète du Loiret de statuer sur sa demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré le 24 janvier 2025. Le juge des référés, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 18 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500457(TA45-2500457)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 2 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA45-2304056(TA45-2304056)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Amexbois, qui demandait la condamnation de la commune d'Esvres-sur-Indre à l'indemniser de son éviction irrégulière d'un marché de travaux. Le tribunal a estimé que, malgré des erreurs matérielles dans le rapport d'analyse des offres, la note attribuée à la société requérante reflétait correctement la qualité de son offre et que, même en corrigeant ces erreurs, elle n'aurait pas été déclarée attributaire. Par conséquent, la demande indemnitaire a été rejetée, de même que les conclusions d'appel en garantie de la commune contre la société Paysagemania.
N° TA45-2302862(TA45-2302862)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C, agissant pour lui-même et sa fille mineure, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’absence de 58 heures d’enseignement de français au lycée Léonard de Vinci d’Amboise durant l’année scolaire 2022-2023. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour carence fautive du service public d’éducation, en application des articles L. 122-1-1 et suivants du code de l’éducation, jugeant que l’administration n’avait pas pris les mesures suffisantes pour assurer la continuité pédagogique. Il a condamné l’État à verser 580 euros à la mineure pour son préjudice scolaire et 300 euros à M. C pour son préjudice moral, tout en rejetant le surplus des conclusions.
N° TA45-2500772(TA45-2500772)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat Force ouvrière visant à suspendre l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 17 février 2025. Cet arrêté réquisitionnait des personnels grévistes du foyer d'accueil médicalisé "Les Maisonnées" pour assurer la continuité des soins et la sécurité des résidents. Le juge a estimé que la mesure de réquisition, fondée sur l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, était justifiée par l'urgence et proportionnée aux nécessités de l'ordre public et de la santé publique, compte tenu de la vulnérabilité des personnes accueillies. Il a ainsi considéré qu'il n'y avait pas d'atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève, liberté fondamentale.
N° TA45-2500515(TA45-2500515)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision est fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit un refus en cas de demande de réexamen de l'asile, situation dans laquelle se trouvait la requérante. Le tribunal estime que Mme B ne démontre pas une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation, malgré des problèmes de santé, faute de documents récents probants. La solution retenue est le rejet de l'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2500404(TA45-2500404)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé de M. A, qui sollicitait la protection de ses droits au séjour, au travail et au logement. Le juge a constaté que la demande ne contenait pas de conclusions claires, la rendant irrecevable. Il a fait application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter une requête manifestement irrecevable sans procédure contradictoire.