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Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la société F E, qui contestait un redressement fiscal relatif à l'impôt sur les sociétés pour l'année 2017. Ce redressement faisait suite à la remise en cause par l'administration fiscale de la valeur d'inscription à l'actif d'un fonds de commerce, acquis pour 300 000 euros auprès des anciens propriétaires. La société soutenait notamment que la méthode d'évaluation par comparaison était applicable et que l'administration n'avait pas démontré l'intention de libéralité lors de la cession. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés par la société n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 38.2 et l'article 38 quinquies de l'annexe III, relatifs à l'évaluation des actifs et à la correction des erreurs comptables.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C B, qui contestait des contributions sociales supplémentaires (146 524 €) et pénalités (59 781 €) au titre de 2018, issues d’une plus-value de cession de parts de notaire. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, le litige portant sur une plus-value des particuliers ne relevant pas de la compétence de la commission départementale des impôts directs, rendant inopérant le grief lié à la mention rayée. Il a également écarté le moyen sur le défaut de motivation des pénalités pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur les articles L. 59 A du livre des procédures fiscales et 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les demandes de la société Etablissements Cancé, qui sollicitait l’annulation du refus implicite puis explicite de l’administration fiscale de lui accorder un agrément pour le transfert des déficits fiscaux de la société absorbée Cancé Aluminium, sur le fondement de l’article 209-II du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que les conditions légales pour l’octroi de l’agrément n’étaient pas remplies, en raison de changements significatifs dans l’activité de la société absorbée. Il a également écarté les méthodes alternatives de calcul du déficit transférable proposées par la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation concernant le pays de renvoi et l'interdiction de retour n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le tribunal administratif de Pau a été saisi par M. E et Mme B, propriétaires d’une maison voisine d’un EHPAD construit par la commune de Saint-Paul-lès-Dax, afin d’obtenir la condamnation solidaire de la commune et de la société Colas (maître d’œuvre) à réparer les désordres (fissures) affectant leur immeuble. La commune et la société ont opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête et de la prescription de l’action. Le tribunal a rejeté ces exceptions, considérant que l’ordonnance d’expertise du 28 juin 2018 avait interrompu la prescription, et a retenu la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d’ouvrage et de la société Colas en tant que constructeur, sur le fondement des principes de la responsabilité des tiers à un ouvrage public. La solution retenue est la condamnation solidaire des deux défendeurs à indemniser les requérants pour leurs préjudices matériels et de jouissance, en application des règles de la responsabilité administrative.
Litige individuel d’un agent public (M. A) portant sur le versement de la prime d’éloignement prévue par une instruction du ministère des armées. Le Tribunal administratif de Pau, saisi de la requête, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la dernière affectation de l’agent se situait à Mayotte. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Mamoudzou (Mayotte), seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du 30 novembre 2023 du préfet des Pyrénées-Atlantiques lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les conclusions en annulation de l’obligation de quitter le territoire ont été jugées tardives, le délai de recours de quarante-huit heures prévu à l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étant expiré. Les conclusions en abrogation de l’interdiction de retour ont été rejetées comme irrecevables, faute de saisine préalable de l’administration sur le fondement de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration. La requête a été rejetée en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant marocain faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge rappelle que la contestation d'une telle mesure d'éloignement relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive du référé liberté. En l'absence de circonstances nouvelles postérieures au jugement ayant rejeté son recours, la demande de suspension est irrecevable et ne présente pas de caractère d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Lescar sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour constater les désordres structurels d'un immeuble en construction, gravement endommagé par un incendie, présentant un danger grave et immédiat pour la sécurité publique. L'expert devra se rendre sur place dans les 24 heures, évaluer le péril et proposer des mesures provisoires de sécurité.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, médecin généraliste, qui contestait la décision du Conseil départemental de l'ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques du 14 février 2025. Cette décision ne constituait pas un refus d'inscription au tableau, mais une simple saisine de la formation restreinte pour expertise, fondée sur les articles R. 4112-2 II et R. 4124-3-5 du code de la santé publique, en raison d'un doute sérieux sur sa compétence professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, la procédure d'expertise étant en cours.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Gez refusant un permis de construire à Mme C pour une maison d'habitation. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de fait, erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, détournement de pouvoir) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. Les conclusions aux fins d'injonction et les demandes de frais ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’une requête contestant le rejet de sa demande de subvention "MaPrimeRénov" par l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a accordé la prime sollicitée, et M. A s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par la société Centrale solaire Amda III d’un recours contre un refus de permis de construire opposé par le maire de Solomiac. La société s’est ensuite désistée de son instance et de son action par un mémoire enregistré le 6 février 2025. Par ordonnance du 13 mars 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre décision au fond n’a donc été rendue.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d'une demande d'injonction visant à contraindre la préfète des Landes à lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui délivrer un récépissé, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, car la demande de titre de séjour avait été déposée le 27 novembre 2024 et que le silence de l'administration pendant quatre mois valait décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B contestant l'arrêté du 20 février 2025 par lequel la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le requérant soutenait une erreur sur son identité dans l'arrêté, mais le tribunal a constaté que l'acte désignait une seule personne et que l'intéressé s'était présenté sous ce nom lors de la procédure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a étendu une expertise judiciaire initialement ordonnée le 16 mai 2024 concernant des désordres affectant un complexe sportif à Aureilhan. Cette extension, demandée par la SMABTP, vise à inclure la société AXA France Iard SA en tant qu’assureur du Bureau d’Études Techniques Math ingénierie, maître d’œuvre. Le juge a fait droit à cette demande sur le fondement de l’article R. 532-3 du code de justice administrative, estimant qu’elle présentait un caractère utile pour éclairer les travaux de l’expert.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A pour contester le refus du maire de Pau d'accorder une dérogation à la carte scolaire pour son fils. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s'être désisté. M. A n'ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement d'office par ordonnance du 12 mars 2025, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code. Il est donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par Mme B, ressortissante malienne, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de motivation et de l'absence de menace réelle pour l'ordre public, sa condamnation pénale ayant été effacée. Le tribunal a fait droit à sa demande en ordonnant la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également enjoint à la préfète des Landes de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme B dans un délai de sept jours, en application des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme F contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017, ainsi qu'une réduction d'impôt pour souscription au capital de PME. Le tribunal a rejeté la demande relative à la réduction d'impôt pour 2016 comme irrecevable, faute d'avoir été incluse dans la réclamation préalable. Sur le fond, il a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure et a jugé que Mme F n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, notamment concernant la somme de 109 200 euros réintégrée dans ses revenus de capitaux mobiliers. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la demande de la SASU Palacio, qui sollicitait la restitution du crédit d'impôt pour les métiers d'art (CIMA) au titre des années 2020 et 2021. La société, spécialisée en menuiserie, ne remplissait pas les conditions cumulatives de l'article 244 quater O du code général des impôts, car elle n'a pas démontré que ses ouvrages, bien que réalisés sur mesure, constituaient un travail de création originale impliquant la conception de nouveaux produits. Le tribunal a estimé que la production de plans et la fabrication d'ouvrages uniques ne suffisaient pas à caractériser un processus de création au sens de la loi. La requête a donc été rejetée.