Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2204039(TA45-2204039)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A, agent vacataire intermittent du spectacle, qui sollicitait la requalification de ses contrats à durée déterminée conclus avec la commune de Saint-Jean-de-Braye entre 1998 et 2015 en contrat à durée indéterminée, ainsi que l'indemnisation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que l'emploi occupé ne correspondait pas à un besoin permanent de la commune, mais à un besoin temporaire et intermittent, conformément à l'article 3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984. En conséquence, la décision implicite de rejet de la commune a été validée, et aucune faute n'a été retenue, écartant ainsi toute indemnité pour licenciement, perte de chance, trouble dans les conditions d'existence ou préjudice moral.
N° TA45-2204508(TA45-2204508)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder un avancement exceptionnel de deux échelons pour son intervention lors des manifestations des « gilets jaunes » le 1er décembre 2018, où il avait été victime d’un jet d’acide. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet étant née au plus tard le 11 septembre 2022, le délai de recours de deux mois expirait le 12 novembre 2022, alors que la requête n’a été enregistrée que le 20 décembre 2022.
N° TA45-2300068(TA45-2300068)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, gardien de la paix, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration de lui accorder un avancement exceptionnel au titre de l'article 36 du décret n° 95-654 du 9 mai 1995, pour sa participation aux opérations de maintien de l'ordre lors de la manifestation des "gilets jaunes" le 1er décembre 2018 à Tours. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la décision implicite de rejet étant née au plus tard le 11 septembre 2022 et le recours n'ayant été introduit que le 22 décembre 2022.
N° TA45-2300420(TA45-2300420)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A B, gardien de la paix, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder l'avantage spécifique d'ancienneté (ASA) pour ses affectations à Blois et Orléans. En cours d'instance, l'administration a pris un arrêté le 5 août 2024 accordant l'ASA pour la période du 1er juin 2018 au 31 mai 2024, ce qui a privé d'objet les conclusions du requérant pour cette période. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande de M. B, jugeant que ses affectations antérieures au 1er juin 2018 dans des unités motocyclistes ne relevaient pas de services opérationnels en quartier difficile, et que sa créance pour la période antérieure au 1er janvier 2018 était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. La requête a donc été rejetée.
N° TA45-2300458(TA45-2300458)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la dispense de visa de long séjour prévue à l'article L. 412-23 du CESEDA, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont également été écartés.
N° TA45-2300567(TA45-2300567)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 19 août 2022 par lequel la préfète du Loiret avait refusé la demande de regroupement familial de Mme E pour son époux et son fils. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur les revenus des douze mois précédant la demande, sans tenir compte de l'évolution favorable des ressources de Mme E, qui était titulaire d'un CDI à temps plein. En application des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a considéré que les revenus de Mme E étaient suffisants pour subvenir aux besoins de sa famille.
N° TA45-2300740(TA45-2300740)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B A, gardien de la paix, contestant un arrêté préfectoral du 16 novembre 2022 qui lui accordait l'avantage spécifique d'ancienneté (ASA) uniquement pour la période du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2017, et lui refusait implicitement ce bénéfice pour la période du 30 juin 2018 au 1er mai 2021. Le requérant soutenait avoir été affecté sans son accord à la direction départementale de sécurité publique (DDSP) d'Eure-et-Loir, et non à une circonscription de sécurité publique (CSP) éligible à l'ASA. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'affectation de M. A à la DDSP d'Eure-et-Loir ne correspondait pas à une "circonscription de police" au sens de l'article 1er du décret n° 95-313 du 21 mars 1995, et qu'il ne pouvait donc prétendre à l'ASA pour cette période, conformément à la loi n° 91-715 du 26 juillet 1991 et à la directive ministérielle du 9 mars 2016.
N° TA45-2300781(TA45-2300781)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, qui contestait son licenciement en cours de stage prononcé par le président de Tours métropole Val-de-Loire. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la délégation de signature était régulièrement publiée et que les allégations contraires n'étaient pas étayées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans que les autres moyens ne soient examinés au fond dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2302135(TA45-2302135)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 16 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit, estimant que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de l'OFII. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres moyens étaient infondés. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 423-23, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2302149(TA45-2302149)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a également jugé que M. B ne pouvait pas se prévaloir d'un droit à un titre de séjour en qualité d'étudiant, n'ayant pas formulé de demande sur ce fondement et ne démontrant pas en remplir les conditions. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2302162(TA45-2302162)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. A C B, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite de titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes, considérant que la décision explicite du 29 décembre 2023 se substituait à la décision implicite antérieure. Il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, après avoir vérifié la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA45-2302637(TA45-2302637)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a estimé que les allégations du requérant concernant son entrée en France et son parcours n'étaient pas établies et que sa présence et sa scolarisation récente ne constituaient pas des circonstances exceptionnelles ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2302882(TA45-2302882)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, contestant la décision de l'OFII du 16 juin 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a ensuite substitué le fondement légal de la décision, initialement basé sur l'article L. 551-16 du CESEDA, pour celui de l'article L. 551-15 du même code, qui prévoit le refus des conditions matérielles d'accueil pour les demandeurs ayant présenté une nouvelle demande après une décision de transfert. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA45-2302886(TA45-2302886)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023.
N° TA45-2303133(TA45-2303133)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 2 mai 2023 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante guinéenne, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de sa fille A C, née en 2020, qui risquait l'excision en cas de retour en Guinée. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B.
N° TA45-2303154(TA45-2303154)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 7 juillet 2023. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'attaches personnelles et familiales suffisamment stables en France malgré une intégration professionnelle. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir d'admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été validée.
N° TA45-2303202(TA45-2303202)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet d'Indre-et-Loire. Le requérant invoquait notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires, et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2303633(TA45-2303633)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 16 octobre 2023 s'était substituée à la décision implicite de rejet, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2303706(TA45-2303706)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 18 août 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire refusait un titre de séjour à Mme D, ressortissante géorgienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancrage familial et professionnel de l'intéressée, présente depuis sept ans avec ses deux fils majeurs, dont l'un est polyhandicapé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
N° TA45-2304033(TA45-2304033)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 juin 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.