Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2203335(TA45-2203335)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCP Olivier Zanni, mandataire liquidateur de la société Entreprise Rochette, qui demandait la condamnation de la commune d'Avord au paiement du solde du marché de travaux (situation n°15) et des intérêts moratoires. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable, car la décision implicite de rejet du 24 juillet 2022 était purement confirmative de la décision expresse du 6 mai 2020, devenue définitive, et que le courrier du 28 avril 2020 ne constituait pas un mémoire en réclamation au sens de l'article 50.1.1 du CCAG travaux. En conséquence, les conclusions principales ont été rejetées, de même que l'appel en garantie formé par la commune contre le maître d'œuvre, M. A, et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2202696(TA45-2202696)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B contestant la décision de la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours confirmant l'exclusion définitive de son fils pour violence envers une assistante d'éducation. Le tribunal a jugé que les faits, non contestés, étaient établis et constituaient une faute grave contraire au règlement intérieur et aux articles L. 511-1 et R. 511-13 du code de l'éducation. Il a estimé que la sanction d'exclusion définitive n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits, incluant des coups portés à un membre du personnel. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.
N° TA45-2303622(TA45-2303622)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le refus de renouvellement de sa carte de séjour « salarié » et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 4 septembre 2023, était tardif car introduit après l'expiration du délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023. Cette irrecevabilité manifeste a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, en application des articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.
N° TA45-2204039(TA45-2204039)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A, agent vacataire intermittent du spectacle, qui sollicitait la requalification de ses contrats à durée déterminée conclus avec la commune de Saint-Jean-de-Braye entre 1998 et 2015 en contrat à durée indéterminée, ainsi que l'indemnisation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que l'emploi occupé ne correspondait pas à un besoin permanent de la commune, mais à un besoin temporaire et intermittent, conformément à l'article 3 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984. En conséquence, la décision implicite de rejet de la commune a été validée, et aucune faute n'a été retenue, écartant ainsi toute indemnité pour licenciement, perte de chance, trouble dans les conditions d'existence ou préjudice moral.
N° TA45-2402142(TA45-2402142)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. D B d'une demande d'exécution du jugement du 26 septembre 2023, qui annulait le refus de regroupement familial pour son épouse et enjoignait au préfet d'Eure-et-Loir de réexaminer cette demande. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté ce jugement malgré plusieurs relances, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de l'État, à défaut d'exécution dans un délai d'un mois. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA45-2300458(TA45-2300458)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète d'Indre-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la dispense de visa de long séjour prévue à l'article L. 412-23 du CESEDA, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont également été écartés.
N° TA45-2304066(TA45-2304066)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A F épouse A E, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Loiret. La décision explicite du 18 août 2023 s'est substituée à la décision implicite de rejet. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2300420(TA45-2300420)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A B, gardien de la paix, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder l'avantage spécifique d'ancienneté (ASA) pour ses affectations à Blois et Orléans. En cours d'instance, l'administration a pris un arrêté le 5 août 2024 accordant l'ASA pour la période du 1er juin 2018 au 31 mai 2024, ce qui a privé d'objet les conclusions du requérant pour cette période. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande de M. B, jugeant que ses affectations antérieures au 1er juin 2018 dans des unités motocyclistes ne relevaient pas de services opérationnels en quartier difficile, et que sa créance pour la période antérieure au 1er janvier 2018 était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. La requête a donc été rejetée.
N° TA45-2204508(TA45-2204508)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder un avancement exceptionnel de deux échelons pour son intervention lors des manifestations des « gilets jaunes » le 1er décembre 2018, où il avait été victime d’un jet d’acide. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet étant née au plus tard le 11 septembre 2022, le délai de recours de deux mois expirait le 12 novembre 2022, alors que la requête n’a été enregistrée que le 20 décembre 2022.
N° TA45-2303995(TA45-2303995)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation, notamment de sa promesse d'embauche, et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 435-1 du CESEDA pour une admission exceptionnelle. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation irrégulière et de ses antécédents judiciaires. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de deux ans ont été validées.
N° TA45-2300781(TA45-2300781)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, qui contestait son licenciement en cours de stage prononcé par le président de Tours métropole Val-de-Loire. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur d'appréciation et un détournement de pouvoir. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la délégation de signature était régulièrement publiée et que les allégations contraires n'étaient pas étayées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans que les autres moyens ne soient examinés au fond dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2302886(TA45-2302886)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023.
N° TA45-2303154(TA45-2303154)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 7 juillet 2023. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'attaches personnelles et familiales suffisamment stables en France malgré une intégration professionnelle. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir d'admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été validée.
N° TA45-2303133(TA45-2303133)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 2 mai 2023 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante guinéenne, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de sa fille A C, née en 2020, qui risquait l'excision en cas de retour en Guinée. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B.
N° TA45-2303633(TA45-2303633)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 16 octobre 2023 s'était substituée à la décision implicite de rejet, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2400066(TA45-2400066)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A pour obtenir l'exécution d'un jugement du 9 mai 2023 annulant le refus de titre de séjour de la préfète d'Eure-et-Loir et lui enjoignant de délivrer un titre "vie privée et familiale". Constatant l'absence d'exécution malgré plusieurs relances, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de l'État (ministère de l'Intérieur) s'il ne justifie pas de la délivrance du titre dans un délai d'un mois. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA45-2303706(TA45-2303706)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 18 août 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire refusait un titre de séjour à Mme D, ressortissante géorgienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancrage familial et professionnel de l'intéressée, présente depuis sept ans avec ses deux fils majeurs, dont l'un est polyhandicapé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale.
N° TA45-2304033(TA45-2304033)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 juin 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA45-2404334(TA45-2404334)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans motif légitime. Le tribunal a estimé que l'Ofii avait correctement évalué la vulnérabilité du demandeur, conformément à l'article L. 551-15 du même code, et n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2200174(TA45-2200174)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D, adjointe territoriale du patrimoine, qui contestait le refus de réintégration (30 juillet 2021) et l'arrêté de mise à la retraite d'office pour invalidité (30 septembre 2021) pris par le maire de Bourges. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure devant le comité médical, en estimant que la commune avait bien informé la requérante de ses droits par un courrier du 11 janvier 2021, conformément au décret du 30 juillet 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.