Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404621(TA45-2404621)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du préfet d'Indre-et-Loire, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme A du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. La juridiction a constaté que leurs demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qu'ils se maintenaient irrégulièrement dans les lieux, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les moyens de défense tirés de l'absence d'urgence et de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée.
N° TA45-2404622(TA45-2404622)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Saint-Avertin du 21 mai 2024 déclarant incomplet le dossier de déclaration préalable de travaux déposé par la SA TOTEM FRANCE pour la modification d'un site de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne justifiant pas d'une carence de couverture 5G sur le territoire communal. Il a également écarté l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, considérant que l'incohérence entre l'identité du représentant légal et le signataire du formulaire CERFA, non résolue par le mandat produit, rendait le dossier incomplet au regard des articles R. 423-1 et suivants du code de l'urbanisme.
N° TA45-2404644(TA45-2404644)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l’arrêté du 24 octobre 2024 par lequel la préfète du Loiret l’a obligé à quitter le territoire français. La décision, fondée sur les 3°, 5° et 6° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de son comportement menaçant pour l’ordre public. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d’un défaut d’examen et confirmé la légalité de la décision fixant le pays de destination.
N° TA45-2404796(TA45-2404796)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur demande du maire de Blois, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 57 rue du commerce, propriété de la SCI CLC1, présentant un péril pour la sécurité publique (infiltrations, toiture vétuste, fissures sur mur porteur, attaque fongique). La décision est fondée sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra, dans les 24 heures, constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer le danger et son caractère imminent, et proposer des mesures de sécurité.
N° TA45-2404807(TA45-2404807)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi par le maire de Chartres sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé 1 rue Marceau, appartenant à la SCI Massot et Fils, en raison d'un péril pour la sécurité publique. L'expert désigné devra examiner le bâtiment dans les 24 heures, constater son état, évaluer la solidité des éléments porteurs et le caractère imminent du danger, et proposer des mesures de sécurité. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2300526(TA45-2300526)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la délibération du jury de BTS Comptabilité et gestion refusant de valider ses unités de diplôme par validation des acquis de l'expérience. La requérante invoquait ses 25 années d'expérience pour contester cette décision. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur la valeur d'un candidat, sauf erreur matérielle ou considérations étrangères à la candidature, non alléguées en l'espèce. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400171(TA45-2400171)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 octobre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen de défaut de motivation, l'arrêté comportant les considérations de droit et de fait nécessaires. Enfin, le moyen relatif à une possible régularisation a été jugé insuffisamment précis. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité interne.
N° TA45-2402260(TA45-2402260)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision prise sur la réclamation préalable obligatoire contre la décision de la maison départementale de l'autonomie. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
N° TA45-2402678(TA45-2402678)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait la délibération du jury d'examen du BTS "Négociation et digitalisation de la relation client" l'ayant déclaré refusé. Le requérant invoquait l'injustice de sa note à l'épreuve "Relation client et négociation-vente" au regard de sa prestation et des conditions d'examen. Le juge a considéré ce moyen inopérant, rappelant qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur la valeur d'un candidat, en l'absence d'éléments précis sur une éventuelle défaillance technique ou un traitement inégalitaire. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA45-2404771(TA45-2404771)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant tunisien par le préfet d'Indre-et-Loire. Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension. La condition d'urgence n'est pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de sa situation actuelle (poursuite de sa formation et de son contrat d'apprentissage) par des pièces récentes.
N° TA45-2404320(TA45-2404320)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui sollicitait une solution pour rendre constructible une parcelle à Ardon. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 13 novembre 2024 par le président de la 2ème chambre.
N° TA45-2404623(TA45-2404623)
Litige entre un locataire et l'OPH Chartres habitat concernant un logement insalubre. Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B pour incompétence de la juridiction administrative. La solution retenue est que les litiges relatifs à l'exécution d'un bail de droit privé liant un locataire à un office public de l'habitat relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404730(TA45-2404730)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 5 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404715(TA45-2404715)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du 30 octobre 2024 fixant le pays de renvoi pour l’exécution de sa peine d’interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation au regard des risques encourus en cas de retour n’était pas fondé. La décision s’appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA45-2303995(TA45-2303995)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation, notamment de sa promesse d'embauche, et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 435-1 du CESEDA pour une admission exceptionnelle. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation irrégulière et de ses antécédents judiciaires. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de deux ans ont été validées.
N° TA45-2302414(TA45-2302414)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme E, ressortissants arméniens, contestant les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 24 avril 2023 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que les décisions de refus de titre de séjour, fondées sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Il a également jugé que l'arrêté n'avait pas méconnu l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, compte tenu de la situation de la famille. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2303154(TA45-2303154)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 7 juillet 2023. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'attaches personnelles et familiales suffisamment stables en France malgré une intégration professionnelle. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir d'admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été validée.
N° TA45-2304066(TA45-2304066)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A F épouse A E, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Loiret. La décision explicite du 18 août 2023 s'est substituée à la décision implicite de rejet. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant les demandes d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2200014(TA45-2200014)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a partiellement fait droit à la demande de M. C, fonctionnaire détaché auprès du département du Cher, qui sollicitait la réparation des préjudices extrapatrimoniaux résultant de sa maladie professionnelle reconnue imputable au service et de sa rechute. Le tribunal a condamné le département à verser à l'agent une indemnité totale de 18 162,50 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 octobre 2021 et de leur capitalisation. Cette somme couvre notamment les préjudices liés au déficit fonctionnel temporaire et permanent, aux souffrances endurées et au préjudice esthétique, sur le fondement des principes de responsabilité pour faute de l'employeur public et des dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA45-2200174(TA45-2200174)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D, adjointe territoriale du patrimoine, qui contestait le refus de réintégration (30 juillet 2021) et l'arrêté de mise à la retraite d'office pour invalidité (30 septembre 2021) pris par le maire de Bourges. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure devant le comité médical, en estimant que la commune avait bien informé la requérante de ses droits par un courrier du 11 janvier 2021, conformément au décret du 30 juillet 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.