Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

17 348 décisions disponibles — page 308/868

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2500387(TA45-2500387)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'instruire sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de citoyen européen, au motif que sa mère n'était pas française. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision de refus, fondée sur un motif de fond, était pourtant susceptible de recours pour excès de pouvoir. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2500585(TA45-2500585)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 4 février 2025 lui refusant l'admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut d'examen, de l'insuffisance de motivation, de la violation des articles L. 423-23 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants en séjour irrégulier.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2405090(TA45-2405090)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, assistante familiale, qui demandait l'annulation des décisions implicites du président du conseil départemental du Cher refusant le versement d'une indemnité de départ à la retraite. La requérante invoquait les dispositions du code du travail et du code de l'action sociale et des familles relatives à l'indemnité de licenciement. Le tribunal a jugé que ce moyen était inopérant, car les textes applicables (articles L. 423-12, R. 422-21 et D. 423-4 du code de l'action sociale et des familles) prévoient une indemnité de licenciement, et non une indemnité de départ à la retraite. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405473(TA45-2405473)

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant ukrainien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet d’Indre-et-Loire. Le juge a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture étant régulièrement publiée. Il a également jugé que le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation, fondé sur un risque d’atteinte à l’intégrité en cas de retour en Ukraine, n’était assorti d’aucune précision ni pièce justificative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, pour défaut de moyens sérieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2500517(TA45-2500517)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 31 janvier 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à M. A, ressortissant congolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les dispositions du 4° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'un motif légitime lié à l'état de santé de M. A, notamment une hospitalisation prolongée ayant empêché le dépôt de sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen soulevé.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404815(TA45-2404815)

Cette requête de M. A, enregistrée le 11 novembre 2024, demande l'annulation de l'arrêté du maire du Louroux du 29 octobre 2024 s'opposant à sa déclaration préalable pour le remplacement d'une clôture. Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête comme manifestement irrecevable. La solution retenue est que le projet étant situé dans les abords d'un monument historique, le refus fondé sur l'avis négatif de l'architecte des Bâtiments de France imposait à M. A de saisir au préalable le préfet de région d'un recours administratif, conformément à l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme. N'ayant pas exercé ce recours obligatoire avant de saisir le juge, sa demande est irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405459(TA45-2405459)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, ressortissant centrafricain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire le 15 juillet 2024. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée, après avoir examiné les moyens soulevés par le requérant. La solution retenue est fondée sur l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et sur le constat que la décision contestée ne méconnaît pas les stipulations des articles 7 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA45-2500421(TA45-2500421)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le maire d'Orléans a révoqué Mme A, agent territorial. La requérante invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment pour non-respect des droits de la défense et disproportion. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme A de justifier de l'insuffisance de ses ressources et de ses charges réelles, et en raison de l'intérêt public s'opposant à sa réintégration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2500409(TA45-2500409)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 23 janvier 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir obligeait M. B, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était entachée d'une erreur d'appréciation, le comportement de M. B ne constituant pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour) ont été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2500167(TA45-2500167)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Indre-et-Loire le 9 décembre 2024. Le juge écarte d'abord le moyen d'incompétence comme manifestement infondé, en raison d'une délégation de signature régulièrement publiée au profit du secrétaire général de la préfecture. Il rejette ensuite les moyens tirés de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur l'absence de précisions suffisantes fournies par le requérant. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2500522(TA45-2500522)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a fixé le pays de destination pour son éloignement. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car déposée dans le délai de sept jours. Sur le fond, il a annulé l'arrêté au motif que M. B établissait, par des éléments précis et circonstanciés, que sa vie était menacée en Algérie en raison de représailles de trafiquants de stupéfiants, ce qui méconnaît les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est l'annulation de la décision fixant le pays de destination, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2500712(TA45-2500712)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat Force ouvrière visant à suspendre les arrêtés de réquisition du préfet d'Indre-et-Loire des 13 et 14 février 2025. Ces arrêtés concernaient des salariés grévistes d'un foyer d'accueil médicalisé et d'une maison d'accueil spécialisée gérés par l'association ADMR. Le juge a estimé que la réquisition, fondée sur l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, était justifiée par l'urgence et proportionnée aux nécessités de l'ordre public et de la santé publique, visant à garantir la sécurité et la continuité des soins pour des résidents adultes handicapés nécessitant une assistance permanente. La solution retenue est que l'atteinte au droit de grève, pourtant reconnu comme une liberté fondamentale, n'était pas grave et manifestement illégale dans ces circonstances.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2500290(TA45-2500290)

Le Tribunal administratif d’Orléans a annulé l’arrêté du 4 janvier 2025 par lequel le préfet d’Indre-et-Loire avait assigné à résidence M. D, ressortissant algérien faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. La décision a été annulée pour incompétence de l’auteur de l’acte, faute pour le préfet de justifier d’une délégation de signature régulièrement publiée au profit du secrétaire général adjoint signataire. Le tribunal a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice. Cette solution s’appuie sur les articles L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA45-2500728(TA45-2500728)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de M. A B, adjoint technique territorial, visant à suspendre le refus du maire de Vannes-sur-Cosson de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 9 juillet 2024 (syndrome anxiodépressif lors d'un entretien). Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la baisse de revenus invoquée (passage au demi-traitement) ne constituait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant, au regard notamment de l'absence de précisions sur ses charges et de la possibilité de solliciter des allocations. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2500146(TA45-2500146)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 fait obstacle à l'application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les ressortissants tunisiens sollicitant un premier titre de séjour en tant que salarié. Par conséquent, la demande de M. B, qui ne justifiait pas d'un visa de long séjour et d'un contrat de travail visé, a été rejetée comme manifestement infondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2500054(TA45-2500054)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait des informations sur ses droits et recours suite à son recrutement par contrat par la commune d'Olivet. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne constituait pas un litige né et actuel, mais une simple demande de conseil ou de consultation juridique, ce qui n'entre pas dans les attributions du tribunal. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 411-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400173(TA45-2400173)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe soulevés, notamment le défaut de demande de complément de dossier et l'absence de saisine de la DIRECCTE, étaient manifestement infondés. Sur le fond, il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée de séjour, de l'absence d'attaches familiales en France et de l'insertion professionnelle insuffisante. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2500703(TA45-2500703)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Confédération générale du travail Force ouvrière et de la Fédération nationale de l'action sociale Force ouvrière. Les syndicats demandaient la suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 14 février 2025 réquisitionnant des personnels grévistes d'un foyer d'accueil médicalisé et d'une maison d'accueil spécialisée pour assurer la continuité des soins. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requête a été enregistrée le 16 février 2025, soit après l'expiration de l'arrêté de réquisition qui prenait fin le 17 février 2025. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2500708(TA45-2500708)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait la décision du maire de Mardié d'exclure son fils A des activités périscolaires et extrascolaires, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation garanti par la Constitution et le code de l'éducation. Le juge a estimé que la privation de scolarisation ou de formation adaptée, notamment pour un enfant handicapé, peut constituer une telle atteinte, mais que le requérant n'a pas justifié de circonstances caractérisant une situation d'urgence nécessitant une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le bien-fondé des autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400663(TA45-2400663)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. Sergent, agent communal, qui contestait un courrier du maire de Monthodon du 14 novembre 2023 l'informant de l'intention de lui infliger une sanction d'exclusion temporaire de trois jours. Le juge a estimé que ce courrier, purement informatif et préparatoire à l'arrêté de sanction du 11 mars 2024, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, la commune n'étant pas partie perdante et les circonstances ne justifiant pas de faire droit à ses conclusions.

Résumé IA