Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 336/868
N° TA45-2104522(TA45-2104522)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. et Mme A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2013 à 2015. Les requérants invoquaient des vices de procédure, notamment un défaut de motivation des rehaussements au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, et contestaient le bien-fondé des impositions en requalifiant diverses sommes (prêts, remboursements de frais, annulations d'écritures comptables) en revenus d'origine indéterminée, salaires ou revenus distribués. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions, et a rejeté la demande de décharge.
N° TA45-2405319(TA45-2405319)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 26 novembre 2024 par laquelle la préfète du Loiret obligeait M. C, ressortissant portugais, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas suffisamment établi que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'éléments précis sur les condamnations pénales de M. C, la décision a été jugée entachée d'une erreur d'appréciation.
N° TA45-2405525(TA45-2405525)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Ce refus était fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable en cas de demande de réexamen de l’asile. Le tribunal a estimé que, malgré la production de documents médicaux, M. A ne démontrait pas une vulnérabilité particulière justifiant l’annulation de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête pour absence d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA45-2405575(TA45-2405575)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2024 du préfet de Loir-et-Cher renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni violé l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA45-2500001(TA45-2500001)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C, ressortissante rwandaise, contestant son transfert aux autorités belges et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la violation des articles 21 à 26 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision de transfert était légale et que l'assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les arrêtés préfectoraux pris en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2103404(TA45-2103404)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCI Factory contestant des suppléments d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 à 2016. La société n'a pas justifié du kilométrage ni de l'utilisation professionnelle du véhicule Renault Trafic de son gérant, M. A, pour lequel des indemnités kilométriques avaient été déduites. Le tribunal a appliqué les règles de preuve des charges déductibles issues de l'article 39 du code général des impôts, estimant que la société n'apportait pas d'éléments suffisamment précis. La demande de décharge des impositions et pénalités a donc été rejetée.
N° TA45-2500035(TA45-2500035)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la Maison départementale de l'autonomie du Loiret refusant un taxi pour son enfant handicapé et proposant une indemnité kilométrique. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige, relatif à l'orientation et aux mesures d'insertion scolaire d'une personne handicapée, relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire d'Orléans, conformément aux articles L. 211-16 et D. 211-10-3 du code de l'organisation judiciaire.
N° TA45-2404478(TA45-2404478)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait des amendes forfaitaires pour infractions routières des 12 juin et 22 septembre 2019, comme portée devant une juridiction incompétente. Se fondant sur les articles L. 121-5 du code de la route et 529-9, 529-2 et 530-2 du code de procédure pénale, le juge a rappelé que les contestations relatives aux amendes forfaitaires majorées relèvent exclusivement des juridictions judiciaires (tribunal de police). Le moyen tiré d'une usurpation d'identité a été écarté comme inopérant devant le juge administratif. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400840(TA45-2400840)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une contrainte émise par la CAF d’Indre-et-Loire pour le recouvrement d’un indu de 100 euros. Par un mémoire du 29 décembre 2024, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 janvier 2025.
N° TA45-2401043(TA45-2401043)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le remboursement d'un indu de prime d'activité de 470,42 euros par retenues sur ses prestations. La Caisse de mutualité sociale agricole Beauce Cœur de Loire ne s'étant pas opposée à cette demande, le juge a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions étaient devenues sans objet. Par ordonnance du 10 janvier 2025, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2405493(TA45-2405493)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel la préfète du Loiret avait ordonné la fermeture administrative pour deux mois de la discothèque "Le 30/40". La société requérante invoquait l'urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'absence de trouble à l'ordre public imputable à l'établissement, et la violation de la présomption d'innocence. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
N° TA45-2200984(TA45-2200984)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. et Mme A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, notamment le refus de communication d'une demande d'assistance administrative internationale, et le bien-fondé des impositions portant sur des sommes considérées comme des revenus distribués par plusieurs sociétés (CCW, Cosmochem, Friends, Factory, Novallia Oy). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de décharge, jugeant que la procédure était régulière et que l'administration avait suffisamment démontré l'appréhension des sommes par les contribuables, lesquelles constituaient des avantages occultes ou des revenus distribués au sens du code général des impôts. La décision applique les dispositions du code général des impôts relatives aux revenus de capitaux mobiliers et à la procédure d'imposition.
N° TA45-2404513(TA45-2404513)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant colombien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet des Yvelines. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, faute d'éléments probants fournis par le requérant. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2402339(TA45-2402339)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de la requête de M. A, qui contestait la décision de l'OFII du 19 janvier 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés le 9 juillet 2024, et faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
N° TA45-2302895(TA45-2302895)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet d'Indre-et-Loire d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de Ports-sur-Vienne de retirer une délibération du conseil municipal relative à la tarification de l'assainissement collectif pour 2023. Le préfet s'est par la suite désisté purement et simplement de son instance. Par une ordonnance du 9 janvier 2025, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement en application des articles R. 636-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité de la délibération.
N° TA45-2301068(TA45-2301068)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a refusé de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par Mme A. Celle-ci contestait la conformité à la Constitution des articles L. 84, L. 85, L. 86 et L. 86-1 du code des pensions civiles et militaires de retraites, qui limitent le cumul d'une pension avec des revenus d'activité. Le tribunal a jugé que la question posée était dépourvue de caractère sérieux, ne remplissant pas les conditions de l'article 23-2 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958. En conséquence, les requêtes de Mme A tendant à l'annulation des décisions de suspension de sa pension et du titre exécutoire correspondant ont été rejetées.
N° TA45-2402828(TA45-2402828)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui demandait une injonction au recteur de l'académie d'Orléans-Tours pour organiser des épreuves de rattrapage de BTS, en raison de son absence pour hospitalisation. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions d'annulation ou d'indemnisation, mais uniquement une demande d'injonction, ce qui n'est pas recevable en tant que recours principal. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2202553(TA45-2202553)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, professeure stagiaire en personnel de direction, qui demandait la condamnation de l'État pour harcèlement moral imputé à sa cheffe d'établissement. La requérante soutenait que ces agissements avaient provoqué une dépression, une perte de chance de titularisation et un préjudice financier. Le tribunal a estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que l'administration n'avait commis aucune faute dans la gestion de sa situation. La décision s'appuie notamment sur l'article 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2301606(TA45-2301606)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait la sanction de blâme avec inscription à son dossier et l'annulation d'une épreuve pour fraude. Le requérant soutenait ne pas avoir fraudé, affirmant n'avoir manipulé qu'une batterie externe, mais n'a fourni aucune pièce à l'appui de ses dires, contredits par le procès-verbal de fraude signé par deux surveillants. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA45-2405543(TA45-2405543)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une demande de réévaluation de l'indemnité d'expropriation proposée par la SEM Territoria pour ses parcelles. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que, selon les articles L. 211-1 et R. 311-9 du code de l'expropriation, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire de l'expropriation. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.