Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404513(TA45-2404513)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant colombien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet des Yvelines. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, faute d'éléments probants fournis par le requérant. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2302895(TA45-2302895)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet d'Indre-et-Loire d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de Ports-sur-Vienne de retirer une délibération du conseil municipal relative à la tarification de l'assainissement collectif pour 2023. Le préfet s'est par la suite désisté purement et simplement de son instance. Par une ordonnance du 9 janvier 2025, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement en application des articles R. 636-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité de la délibération.
N° TA45-2301606(TA45-2301606)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait la sanction de blâme avec inscription à son dossier et l'annulation d'une épreuve pour fraude. Le requérant soutenait ne pas avoir fraudé, affirmant n'avoir manipulé qu'une batterie externe, mais n'a fourni aucune pièce à l'appui de ses dires, contredits par le procès-verbal de fraude signé par deux surveillants. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA45-2301068(TA45-2301068)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a refusé de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par Mme A. Celle-ci contestait la conformité à la Constitution des articles L. 84, L. 85, L. 86 et L. 86-1 du code des pensions civiles et militaires de retraites, qui limitent le cumul d'une pension avec des revenus d'activité. Le tribunal a jugé que la question posée était dépourvue de caractère sérieux, ne remplissant pas les conditions de l'article 23-2 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958. En conséquence, les requêtes de Mme A tendant à l'annulation des décisions de suspension de sa pension et du titre exécutoire correspondant ont été rejetées.
N° TA45-2405543(TA45-2405543)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une demande de réévaluation de l'indemnité d'expropriation proposée par la SEM Territoria pour ses parcelles. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que, selon les articles L. 211-1 et R. 311-9 du code de l'expropriation, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire de l'expropriation. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA45-2500018(TA45-2500018)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 24 décembre 2024 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le comportement de l'intéressé, constituant une menace pour l'ordre public, justifiait légalement ces mesures. Il a également considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500021(TA45-2500021)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une demande visant à contester les conditions de jugements rendus par le tribunal judiciaire de Bourges dans le cadre de la liquidation de son entreprise. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente. Il a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative. La solution retenue est le rejet pour incompétence matérielle, les litiges relatifs aux décisions des juridictions judiciaires relevant de l'ordre judiciaire.
N° TA45-2403394(TA45-2403394)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de la SA d'HLM Valloire Habitat, qui demandait la restitution de 45 428 euros de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Le désistement, pur et simple, a été accepté par ordonnance du président de la formation de jugement, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'Etat.
N° TA45-2402828(TA45-2402828)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui demandait une injonction au recteur de l'académie d'Orléans-Tours pour organiser des épreuves de rattrapage de BTS, en raison de son absence pour hospitalisation. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions d'annulation ou d'indemnisation, mais uniquement une demande d'injonction, ce qui n'est pas recevable en tant que recours principal. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405445(TA45-2405445)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée par le préfet d'Indre-et-Loire à M. B..., ressortissant algérien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, le requérant justifiant être père d'enfants français. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2405447(TA45-2405447)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 24 octobre 2024 par laquelle la directrice générale du CHRU de Tours avait placé d'office Mme D... en congé pour maladie ordinaire pour 365 jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la perte de rémunération imminente et de l'atteinte à l'état de santé de la requérante. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions du décret n°88-386 du 19 avril 1988, l'administration n'ayant pas justifié avoir saisi le conseil médical ni démontré que l'état de santé de l'agent justifiait un tel placement d'office.
N° TA45-2403082(TA45-2403082)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte, par ordonnance du 9 janvier 2025, du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Lèves à lui rembourser 616,70 € de retenues sur traitement pour ses congés de maladie ordinaire. Le désistement a été accepté sans opposition, conformément aux articles R. 636-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur le litige.
N° TA45-2201058(TA45-2201058)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 15 décembre 2020 par laquelle le directeur du centre ministériel de gestion de Rennes a refusé d'accorder un congé de longue maladie à M. A, un technicien supérieur souffrant d'un syndrome dépressif. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, car elle se bornait à mentionner l'avis défavorable du comité médical sans exposer les considérations de droit et de fait requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA45-2203890(TA45-2203890)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme A B, agent du centre hospitalier de Blois, qui sollicitait 10 000 euros en réparation d'un préjudice moral résultant d'un manquement de son employeur à son obligation de protection de sa santé mentale. La requérante invoquait une charge de travail excessive et une désorganisation du service, mais le tribunal a estimé que les heures supplémentaires effectuées (moins de deux heures par semaine en moyenne) n'étaient pas excessives et qu'elle n'avait pas alerté son employeur avant l'accident de service du 22 octobre 2020. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier avait pris des mesures adaptées, comme l'aménagement du calendrier de travail et la réorganisation du service, conformément aux articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail. Aucune faute de service n'a donc été retenue.
N° TA45-2203887(TA45-2203887)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A, ressortissant tunisien incarcéré, qui sollicitait 1 000 euros en réparation du préjudice résultant des conditions de notification d'un arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a estimé que l'arrêté lui avait été notifié en mains propres le 19 août 2022, avec mention des voies et délais de recours, et qu'il n'avait subi aucun préjudice, même en cas de refus ultérieur de copie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2405537(TA45-2405537)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du président de Tours Métropole Val de Loire, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A B et de son fils de l'aire d'accueil des gens du voyage de Saint-Cyr-sur-Loire. Le juge a également interdit à M. B d'accéder à toutes les aires d'accueil permanentes de la métropole jusqu'au 10 mai 2025 et autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée. La décision se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, retenant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, en raison de manquements répétés au règlement intérieur et d'une interdiction temporaire de séjour préalablement notifiée.
N° TA45-2401576(TA45-2401576)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur lui notifiant le retrait d’un point sur son permis de conduire. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s’être désisté. Par ordonnance du 9 janvier 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2500050(TA45-2500050)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Saché sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un bâtiment présentant un péril pour la sécurité publique (fissures, risques d'effondrement, insectes xylophages). La mission de l'expert consiste à constater l'état de l'immeuble, évaluer le danger et proposer des mesures de nature à y mettre fin. La procédure est régie par les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2304035(TA45-2304035)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 1er août 2023 par laquelle la préfète du Loiret a retiré sa carte de résident à M. A, ressortissant tchadien reconnu réfugié durant sa minorité. Le tribunal estime que la préfète a méconnu l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait de plus de cinq années de séjour régulier, ce qui interdisait le retrait de sa carte de résident. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer le droit au séjour de M. A dans un délai d'un mois.
N° TA45-2400185(TA45-2400185)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 novembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de sa situation, la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en jugeant que sa relation amoureuse récente et son mariage postérieur à l'arrêté ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.