Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2203147(TA45-2203147)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par l'association Les clos du Loiret d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'illégalité de la décision du 28 mai 2021 par laquelle l'inspectrice du travail avait refusé d'autoriser le licenciement d'une salariée protégée, décision annulée le 2 février 2022 par la ministre du travail. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la ministre, considérant que la demande préalable était justifiée. Sur le fond, il a jugé que l'illégalité de la décision initiale constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. En conséquence, il a condamné l'État à verser à l'association une indemnité de 24 042,17 euros au titre des salaires versés pendant la période d'illégalité, ainsi que 540,84 euros pour le trop-perçu d'indemnité de licenciement, mais a rejeté la demande relative aux frais d'avocat, non établis. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
N° TA45-2204057(TA45-2204057)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. C, salarié protégé, visant à annuler la décision ministérielle du 15 septembre 2022 autorisant son licenciement pour faute. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, la décision étant suffisamment détaillée. Sur le fond, il a estimé que si les insultes et menaces verbales n'étaient pas établies, la rixe physique mutuelle entre M. C et son supérieur, survenue après l'altercation, constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, sans lien avec ses mandats. En conséquence, la requête de M. C a été rejetée, sur le fondement des articles L. 2411-5 et suivants du code du travail.
N° TA45-2404844(TA45-2404844)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la situation irrégulière dans laquelle il se trouve depuis le 8 novembre 2024, faute de s'être vu délivrer le titre de séjour "étudiant" promis, préjudiciait de manière grave et immédiate à ses intérêts, notamment en ne prouvant pas le risque de rupture de son contrat de travail.
N° TA45-2404710(TA45-2404710)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la CAF d’Indre-et-Loire de lui attribuer la prime à la naissance. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que ce litige, relatif à la prestation d’accueil du jeune enfant, relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc de la compétence du juge judiciaire, conformément aux articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2200336(TA45-2200336)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Uperio France d'une demande d'indemnisation fondée sur l'illégalité de la décision du ministre du travail du 15 septembre 2016, qui avait autorisé le licenciement d'une salariée protégée. Cette décision ayant été annulée par le juge administratif, la société a été condamnée par le conseil de prud'hommes à verser diverses indemnités à la salariée. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que le contentieux avait été lié en cours d'instance par une demande préalable. Sur le fond, il a jugé que l'illégalité fautive de la décision ministérielle engageait la responsabilité de l'État, mais a limité l'indemnisation au préjudice direct résultant de cette faute, soit les sommes versées au titre de l'article L. 2422-4 du code du travail et les frais de défense, tout en excluant les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
N° TA45-2300158(TA45-2300158)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du CESEDA (parent d'enfant français) et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a jugé que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées.
N° TA45-2303384(TA45-2303384)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 août 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation et que le refus ne méconnaissait pas l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, faute pour le requérant d'établir la réalité et l'intensité de ses liens familiaux en France. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que le grief relatif à une prétendue motivation par des condamnations pénales.
N° TA45-2303181(TA45-2303181)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A Prince B C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur la menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des multiples condamnations pénales du requérant et de son absence de démonstration d'un amendement sérieux. La décision contestée ne méconnaît pas non plus l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2302648(TA45-2302648)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'entrée irrégulière et des précédentes mesures d'éloignement non exécutées. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401958(TA45-2401958)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 19 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision du président de la région Centre-Val-de-Loire du 10 avril 2024 rejetant sa demande d'aide individuelle au transport pour son enfant. Cette solution a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de tribunal administratif de donner acte des désistements par ordonnance.
N° TA45-2202606(TA45-2202606)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme B, salariée protégée, contestant l'autorisation de licenciement pour motif économique accordée par l'inspecteur du travail à la société Innovative Water Care Europe (IWCE), confirmée par la ministre du travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la motivation des décisions était suffisante et que l'administration avait correctement apprécié les difficultés économiques au niveau du secteur d'activité pertinent du groupe. Il a jugé que la société avait satisfait à son obligation de reclassement et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 1233-3 et suivants du code du travail. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
N° TA45-2300026(TA45-2300026)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant brésilien, contre deux arrêtés préfectoraux lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage et de son état de santé. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale et que les conditions médicales invoquées ne justifiaient pas un droit au séjour. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404585(TA45-2404585)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de M. B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 mai 2024 annulant son permis de conduire pour perte totale de points. Le requérant demandait également la restitution de deux points retirés suite à une infraction du 30 décembre 2023. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA45-2402167(TA45-2402167)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme C d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le recalcul des indemnités chômage versées à Mme C après la fin de son contrat à durée déterminée au sein d’un collège. Par un mémoire, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 novembre 2024. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’étant soulevée, il a été mis fin à l’instance.
N° TA45-2104362(TA45-2104362)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme C d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’une décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable pour l’implantation d’une antenne-relais de téléphonie mobile à Dampierre-sur-Avre. Par une ordonnance du 18 novembre 2024, le tribunal a constaté que cette requête était un double d’une précédente requête, déjà jugée le 24 octobre 2024. En application des règles de procédure du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de cette seconde requête du registre du greffe.
N° TA45-2403179(TA45-2403179)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 4 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Cette mesure d'éloignement avait été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen invoqué par le requérant, tiré de l'absence d'infraction et du respect des règles républicaines, était inopérant dès lors qu'aucune menace pour l'ordre public ne lui était reprochée. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA45-2404172(TA45-2404172)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français. La juridiction a relevé que la décision attaquée du 25 juillet 2024 ne constituait qu’un refus d’enregistrer sa demande de titre, et non un refus de séjour ou une mesure d’éloignement. Les moyens soulevés par la requérante, dirigés contre un refus de titre inexistant, ont été jugés inopérants. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
N° TA45-2404808(TA45-2404808)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence du requérant dans l'Eure. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2202259(TA45-2202259)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par Pôle Emploi (France Travail). La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la décision contestée, malgré une demande de régularisation envoyée par courrier recommandé resté sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA45-2204184(TA45-2204184)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de la requête de Mme B, qui contestait le refus de l'Office français de la biodiversité de lui verser la prime de restructuration de service prévue par l'arrêté ministériel du 13 mars 2020. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examiner le bien-fondé de la demande de prime.