Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2400323(TA45-2400323)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite puis explicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 26 avril 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant cette dernière sans objet. Il a rejeté le moyen tiré d'une erreur de fait, estimant que le préfet n'avait pas commis d'erreur en mentionnant l'âge d'entrée en France de la requérante. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans que le jugement ne précise explicitement le sort des autres moyens soulevés (violation de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-2 du CESEDA, disproportion de l'interdiction de retour) dans l'extrait fourni.
N° TA45-2202669(TA45-2202669)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher ordonnant la saisie définitive de ses armes. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement de M. B présentait toujours un danger grave pour lui-même ou pour autrui, malgré des certificats médicaux favorables. La décision se fonde sur les articles L. 312-7, L. 312-9 et R. 312-69 du code de la sécurité intérieure, qui encadrent la procédure de saisie et de restitution des armes.
N° TA45-2203467(TA45-2203467)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A, qui demandait le bénéfice du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) au titre de travaux d'isolation réalisés en 2021 dans sa résidence principale. La juridiction applique l'article 200 quater du code général des impôts et l'article 53 de la loi de finances pour 2021, qui conditionnent le crédit d'impôt pour des dépenses payées en 2021 à la justification de l'acceptation d'un devis et du versement d'un acompte entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020. Mme A ne démontrant pas avoir rempli ces conditions pour les travaux confiés aux sociétés Sirbat et Caséo, sa demande est rejetée.
N° TA45-2203667(TA45-2203667)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme A, qui contestait son assujettissement à la contribution à l'audiovisuel public pour 2021. Mme A soutenait être titulaire du RSA et avoir hébergé provisoirement un tiers à son insu. Le tribunal a jugé que, pour apprécier le droit à exonération, le revenu fiscal de référence doit être calculé en tenant compte des revenus de l'ensemble des occupants du domicile, conformément aux articles 1605 et 1605 bis du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2203679(TA45-2203679)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et annulant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 312-3-1 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison du comportement de M. B, signalé pour des faits graves et récents de délinquance financière (abus de biens sociaux, blanchiment, association de malfaiteurs). La solution retenue est que ces faits, bien que non encore jugés, constituaient un motif suffisant pour craindre un usage dangereux des armes, justifiant ainsi l'interdiction de détention et le dessaisissement.
N° TA45-2204199(TA45-2204199)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022, en raison de la vacance de son bien immobilier situé à Châtillon-Coligny. La juridiction a jugé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, car les travaux de rénovation entrepris, ayant modifié la destination du bien et apporté une plus-value, ne constituaient pas une circonstance involontaire. La solution retenue s'appuie sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire, et sur l'absence de preuve de démarches suffisantes pour louer le bien avant les travaux.
N° TA45-2404288(TA45-2404288)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, afin de suspendre l'exécution de la décision implicite du préfet du Cher refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans sur le fondement de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte. Le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais d'instance, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA45-2403672(TA45-2403672)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 7 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B, qui contestait par un recours pour excès de pouvoir une invitation à un entretien de rupture conventionnelle émanant du centre hospitalier de Chartres. Le juge, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'instance. La solution retenue est donc l'extinction de l'instance sans examen au fond.
N° TA45-2404708(TA45-2404708)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 octobre 2024 de la commission de l'académie d'Orléans-Tours. Cette décision avait rejeté le recours administratif préalable obligatoire des requérants contre un refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que les éléments invoqués (tardiveté de la décision initiale, anxiété de l'enfant, risque de sanctions) ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
N° TA45-2404373(TA45-2404373)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur une requête en suspension, a examiné la décision de la commune de Ménestreau-en-Villette d'exercer son droit de préemption urbain sur des parcelles acquises par M. et Mme A. Les requérants contestaient la légalité de la délibération du 24 septembre 2024 et du courrier du maire du 26 septembre 2024, invoquant notamment l'incompétence du conseil municipal, l'absence de projet réel et l'illégalité de la préemption partielle en zone N. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie car les acquéreurs évincés ne justifiaient d'aucun projet immobilier concret compromis par la préemption, tandis que la commune démontrait un intérêt à réaliser rapidement son projet d'aménagement. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1, L. 211-1, L. 213-2-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
N° TA45-2404417(TA45-2404417)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 3 septembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme B A, ressortissante congolaise entrée en France en 2011. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par l'impossibilité pour la requérante de poursuivre sa formation en alternance, et un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404336(TA45-2404336)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé suivant une formation en alternance et son contrat d'apprentissage étant menacé par la mesure d'éloignement. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant pu commettre une erreur de droit en ajoutant des conditions non prévues par l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA45-2402960(TA45-2402960)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Gallier recyclage concassage, qui contestait le classement en zone A de ses parcelles par le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pithiverais Gatinais. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas produit l'acte attaqué (la délibération) malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La société n'a pas non plus justifié de l'impossibilité de fournir ce document.
N° TA45-2202852(TA45-2202852)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SCIC Homy (venant aux droits de l'OPH du Grand Châteaudun) d'une demande de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021, au titre du dégrèvement pour travaux d'économie d'énergie prévu à l'article 1391 E du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le bénéfice de ce dégrèvement est subordonné à la réalisation effective des travaux et que les dépenses litigieuses (menuiseries, modifications de sols, rampes, etc.) n'étaient pas indissociables des travaux d'économie d'énergie, ou n'étaient pas justifiées par des pièces de paiement. La requête a été rejetée.
N° TA45-2404521(TA45-2404521)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 9 juillet 2024 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant congolais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la signature imminente d'un contrat d'apprentissage et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du CESEDA, les absences reprochées étant justifiées par la fermeture de l'entreprise. La suspension a été prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
N° TA45-2404671(TA45-2404671)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le directeur général du Crous d'Orléans-Tours pour obtenir l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire depuis le 1er septembre 2024. Le requérant s'est désisté de sa requête par un mémoire du 6 novembre 2024, désistement jugé pur et simple. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la demande d'expulsion.
N° TA45-2400202(TA45-2400202)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les limites de sa propriété face à la commune d'Huisseau-sur-Cosson. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises, ne contestait aucune décision administrative, et portait sur un litige de délimitation de propriété privée relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, 4°, et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelant que le cadastre n'a qu'une portée fiscale et ne constitue pas un titre de propriété.
N° TA45-2404611(TA45-2404611)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 octobre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence d'habilitation des agents consultés et l'erreur d'appréciation sur des faits de dégradation légère, n'étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2404619(TA45-2404619)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Tours du 30 septembre 2024 prononçant une exclusion de fonctions de six mois à l'encontre de M. B, professeur d'enseignement artistique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'intérêt public lié à la protection des élèves et du personnel, et du caractère limité du préjudice financier invoqué par le requérant, qui avait demandé son départ à la retraite. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du code général de la fonction publique.
N° TA45-2202640(TA45-2202640)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme C B épouse A d'une demande de condamnation de la communauté de communes "Entre Beauce et Perche" à l'indemniser des préjudices subis lors d'une chute dans l'enceinte de la piscine de Courville-sur-Eure. Par un mémoire du 25 septembre 2024, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2024. Aucune condamnation aux dépens ou au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a été prononcée.