Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404556(TA45-2404556)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. et Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision réduisant de 24 à 16 heures hebdomadaires l'aide humaine attribuée à leur enfant handicapé, s'est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que ce litige, portant sur les avantages attachés à la reconnaissance d'une qualité, relève de la compétence du tribunal du lieu de résidence des requérants, en application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 6 novembre 2024, le tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Limoges, territorialement compétent pour l'Indre.
N° TA45-2404671(TA45-2404671)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le directeur général du Crous d'Orléans-Tours pour obtenir l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire depuis le 1er septembre 2024. Le requérant s'est désisté de sa requête par un mémoire du 6 novembre 2024, désistement jugé pur et simple. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la demande d'expulsion.
N° TA45-2404611(TA45-2404611)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 octobre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'habilitation des agents consultés et l'erreur d'appréciation sur des faits de dégradation légère, n'étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2403930(TA45-2403930)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 août 2024 refusant le séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la naissance de l'enfant français de M. A, malgré les preuves de sa contribution et de sa présence. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'assignation à résidence ont également été annulées. La décision se fonde sur les articles L. 435-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404679(TA45-2404679)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 22 août 2024 refusant un premier titre de séjour à Mme A et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de l'impact immédiat et grave du refus sur sa situation professionnelle et financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA45-2300918(TA45-2300918)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique, qui demandait de faire cesser des remarques blessantes du maire de Saint-Avit-les-Guespières. Le juge a constaté que la requête ne contenait pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à une indemnisation, ni ne remplissait les conditions pour une injonction. En application des articles R. 222-1, 4°, et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA45-2404263(TA45-2404263)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ressortissant russe demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 18 septembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'il avait manqué un rendez-vous en raison de difficultés avec une application numérique. Le tribunal a jugé que ce motif ne constituait pas une raison légitime justifiant l'absence, et a donc écarté le moyen. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant manifestement infondée.
N° TA45-2404607(TA45-2404607)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 19 septembre 2024 de la commission juridique et disciplinaire d'appel de la Fédération française d'équitation (FFE). Cette décision infligeait à M. B une suspension de licence fédérale de cinq ans ferme pour une relation sentimentale avec une cavalière mineure dont il était l'enseignant. Le juge estime que le requérant n'invoque aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA45-2400202(TA45-2400202)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les limites de sa propriété face à la commune d'Huisseau-sur-Cosson. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises, ne contestait aucune décision administrative, et portait sur un litige de délimitation de propriété privée relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, 4°, et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelant que le cadastre n'a qu'une portée fiscale et ne constitue pas un titre de propriété.
N° TA45-2202640(TA45-2202640)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C B épouse A d'une demande de condamnation de la communauté de communes "Entre Beauce et Perche" à l'indemniser des préjudices subis lors d'une chute dans l'enceinte de la piscine de Courville-sur-Eure. Par un mémoire du 25 septembre 2024, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2024. Aucune condamnation aux dépens ou au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée.
N° TA45-2404016(TA45-2404016)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le requérant, qui avait été confié à l'aide sociale à l'enfance, sollicitait un titre sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien, notamment en raison de l'absence de contrat d'apprentissage à la date de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2104261(TA45-2104261)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser, le délai de recours étant expiré.
N° TA45-2404091(TA45-2404091)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre une obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret. Cette décision, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte substantiel relatif au droit des étrangers n'a été appliqué.
N° TA45-2402960(TA45-2402960)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Gallier recyclage concassage, qui contestait le classement en zone A de ses parcelles par le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pithiverais Gatinais. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas produit l'acte attaqué (la délibération) malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La société n'a pas non plus justifié de l'impossibilité de fournir ce document.
N° TA45-2404122(TA45-2404122)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la commission départementale d'aménagement foncier (CDAF) du 19 juin 2024 relative à un échange de parcelles dans le cadre d'un remembrement rural. Le requérant soutenait que l'absence d'irrigation sur la parcelle attribuée en échange aggravait ses conditions d'exploitation, en violation de la règle d'équivalence prévue aux articles L. 123-4 et R. 123-3 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a estimé que le moyen était manifestement infondé, car la CDAF avait démontré une équivalence globale en surface et en points, une réduction du nombre de parcelles et un engagement du département à financer le drainage. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA45-2404574(TA45-2404574)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le juge a estimé que la requête, qualifiée d'incompréhensible et de confuse, ne permettait pas d'identifier les conclusions précises du requérant ni la décision administrative attaquée. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, 4° et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404575(TA45-2404575)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme D E d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil départemental d’Indre-et-Loire fixant sa participation à l’obligation alimentaire pour l’hébergement de sa mère au titre de l’aide sociale. La requérante contestait le montant mis à sa charge et l’absence de contribution de son frère. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA45-2404685(TA45-2404685)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge a constaté que la décision avait été notifiée le 3 octobre 2024 avec mention des voies et délais de recours, mais que la requête n'avait été enregistrée que le 14 octobre 2024, soit après le délai de sept jours prévu par les articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrecevabilité manifeste, non susceptible d'être couverte, a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 922-17 du même code.
N° TA45-2303272(TA45-2303272)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. D d'un litige relatif à des nuisances (chutes de bois et branchages) provenant d'une parcelle voisine, dont la gestion est assurée par la Direction nationale d'interventions domaniales (DNID). Le requérant demandait également l'acquisition de cette parcelle. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, au motif que la DNID agissait en qualité de curateur d'une succession vacante, conformément aux articles 809 et suivants du code civil. Cette mission de curatelle relève du contrôle exclusif du juge judiciaire, en application du code général de la propriété des personnes publiques et du code civil.
N° TA45-2303161(TA45-2303161)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant la décision de la commission intercommunale d'aménagement foncier (CIAF) de Janville-en-Beauce-Poinville-Toury du 21 juin 2023. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car M. B n'avait pas, au préalable, saisi la commission départementale d'aménagement foncier (CDAF), conformément aux articles L. 121-7 et L. 121-10 du code rural et de la pêche maritime. Ce recours administratif préalable obligatoire n'ayant pas été exercé, la contestation directe devant le tribunal était impossible. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.