Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

17 348 décisions disponibles — page 374/868

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2305337(TA45-2305337)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire concernant sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue se fonde sur le caractère récent de la communauté de vie avec sa compagne et l'absence de preuve suffisante d'une implication stable dans l'entretien et l'éducation de ses enfants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2101889(TA45-2101889)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B A, détenu à la maison d'arrêt de Bourges, qui contestait le refus implicite du directeur de lui remettre ses effets personnels en cellule. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant qu'une telle décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2202017(TA45-2202017)

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 12 avril 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier régional d'Orléans a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de M. A, conducteur ambulancier. La juridiction retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle ne permet pas à l'agent de comprendre les raisons du refus. Le tribunal n'examine pas les autres moyens soulevés par le requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2305085(TA45-2305085)

Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le refus ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière récente, de son mariage très récent avec une Française et de ses attaches persistantes en Algérie. Il écarte également le moyen tiré de l'article 3 de la Convention, faute de preuve d'un risque réel en cas de retour en Algérie. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2103224(TA45-2103224)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. C, médecin hospitalier, qui sollicitait 30 000 euros en réparation d'un préjudice moral lié à un départ qu'il estimait vexatoire du centre hospitalier de Dreux. Le tribunal a considéré que le départ de l'intéressé, intervenu à sa demande à l'issue d'un entretien, ne présentait pas de caractère contraint ou vexatoire. Par ailleurs, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles du centre hospitalier, qui réclamait 34 207,93 euros pour non-respect du préavis prévu à l'article R. 6152-331 du code de la santé publique, au motif que l'établissement dispose de la faculté d'émettre un titre exécutoire pour recouvrer cette somme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2104665(TA45-2104665)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 3 août 2021 par le maire de Boutigny-Prouais à M. et Mme F pour une maison, piscine et dépendances. Le tribunal a jugé irrecevables les moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance du règlement sanitaire départemental, car ils n'avaient pas été assortis de précisions suffisantes dans le délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404802(TA45-2404802)

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée à M. B. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’absence de suite pénale et la durée d’exercice sans incident, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus fondé sur une mise en cause pour violences sur mineur. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction, de provision et au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2203641(TA45-2203641)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours de M. B A contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable pour accéder à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, estimant que la délivrance provisoire de l'autorisation en référé ne privait pas d'objet la demande d'annulation de la décision initiale. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 18 août 2022, en se fondant sur les articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, après avoir constaté que le seul fait reproché à M. A, une mise en cause pour violences sans condamnation pénale et ancienne, ne suffisait pas à justifier un refus.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200181(TA45-2200181)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, technicien hospitalier, qui contestait sa révocation prononcée par le centre hospitalier de l'agglomération montargoise pour des faits de violence et de harcèlement. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, l'anonymisation des témoignages étant justifiée par un risque de représailles et n'ayant pas porté atteinte aux droits de la défense. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA45-2401096(TA45-2401096)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation du centre hospitalier de Blois au paiement de nuits travaillées et au remboursement d’une retenue de salaire, dans le cadre d’un litige lié à des faits de harcèlement. Après la conclusion d’un accord amiable entre les parties, M. A... a déclaré vouloir « annuler la procédure », ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Par ordonnance du 14 novembre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2304793(TA45-2304793)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, ce dernier n'ayant pas été précédé d'une demande de communication des motifs. Sur le fond, il a jugé que l'intégration professionnelle récente de M. A et son arrivée en France en 2021 ne suffisaient pas à établir une vie privée et familiale ancrée, et que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200382(TA45-2200382)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A visant à annuler le permis de construire délivré par le maire de Rouziers-de-Touraine à l'EARL GFC du Boulay pour un hangar agricole et deux silos. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité du dossier de demande, la méconnaissance du plan local d'urbanisme et le risque d'incendie, n'étaient pas fondés. Les conclusions subsidiaires de M. A, tendant à l'annulation d'un arrêté de 2006 et d'un décret de 2022, ont été rejetées pour incompétence de la juridiction et irrecevabilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201044(TA45-2201044)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Blois à l'indemniser de son préjudice suite à une chute sur la voie publique. La requérante soutenait que la plaque métallique défectueuse constituait un défaut d'entretien normal de la voirie. Le tribunal a jugé que, bien que le lien de causalité entre la chute et l'ouvrage soit établi, la saillie de 2 cm ne constituait pas un obstacle anormal pour un piéton normalement attentif, et que l'accident s'était produit en plein jour. En conséquence, la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal n'a pas été retenue.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201412(TA45-2201412)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme E, qui demandait la condamnation in solidum du centre hospitalier de Chartres et du docteur C pour manquement au devoir d'information pré et post-opératoire lors d'une thyroïdectomie en 2016. Le tribunal a mis hors de cause le docteur C, considérant qu'il avait agi dans le cadre de son activité publique. La requête a été jugée tardive, car introduite plus de deux mois après le rejet explicite de la demande préalable d'indemnisation par l'hôpital le 2 août 2021. En conséquence, la demande indemnitaire de 20 000 euros pour préjudice moral a été déclarée irrecevable.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA45-2201794(TA45-2201794)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 11 avril 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Pithiviers avait refusé à M. B, ancien aide-soignant ambulancier au SMUR, le bénéfice rétroactif de la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé que le motif du refus, tiré de ce que l'agent n'était plus en fonctions à la date d'attribution de la NBI en 2022, était contraire au décret n°92-112 du 3 février 1992, qui ouvre ce droit aux conducteurs ambulanciers affectés à titre permanent aux unités mobiles hospitalières depuis le 1er août 1991. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'établissement de verser à M. B la NBI pour la période de septembre 2016 à septembre 2020, sans astreinte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA45-2402882(TA45-2402882)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'établissement public de santé mentale (EPSM) Georges Daumézon de reconnaître l'imputabilité au service d'un événement survenu le 9 novembre 2022. La requérante s'est ensuite désistée de son instance et de son action. Par ordonnance du 14 novembre 2024, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune contestation n'ayant été présentée par l'administration, la procédure a été close sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400808(TA45-2400808)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS Photosol Développement contestant le refus du préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un permis de construire pour une centrale photovoltaïque. Le tribunal a jugé que le projet, implanté à cheval sur une zone constructible et une zone non constructible, devait respecter les règles de chaque zone. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation en refusant le permis, notamment au regard de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, qui conditionne l'autorisation de certaines installations en zone non constructible à leur compatibilité avec l'exercice d'une activité agricole significative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2103097(TA45-2103097)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. B C, décédé et repris par ses ayants droit, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier de Saint-Aignan pour l'illégalité fautive de sa suspension conservatoire. La juridiction a jugé que la suspension, fondée sur l'article L. 6143-7 du code de la santé publique, était une mesure conservatoire et non une sanction, et que son illégalité ne pouvait être déduite du classement sans suite de la procédure pénale ou du rejet de la plainte ordinale, ces faits étant postérieurs. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la présomption d'innocence, inopérant pour une telle mesure. En conséquence, la responsabilité de l'administration n'étant pas engagée, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2102663(TA45-2102663)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de lui délivrer un certificat intracommunautaire pour vendre deux défenses brutes d'éléphant héritées de son grand-père. Le tribunal a jugé que, en application de l'arrêté du 16 août 2016, l'administration était en situation de compétence liée pour refuser la dérogation sollicitée, car la vente de défenses brutes d'ivoire d'éléphant est interdite sur le territoire national. Les exceptions prévues par cet arrêté ne s'appliquent pas aux défenses brutes, et les dérogations exceptionnelles sont limitées à des objets fabriqués entre 1947 et 1975 ou à des fins scientifiques ou culturelles. Ainsi, le moyen tiré de l'ancienneté de la détention ou de la bonne foi du requérant était inopérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2300137(TA45-2300137)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 20 octobre 2022 par lequel la préfète du Loiret avait refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante russe, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'état de santé de la requérante, victime d'un AVC, et de l'absence de possibilité d'un traitement approprié en Russie. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à Mme B.

Résumé IA