Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2403527(TA45-2403527)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C A contestant le refus d'aide sociale pour les frais d'hébergement de sa grand-mère entre le 22 juin 2022 et le 7 avril 2024. Le tribunal a jugé que, pour cette période antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 8 avril 2024, les petits-enfants restaient tenus à l'obligation alimentaire en application des articles L. 132-6 et L. 132-7 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme la décision du département du Loiret, qui avait admis l'aide sociale uniquement à compter du 8 avril 2024, date de la loi exonérant les petits-enfants.
N° TA45-2403558(TA45-2403558)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, petit-fils et obligé alimentaire de Mme C B, qui contestait le refus du département du Loiret de prendre en charge les frais d'hébergement de sa grand-mère pour la période du 22 juin 2022 au 7 avril 2024. Le tribunal a jugé que le département avait légalement pu exiger la contribution des obligés alimentaires pour cette période antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 8 avril 2024, laquelle a modifié l'article L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles pour dispenser les petits-enfants de cette obligation. La solution retenue est fondée sur le principe que l'obligation alimentaire des petits-enfants existait avant la réforme législative et que le requérant n'a pas démontré son impossibilité absolue de contribuer.
N° TA45-2403592(TA45-2403592)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait le refus du département du Loiret de prendre en charge les frais d'hébergement de sa grand-mère pour la période du 22 juin 2022 au 7 avril 2024. Le tribunal a jugé que la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024, qui dispense les petits-enfants de l'obligation alimentaire pour l'aide sociale à l'hébergement, n'est applicable qu'à compter de son entrée en vigueur. Pour la période antérieure, l'obligation alimentaire de M. B, en tant que petit-fils, demeurait et il n'apportait pas la preuve de son impossibilité absolue d'y contribuer. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 132-6 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2401146(TA45-2401146)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci contestait le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide au logement de 1 240 euros pour la période de mai à septembre 2021. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d’un vice de procédure, car seule la décision de la commission de recours amiable du 20 février 2024 était susceptible de recours. Sur le fond, le juge a estimé que la situation de précarité invoquée par M. A ne justifiait pas une remise de dette, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA45-2404634(TA45-2404634)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de La Ville-aux-Dames du 15 mai 2024 réglementant les vols de pigeons domestiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, fondé notamment sur les pouvoirs de police du maire en matière de salubrité et de tranquillité publiques. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400367(TA45-2400367)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le rejet de sa demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 7 645,98 euros et sollicitait une réduction de ses mensualités de remboursement de 160 à 60 euros. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de difficultés financières suffisantes pour obtenir une modulation du plan de remboursement. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 et D. 553-1 du code de la sécurité sociale, rappelant que la remise d’un indu est subordonnée à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA45-2303190(TA45-2303190)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 830,67 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité en tant que veuve avec un fils majeur handicapé à charge. Le juge a estimé que, malgré une remise déjà accordée à hauteur de la moitié de la dette, Mme B ne justifiait pas de l’impossibilité de rembourser le solde de 415,33 euros, au regard de ses ressources (21 421 euros de revenu imposable) et de l’absence de justificatifs de charges. La décision se fonde sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise gracieuse à la bonne foi et à la précarité du débiteur.
N° TA45-2305114(TA45-2305114)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de Mme B C. Celle-ci contestait le refus du département du Loiret d'accorder l'aide sociale pour les frais d'hébergement de sa mère, au motif que ses ressources d'obligée alimentaire, cumulées à celles de sa mère, permettaient de couvrir ces frais. Le tribunal rappelle que le juge administratif est compétent pour fixer la participation des obligés alimentaires, mais que la requérante n'apporte pas la preuve de son impossibilité absolue de contribuer, se bornant à invoquer le bénéfice du RSA. La solution est fondée sur les articles L. 132-6 et L. 132-7 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2304833(TA45-2304833)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait un indu d'aide au logement de 543 euros pour la période de février à avril 2023. La requérante soutenait que son inscription à Pôle emploi depuis 2021 n'avait pas été prise en compte, mais le tribunal a relevé qu'elle ne contestait pas le bien-fondé de l'indu, notamment le fait qu'elle était en stage rémunéré. En application de l'article R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, les ressources issues de ce stage devaient être intégrées dans le calcul de l'aide. La demande a donc été rejetée.
N° TA45-2304531(TA45-2304531)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A contestant le titre exécutoire n° 3612 émis par le département du Loiret pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 9 629,46 euros. Le tribunal a jugé que le département était fondé à réclamer l'intégralité des sommes versées depuis le 1er avril 2021, faute pour M. A d'avoir justifié de sa situation malgré les demandes de contrôle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2402323(TA45-2402323)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclamant 2 877,27 euros de prime d'activité indûment perçue. La requérante soutenait ne pas avoir vécu en concubinage avec M. A avant leur mariage en juin 2022. Le juge a estimé, sur la base d'un faisceau d'indices (vie commune depuis 2018, déclarations des intéressés), qu'ils formaient un couple stable et continu, constituant un foyer au sens des articles L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. La décision applique également l'article 515-8 du code civil définissant le concubinage.
N° TA45-2200336(TA45-2200336)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Uperio France d'une demande d'indemnisation fondée sur l'illégalité de la décision du ministre du travail du 15 septembre 2016, qui avait autorisé le licenciement d'une salariée protégée. Cette décision ayant été annulée par le juge administratif, la société a été condamnée par le conseil de prud'hommes à verser diverses indemnités à la salariée. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que le contentieux avait été lié en cours d'instance par une demande préalable. Sur le fond, il a jugé que l'illégalité fautive de la décision ministérielle engageait la responsabilité de l'État, mais a limité l'indemnisation au préjudice direct résultant de cette faute, soit les sommes versées au titre de l'article L. 2422-4 du code du travail et les frais de défense, tout en excluant les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
N° TA45-2300158(TA45-2300158)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du CESEDA (parent d'enfant français) et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a jugé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées.
N° TA45-2303384(TA45-2303384)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 août 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation et que le refus ne méconnaissait pas l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, faute pour le requérant d'établir la réalité et l'intensité de ses liens familiaux en France. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que le grief relatif à une prétendue motivation par des condamnations pénales.
N° TA45-2303181(TA45-2303181)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A Prince B C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur la menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des multiples condamnations pénales du requérant et de son absence de démonstration d'un amendement sérieux. La décision contestée ne méconnaît pas non plus l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2302648(TA45-2302648)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'entrée irrégulière et des précédentes mesures d'éloignement non exécutées. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401958(TA45-2401958)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 19 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision du président de la région Centre-Val-de-Loire du 10 avril 2024 rejetant sa demande d'aide individuelle au transport pour son enfant. Cette solution a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de tribunal administratif de donner acte des désistements par ordonnance.
N° TA45-2202606(TA45-2202606)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme B, salariée protégée, contestant l'autorisation de licenciement pour motif économique accordée par l'inspecteur du travail à la société Innovative Water Care Europe (IWCE), confirmée par la ministre du travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la motivation des décisions était suffisante et que l'administration avait correctement apprécié les difficultés économiques au niveau du secteur d'activité pertinent du groupe. Il a jugé que la société avait satisfait à son obligation de reclassement et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 1233-3 et suivants du code du travail. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
N° TA45-2300026(TA45-2300026)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant brésilien, contre deux arrêtés préfectoraux lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage et de son état de santé. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale et que les conditions médicales invoquées ne justifiaient pas un droit au séjour. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404585(TA45-2404585)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 mai 2024 annulant son permis de conduire pour perte totale de points. Le requérant demandait également la restitution de deux points retirés suite à une infraction du 30 décembre 2023. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige.