Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 370/868
N° TA45-2305290(TA45-2305290)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a finalement accordé une carte de séjour temporaire à M. A, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En revanche, il a fait droit à la demande de frais d'instance en condamnant l'État à verser 1 200 euros à l'avocate de M. A, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA45-2404905(TA45-2404905)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Chartres fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 16 rue Muret à Chartres, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. L'expert devra, dans les 24 heures, constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et son caractère imminent, et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que des articles R. 531-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA45-2404761(TA45-2404761)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction de révocation prononcée par le centre hospitalier de Loches à l'encontre de Mme A. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation financière suffisamment grave et immédiate compte tenu des revenus de son foyer et de ses possibilités d'accès à des allocations. En outre, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité de la décision, l'activité de création de bijoux exercée sans autorisation préalable constituant une faute disciplinaire, et la sanction de révocation étant jugée proportionnée. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA45-2303150(TA45-2303150)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte, par ordonnance du 21 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un arrêté du préfet d’Eure-et-Loir du 2 février 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et annulant son permis de chasser. Ce désistement est intervenu après que le préfet a levé l’interdiction de détention d’armes par un arrêté du 15 février 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA45-2404766(TA45-2404766)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a suspendu l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant guinéen, confié à l'Aide Sociale à l'Enfance avant sa majorité et suivant une formation en apprentissage. Le juge a retenu l'urgence, car le refus empêchait la poursuite de sa formation et de son contrat d'apprentissage, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas examiné la nature des liens familiaux à l'étranger et ayant exigé un logement autonome, en méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2301728(TA45-2301728)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait le refus du préfet d'Indre-et-Loire d'accorder le regroupement familial pour son épouse. Le requérant soutenait que ses ressources étaient suffisantes et stables, mais le tribunal a estimé que la moyenne mensuelle de ses revenus sur les douze mois précédant la demande était inférieure au SMIC et que leurs fluctuations révélaient une instabilité. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2404774(TA45-2404774)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 31 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle de M. B, notamment de sa relation avec une ressortissante française enceinte de son enfant et de la procédure de reconnaissance anticipée engagée. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401336(TA45-2401336)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois décidée par le préfet d'Eure-et-Loir. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension, et M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2305122(TA45-2305122)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 514,49 euros, estimant que la dette résultait d’une erreur d’un agent de la CAF. Le juge a considéré que Mme A ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale ou partielle, faute de produire des éléments sur ses ressources et charges. La décision est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise gracieuse à la bonne foi et à la précarité du débiteur.
N° TA45-2203161(TA45-2203161)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a examiné les requêtes de M. B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Cher de l'orienter vers un centre de rééducation professionnelle pour une formation d'assistant comptable. Le tribunal a joint les deux requêtes, l'une dirigée contre un refus implicite et l'autre contre un refus explicite du 30 mars 2023. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, le juge considérant que la décision de refus d'orientation était justifiée et non entachée d'erreur d'appréciation ou de détournement de pouvoir. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code du travail relatives à l'orientation professionnelle des personnes handicapées.
N° TA45-2403558(TA45-2403558)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, petit-fils et obligé alimentaire de Mme C B, qui contestait le refus du département du Loiret de prendre en charge les frais d'hébergement de sa grand-mère pour la période du 22 juin 2022 au 7 avril 2024. Le tribunal a jugé que le département avait légalement pu exiger la contribution des obligés alimentaires pour cette période antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 8 avril 2024, laquelle a modifié l'article L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles pour dispenser les petits-enfants de cette obligation. La solution retenue est fondée sur le principe que l'obligation alimentaire des petits-enfants existait avant la réforme législative et que le requérant n'a pas démontré son impossibilité absolue de contribuer.
N° TA45-2403592(TA45-2403592)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait le refus du département du Loiret de prendre en charge les frais d'hébergement de sa grand-mère pour la période du 22 juin 2022 au 7 avril 2024. Le tribunal a jugé que la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024, qui dispense les petits-enfants de l'obligation alimentaire pour l'aide sociale à l'hébergement, n'est applicable qu'à compter de son entrée en vigueur. Pour la période antérieure, l'obligation alimentaire de M. B, en tant que petit-fils, demeurait et il n'apportait pas la preuve de son impossibilité absolue d'y contribuer. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 132-6 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2403527(TA45-2403527)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C A contestant le refus d'aide sociale pour les frais d'hébergement de sa grand-mère entre le 22 juin 2022 et le 7 avril 2024. Le tribunal a jugé que, pour cette période antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 8 avril 2024, les petits-enfants restaient tenus à l'obligation alimentaire en application des articles L. 132-6 et L. 132-7 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme la décision du département du Loiret, qui avait admis l'aide sociale uniquement à compter du 8 avril 2024, date de la loi exonérant les petits-enfants.
N° TA45-2305143(TA45-2305143)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a été saisi par Mme C d'un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le département du Cher pour obtenir le paiement de sa participation aux frais d'hébergement de sa mère en EHPAD. Le tribunal a relevé d'office que le litige portait sur la contestation par un obligé alimentaire du remboursement des sommes avancées par la collectivité au titre de l'aide sociale. En application des articles L. 132-6, L. 132-7 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, il a jugé que ce contentieux relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire d'Alençon, compétent territorialement.
N° TA45-2305198(TA45-2305198)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et juge unique, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un trop-perçu d’aide personnalisée au logement de 2 299,94 euros. Le requérant soutenait que sa dette ne correspondait pas à sa situation réelle, mais le tribunal a constaté qu’il percevait l’allocation de retour à l’emploi et non l’allocation de solidarité spécifique, ce qui excluait l’application de l’article R. 822-15 du code de la construction et de l’habitation. Seul l’abattement de 30 % prévu à l’article R. 822-14 du même code était applicable, et le requérant n’a pas démontré son droit à une remise totale. La demande de décharge de la somme restante de 1 149,97 euros a donc été rejetée.
N° TA45-2402937(TA45-2402937)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 497,97 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité (inscription à France Travail, foyer mono-salaire), mais n’a pas contesté que l’indu provenait d’une omission de déclaration de ses ressources. Le juge a estimé, sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, que les conditions de bonne foi et de précarité n’étaient pas remplies pour accorder une remise, compte tenu de l’origine de la dette et de l’absence d’élément justifiant une erreur de bonne foi. La demande a donc été rejetée.
N° TA45-2401478(TA45-2401478)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le requérant, qui reconnaissait un excès de vitesse supérieur à 40 km/h, invoquait sa situation professionnelle et le caractère disproportionné de la sanction. Le juge a estimé que la durée de suspension n'était pas excessive au regard de la gravité de l'infraction, et que l'intéressé ne justifiait pas d'une impossibilité d'exercer sa profession. La décision a été fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA45-2304833(TA45-2304833)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B qui contestait un indu d'aide au logement de 543 euros pour la période de février à avril 2023. La requérante soutenait que son inscription à Pôle emploi depuis 2021 n'avait pas été prise en compte, mais le tribunal a relevé qu'elle ne contestait pas le bien-fondé de l'indu, notamment le fait qu'elle était en stage rémunéré. En application de l'article R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, les ressources issues de ce stage devaient être intégrées dans le calcul de l'aide. La demande a donc été rejetée.
N° TA45-2402323(TA45-2402323)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclamant 2 877,27 euros de prime d'activité indûment perçue. La requérante soutenait ne pas avoir vécu en concubinage avec M. A avant leur mariage en juin 2022. Le juge a estimé, sur la base d'un faisceau d'indices (vie commune depuis 2018, déclarations des intéressés), qu'ils formaient un couple stable et continu, constituant un foyer au sens des articles L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. La décision applique également l'article 515-8 du code civil définissant le concubinage.
N° TA45-2401146(TA45-2401146)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci contestait le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide au logement de 1 240 euros pour la période de mai à septembre 2021. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d’un vice de procédure, car seule la décision de la commission de recours amiable du 20 février 2024 était susceptible de recours. Sur le fond, le juge a estimé que la situation de précarité invoquée par M. A ne justifiait pas une remise de dette, en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation.