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Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 13 janvier 2025 infligeant une astreinte administrative journalière de 35 euros à M. et Mme A. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant créé eux-mêmes la situation d'urgence invoquée. Aucun des moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la procédure contradictoire et l'absence de description claire des travaux, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour enjoindre à l'OFII d'enregistrer sa demande de regroupement familial et de lui délivrer l'attestation de dépôt prévue à l'article R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, l'OFII a délivré l'attestation de dépôt le 24 février 2025, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. En revanche, il a condamné l'OFII à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C épouse A, qui demandait la condamnation de la commune de Mauléon-Barousse pour recours abusif à des contrats à durée déterminée entre 1994 et 2021. La requérante sollicitait 12 000 euros en réparation de préjudices financier et moral, invoquant notamment l'article 46 du décret du 15 février 1988. Le tribunal a estimé que la fin de non-recevoir soulevée par la commune n'était pas fondée, la demande préalable du 8 mars 2022 ayant un objet distinct de celle du 10 janvier 2022. Cependant, la solution retenue est le rejet de la requête, les griefs soulevés n'étant pas fondés.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A, demandeur d'asile, pour contester la décision du 20 novembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des obligations de présentation. En cours d'instance, l'OFII a rétabli ces conditions de manière rétroactive. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait donc plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a condamné l'OFII à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B, agent communal, d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour discrimination syndicale subie entre 2016 et 2021 de la part de la commune de Charny-Orée-de-Puisaye. Elle invoquait des difficultés dans la gestion de ses décharges syndicales, un traitement différencié, une baisse de son régime indemnitaire, le non-remboursement de frais de déplacement et le refus d’une prime Covid. La commune a soulevé l’incompétence territoriale du tribunal et la prescription de l’action. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les faits étaient prescrits en application de l’article L. 131-3 du code général de la fonction publique et que le tribunal n’était pas territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation concernant le pays de renvoi et l'interdiction de retour n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du 30 novembre 2023 du préfet des Pyrénées-Atlantiques lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les conclusions en annulation de l’obligation de quitter le territoire ont été jugées tardives, le délai de recours de quarante-huit heures prévu à l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étant expiré. Les conclusions en abrogation de l’interdiction de retour ont été rejetées comme irrecevables, faute de saisine préalable de l’administration sur le fondement de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration. La requête a été rejetée en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Litige individuel d’un agent public (M. A) portant sur le versement de la prime d’éloignement prévue par une instruction du ministère des armées. Le Tribunal administratif de Pau, saisi de la requête, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la dernière affectation de l’agent se situait à Mayotte. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Mamoudzou (Mayotte), seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant marocain faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge rappelle que la contestation d'une telle mesure d'éloignement relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive du référé liberté. En l'absence de circonstances nouvelles postérieures au jugement ayant rejeté son recours, la demande de suspension est irrecevable et ne présente pas de caractère d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale.
Le tribunal administratif de Pau a été saisi par M. E et Mme B, propriétaires d’une maison voisine d’un EHPAD construit par la commune de Saint-Paul-lès-Dax, afin d’obtenir la condamnation solidaire de la commune et de la société Colas (maître d’œuvre) à réparer les désordres (fissures) affectant leur immeuble. La commune et la société ont opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête et de la prescription de l’action. Le tribunal a rejeté ces exceptions, considérant que l’ordonnance d’expertise du 28 juin 2018 avait interrompu la prescription, et a retenu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d’ouvrage et de la société Colas en tant que constructeur, sur le fondement des principes de la responsabilité des tiers à un ouvrage public. La solution retenue est la condamnation solidaire des deux défendeurs à indemniser les requérants pour leurs préjudices matériels et de jouissance, en application des règles de la responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau annule la décision du 27 décembre 2024 par laquelle l'OFII a refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à M. B, un ressortissant afghan ayant présenté une demande de réexamen d'asile. Le tribunal juge que ce refus est illégal car l'OFII s'est cru en situation de compétence liée en raison de la demande de réexamen, sans procéder à un examen individuel de la vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, et l'OFII est condamné à verser 1 200 euros au conseil de M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, propriétaire d'un immeuble à Juillan, qui sollicitait 31 250,41 euros en réparation de préjudices liés à des travaux de réaménagement de la place du Corps Franc Pommiès. Le tribunal a jugé que la destruction du trottoir et de l'auvent, édifiés par M. B sur le domaine public via une autorisation de voirie, n'ouvrait pas droit à indemnité, car les travaux étaient conduits dans l'intérêt du domaine public et aucune condition anormale n'était établie. Concernant les pertes financières (départ des locataires et frais de nettoyage), le tribunal a estimé que M. B n'avait pas démontré de lien de causalité direct avec les travaux publics. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour les dommages de travaux publics, mais en limite l'application aux tiers non autorisés.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme E, de nationalité marocaine, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gers, ainsi qu'une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage avec un ressortissant français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la Fédération SEPANSO Landes, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'enjoindre à la préfète des Landes de remettre en ligne le dossier de l'enquête publique relative au projet agrivoltaïque Terr'Arbouts. La requérante invoquait l'urgence et l'utilité de cette mesure pour préparer un éventuel recours, ainsi qu'une atteinte au droit d'accès aux documents administratifs. La préfète a opposé des contraintes techniques et financières, tout en proposant une consultation sur support papier. Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la requérante disposait d'autres voies pour accéder aux documents nécessaires.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète des Landes de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de la nécessité de sa présence aux côtés de sa mère malade. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les demandes de la société Etablissements Cancé, qui sollicitait l’annulation du refus implicite puis explicite de l’administration fiscale de lui accorder un agrément pour le transfert des déficits fiscaux de la société absorbée Cancé Aluminium, sur le fondement de l’article 209-II du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que les conditions légales pour l’octroi de l’agrément n’étaient pas remplies, en raison de changements significatifs dans l’activité de la société absorbée. Il a également écarté les méthodes alternatives de calcul du déficit transférable proposées par la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société F E, qui contestait un redressement fiscal relatif à l'impôt sur les sociétés pour l'année 2017. Ce redressement faisait suite à la remise en cause par l'administration fiscale de la valeur d'inscription à l'actif d'un fonds de commerce, acquis pour 300 000 euros auprès des anciens propriétaires. La société soutenait notamment que la méthode d'évaluation par comparaison était applicable et que l'administration n'avait pas démontré l'intention de libéralité lors de la cession. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 38.2 et l'article 38 quinquies de l'annexe III, relatifs à l'évaluation des actifs et à la correction des erreurs comptables.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C B, qui contestait des contributions sociales supplémentaires (146 524 €) et pénalités (59 781 €) au titre de 2018, issues d’une plus-value de cession de parts de notaire. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, le litige portant sur une plus-value des particuliers ne relevant pas de la compétence de la commission départementale des impôts directs, rendant inopérant le grief lié à la mention rayée. Il a également écarté le moyen sur le défaut de motivation des pénalités pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur les articles L. 59 A du livre des procédures fiscales et 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d'une demande d'injonction visant à contraindre la préfète des Landes à lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui délivrer un récépissé, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, car la demande de titre de séjour avait été déposée le 27 novembre 2024 et que le silence de l'administration pendant quatre mois valait décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B contestant l'arrêté du 20 février 2025 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le requérant soutenait une erreur sur son identité dans l'arrêté, mais le tribunal a constaté que l'acte désignait une seule personne et que l'intéressé s'était présenté sous ce nom lors de la procédure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.