Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 310/868
N° TA45-2300405(TA45-2300405)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé sept titres de perception émis le 23 novembre 2022, réclamant à M. D la restitution de 7 044 euros d'aides du fonds de solidarité COVID-19 perçues à tort. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur des titres, Mme B, qui ne justifiait pas d'une délégation de signature régulièrement publiée. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen d'incompétence soulevé par le requérant, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance. La décision s'appuie sur les articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA45-2500528(TA45-2500528)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 31 janvier 2025 refusant les conditions matérielles d'accueil à Mme B, une ressortissante afghane demandeuse d'asile. Le juge a estimé que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne pouvait pas lui opposer le délai de 90 jours pour solliciter l'asile, car Mme B était sous tutelle et la notification du jugement de tutelle n'était pas prouvée. La solution retenue est fondée sur le 4° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500107(TA45-2500107)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 6 décembre 2024 suspendant son permis de conduire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, défaut de motivation, méconnaissance du code des relations entre le public et l'administration et du code de la route) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La requête a donc été rejetée, de même que la demande du préfet tendant à ordonner des tests psychotechniques, le juge administratif n'ayant pas compétence pour prononcer une telle mesure.
N° TA45-2500631(TA45-2500631)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association ASPIE. Celle-ci demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la communication de documents administratifs par le centre hospitalier du Chinonais. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative de refus tacite, ce qui n'est pas autorisé par ce texte. La requête a donc été jugée irrecevable et rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA45-2500636(TA45-2500636)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'une opposition à contrainte émise par France Travail pour un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique, se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se trouve l'établissement auteur de la décision contestée. En application des articles R. 351-3, R. 221-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2500605(TA45-2500605)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société La Fournée de Bahar, qui demandait un délai supplémentaire pour se conformer aux normes en vigueur suite à un arrêté préfectoral de fermeture de son établissement. Le tribunal a jugé que la demande, ne contestant pas le bien-fondé de l'arrêté, était manifestement irrecevable car il n'appartient pas au juge administratif d'accorder un tel délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction.
N° TA45-2301225(TA45-2301225)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS Phone Express, qui contestait une amende administrative de 80 000 euros pour non-respect des délais de paiement. La société, active dans le transport et la location de véhicules, avait été sanctionnée pour avoir dépassé les plafonds légaux prévus aux articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce. Le tribunal a jugé que la méthode de contrôle basée sur le grand livre fournisseurs était pertinente et que les arguments de la société (litiges, bonne foi, impact du Covid) n'étaient pas fondés. L'amende, réduite par rapport au montant initial de 89 000 euros, a été considérée comme proportionnée.
N° TA45-2403767(TA45-2403767)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet de la demande d'asile de l'intéressé par l'OFPRA.
N° TA45-2400989(TA45-2400989)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. A ne justifiait pas, à la date de la décision, d'une autorisation de travail ou d'un visa de long séjour, conditions requises par les articles 7 b) et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA45-2500581(TA45-2500581)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 9 février 2025 par lequel la préfète du Loiret obligeait M. C, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été annulée en raison de l'absence de prise en compte suffisante de la situation personnelle et familiale de M. C, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA45-2405605(TA45-2405605)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A et de l'association France-Terre d'asile, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2024 de la préfète du Loiret fixant le pays de destination de l'éloignement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les requérants n'ont pas apporté de précisions suffisantes pour étayer leur grief d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA45-2402521(TA45-2402521)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B ne justifiait pas d'un engagement dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Il a également estimé que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient infondés. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été maintenues.
N° TA45-2500608(TA45-2500608)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté du 15 novembre 2024 par lequel le préfet d’Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme A, ressortissante ivoirienne, et l’a obligée à quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante n’ayant pas sollicité le renouvellement de son titre « étudiant » mais un changement de statut, ce qui ne fait pas présumer l’urgence et ne justifie pas de circonstances particulières. En conséquence, la requête est rejetée sans examen des moyens au fond.
N° TA45-2405606(TA45-2405606)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 ordonnant le retrait de sa carte de résident et son expulsion. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la commission départementale de l'expulsion, l'insuffisance de motivation de son avis, et une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que l'expulsion était justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la gravité des faits de violences sur mineur commis par l'intéressé. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA45-2405611(TA45-2405611)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. Barthélemy d'un recours en annulation contre des délibérations du conseil municipal de Preuilly-sur-Claise du 19 décembre 2024, qui "annulaient" les délibérations du 21 novembre 2024 portant création d'un 4ème poste d'adjoint et élection de M. A, et procédaient à une nouvelle élection de Mme B. Le tribunal a relevé d'office que le conseil municipal était incompétent pour annuler ces actes, cette matière relevant du juge de l'élection, saisi par ailleurs. En conséquence, la solution retenue est l'annulation des délibérations contestées du 19 décembre 2024, sur le fondement des articles L. 2122-2 et suivants du code général des collectivités territoriales et du code électoral.
N° TA45-2404448(TA45-2404448)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le juge a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière et publiée. Il a également jugé que le moyen tiré de l’atteinte à la vie privée et familiale, fondé sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’accord franco-algérien, n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301246(TA45-2301246)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a examiné la requête de la SARL Les Landes du Rosey et de la société Xeily Seven contestant un arrêté du maire de Nogent-le-Phaye du 28 novembre 2022. Cet arrêté, qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division parcellaire, mentionnait la possibilité d'opposer un sursis à statuer aux futurs permis de construire. Le tribunal a relevé d'office que cette mention ne constitue pas une décision faisant grief, car une autorisation d'urbanisme n'a pas pour objet de délivrer des renseignements. En conséquence, les conclusions des requérantes dirigées contre cette indication sont irrecevables, et la requête a été rejetée.
N° TA45-2403851(TA45-2403851)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. M. B avait transmis la copie de son recours gracieux contre une délibération du 20 juin 2024 approuvant la modification n°2 du plan local d'urbanisme métropolitain, sans présenter de moyens ou de conclusions. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, cette transmission ne constitue pas une requête recevable.
N° TA45-2201862(TA45-2201862)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B D, infirmière, contestant les décisions du centre hospitalier de l'agglomération montargoise la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé d'avril 2022 à juillet 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut de motivation, l'absence de saisine du conseil médical, l'erreur d'appréciation et le détournement de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique des agents de la fonction publique hospitalière.
N° TA45-2201007(TA45-2201007)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, infirmière au centre hospitalier de Bourges, qui contestait le refus d'autorisation de cumul d'activités pour exercer des missions d'intérim infirmier. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l'activité d'intérim sollicitée ne figurait pas dans la liste limitative des activités accessoires autorisées par l'article 11 du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020, pris pour l'application de l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983, et que le refus n'était pas entaché d'erreur de droit. Enfin, le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.