Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500728(TA45-2500728)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de M. A B, adjoint technique territorial, visant à suspendre le refus du maire de Vannes-sur-Cosson de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 9 juillet 2024 (syndrome anxiodépressif lors d'un entretien). Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la baisse de revenus invoquée (passage au demi-traitement) ne constituait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant, au regard notamment de l'absence de précisions sur ses charges et de la possibilité de solliciter des allocations. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA45-2500708(TA45-2500708)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait la décision du maire de Mardié d'exclure son fils A des activités périscolaires et extrascolaires, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation garanti par la Constitution et le code de l'éducation. Le juge a estimé que la privation de scolarisation ou de formation adaptée, notamment pour un enfant handicapé, peut constituer une telle atteinte, mais que le requérant n'a pas justifié de circonstances caractérisant une situation d'urgence nécessitant une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le bien-fondé des autres moyens.
N° TA45-2500703(TA45-2500703)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Confédération générale du travail Force ouvrière et de la Fédération nationale de l'action sociale Force ouvrière. Les syndicats demandaient la suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 14 février 2025 réquisitionnant des personnels grévistes d'un foyer d'accueil médicalisé et d'une maison d'accueil spécialisée pour assurer la continuité des soins. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requête a été enregistrée le 16 février 2025, soit après l'expiration de l'arrêté de réquisition qui prenait fin le 17 février 2025. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA45-2405466(TA45-2405466)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, un ressortissant marocain, comme irrecevable. Ce dernier avait transmis au tribunal la copie d'un recours gracieux adressé au préfet d'Eure-et-Loir contre un arrêté du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que la transmission de ce recours administratif ne constituait pas une requête formée contre une décision, comme l'exigent les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code pour irrecevabilité manifeste.
N° TA45-2500700(TA45-2500700)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D et Mme C. Ces derniers demandaient l'annulation de l'expérimentation du projet "Bourgogne Village" prévue le 22 février 2025, invoquant une atteinte à leurs libertés fondamentales en raison des difficultés d'accès pour leur enfant polyhandicapé. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, les requérants ayant eu connaissance du projet le 7 février 2025 et l'expérimentation ne débutant que le 22 février 2025. La requête a donc été rejetée sans examen des autres conditions posées par l'article L. 521-2.
N° TA45-2500695(TA45-2500695)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat départemental de l'action sociale FO d'Indre-et-Loire. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 février 2025 réquisitionnant des personnels grévistes pour assurer la continuité des soins dans les établissements "Les Maisonnées". Le juge a estimé que la réquisition, prise sur le fondement de l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, était justifiée par l'urgence et proportionnée aux nécessités de l'ordre public et de la santé publique, ne portant ainsi pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève.
N° TA45-2500699(TA45-2500699)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la confédération générale du travail force ouvrière et de la fédération nationale de l'action sociale force ouvrière. Les syndicats demandaient la suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 février 2025 réquisitionnant des personnels grévistes du foyer d'accueil médicalisé et de la maison d'accueil spécialisée "Les Maisonnées". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'arrêté étant déjà en cours d'exécution et les requérants n'établissant pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision a été rendue sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les dispositions de l'article L. 522-1 du code de justice administrative, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2403767(TA45-2403767)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet de la demande d'asile de l'intéressé par l'OFPRA.
N° TA45-2500601(TA45-2500601)
Le Tribunal administratif d’Orléans annule l’arrêté du 7 février 2025 par lequel la préfète du Loiret a assigné à résidence M. B, ressortissant congolais faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que la préfète a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la situation familiale de l’intéressé, notamment de son épouse enceinte et de leur enfant né en 2024, alors qu’elle en avait connaissance. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA45-2400989(TA45-2400989)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. A ne justifiait pas, à la date de la décision, d'une autorisation de travail ou d'un visa de long séjour, conditions requises par les articles 7 b) et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA45-2403159(TA45-2403159)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A, qui contestait le refus de France Travail de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal se déclare incompétent pour connaître du litige, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Il rappelle que les litiges relatifs à l'ARE, prestation d'assurance chômage, relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2204471(TA45-2204471)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de la SARL Trichet Environnement, qui contestait son obligation solidaire de payer 54 829 euros de rappels de TVA pour le sous-traitant M. A. La société n'a pas démontré avoir respecté les vérifications obligatoires prévues à l'article L. 8222-1 du code du travail, notamment en ne justifiant pas de la détention des documents requis pour chaque prestation. Le tribunal écarte les arguments sur le caractère irréaliste du quantum forfaitaire et sur l'effet purgatoire d'un certificat de régularité fiscale, ce dernier n'ayant pas de portée rétroactive sur les périodes antérieures. La solution retenue confirme la solidarité financière du donneur d'ordre en application de l'article 1724 quater du code général des impôts et des articles L. 8222-1 et suivants du code du travail.
N° TA45-2500434(TA45-2500434)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 3 décembre 2024 par lequel le préfet d’Indre-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour « étudiant » de M. A, ressortissant bangladais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en l’absence de caractère réel et sérieux des études poursuivies par le requérant, écartant ainsi la présomption d’urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour. Aucun des moyens soulevés n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2500487(TA45-2500487)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait la suspension des décisions du préfet d'Indre-et-Loire du 15 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C ne démontrait pas une situation d'urgence justifiant la suspension, malgré sa précarité et ses attaches familiales en France. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
N° TA45-2300974(TA45-2300974)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. B, qui contestait un redressement fiscal pour l'année 2019. Le litige portait sur la déduction d'une pension alimentaire versée à sa mère résidant au Maroc. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas de la réalité des versements ni de l'état de besoin de sa mère, conditions requises par les articles 205 et 208 du code civil. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la position de l'administration fiscale.
N° TA45-2204500(TA45-2204500)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SARL Société d'exploitation forestière Cormier, qui contestait son obligation de payer solidairement, sur le fondement de l'article 1724 quater du code général des impôts, des rappels de TVA dus par son cocontractant, l'entreprise individuelle A, pour travail dissimulé. Le tribunal a jugé que la société requérante n'avait pas justifié avoir procédé aux vérifications obligatoires prévues à l'article L. 8222-1 du code du travail, et que l'absence de procès-verbal pour travail dissimulé n'était pas un préalable nécessaire à la mise en œuvre de la solidarité financière. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2500581(TA45-2500581)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 9 février 2025 par lequel la préfète du Loiret obligeait M. C, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été annulée en raison de l'absence de prise en compte suffisante de la situation personnelle et familiale de M. C, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA45-2500528(TA45-2500528)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 31 janvier 2025 refusant les conditions matérielles d'accueil à Mme B, une ressortissante afghane demandeuse d'asile. Le juge a estimé que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne pouvait pas lui opposer le délai de 90 jours pour solliciter l'asile, car Mme B était sous tutelle et la notification du jugement de tutelle n'était pas prouvée. La solution retenue est fondée sur le 4° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500560(TA45-2500560)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Eure-et-Loir le 6 février 2025. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'audience a porté sur la légalité de la mesure au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas mentionnée dans le texte.
N° TA45-2500605(TA45-2500605)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société La Fournée de Bahar, qui demandait un délai supplémentaire pour se conformer aux normes en vigueur suite à un arrêté préfectoral de fermeture de son établissement. Le tribunal a jugé que la demande, ne contestant pas le bien-fondé de l'arrêté, était manifestement irrecevable car il n'appartient pas au juge administratif d'accorder un tel délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction.