9 663 décisions disponibles — page 180/484
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 ordonnant à M. C de se dessaisir de ses armes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation de biens personnels et l'impossibilité de pratiquer la chasse ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, sans examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, la requête a été rejetée.
Suspension de permis de conduire. Tribunal Administratif de Pau. Incompétence territoriale. Rejet de la requête de M. A, résidant à Brive-la-Gaillarde, contestant la suspension de son permis par le ministre de l'intérieur. Application des articles L. 522-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 11 novembre 2024 l’assignant à résidence à Tarbes pour 45 jours. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté le 13 novembre 2024. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B A D, ressortissant algérien, pour contester deux arrêtés du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 11 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. En cours d'instance, le préfet a retiré ces arrêtés le 14 novembre 2024. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat est condamné à verser 1 200 euros à M. A D au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné la désignation d’un expert pour constater les désordres structurels d’un immeuble situé à Condom, présentant un danger grave et immédiat pour la sécurité publique en raison de risques d’effondrement. Saisi par le maire de la commune sur le fondement de l’article L.511-9 du code de la construction et de l’habitation, le juge a fait droit à la demande, estimant l’expertise utile pour évaluer le péril et proposer des mesures provisoires. L’expert devra se rendre sur place dans les 24 heures et déposer son rapport sous quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet de l’Agence nationale des titres sécurisés refusant de lui délivrer un certificat d’immatriculation. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a expressément déclaré se désister de sa requête. Par ordonnance, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi par un officier de police contestant le refus implicite de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné le renvoi de l'affaire au Tribunal administratif de Bordeaux, compétent car le requérant était affecté en Gironde au moment de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant macédonien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour en tant que conjoint d’une ressortissante italienne et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, incluant l’annulation, l’injonction et les frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 obligeant M. B à quitter sans délai le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Il constate qu’à la date de la décision attaquée, l’intéressé résidait à Niort (Deux-Sèvres), ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Poitiers en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A, professeure en collège, qui contestait sa convocation par la rectrice de l’académie de Bordeaux pour corriger des copies du diplôme national du brevet dans un autre établissement. Le tribunal a jugé que cette participation relevait de ses obligations de service au sens des articles D. 332-19 et D. 911-31 du code de l’éducation, et non d’un détachement imposé. La décision de convocation, prise dans le cadre de ses missions normales et à proximité de son affectation, n’était pas entachée d’erreur de droit. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Pau était saisi par Mme B d'un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception de 9 480 euros émis par l'État, subrogé dans les droits du bailleur après l'avoir indemnisé pour l'occupation sans droit du logement par l'intéressée. La requérante contestait le montant et l'existence de la dette. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, jugeant que l'État, en tant que subrogé, exerçait une créance de nature privée relevant de la compétence des tribunaux judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. I, propriétaire d’une parcelle enclavée, qui demandait à déclarer inexistante la délibération du 7 juillet 1988 par laquelle la commune d’Esquiule avait autorisé la vente du chemin rural « H » à M. E. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, reconnaissant que M. I, en tant qu’usager du chemin et propriétaire d’une parcelle enclavée, justifiait d’un intérêt suffisant. Sur le fond, le tribunal a considéré que le requérant n’apportait pas d’éléments probants démontrant la falsification du compte-rendu de la séance du conseil municipal, et que la plainte pour faux et usage de faux avait été classée sans suite. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux conclusions d’inexistence de la délibération.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Nicolas A Sensiroute, qui contestait le refus de la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Pau de l’inscrire sur la liste des centres agréés pour dispenser des stages de sensibilisation à la sécurité routière dans le cadre de l’article 41-1 du code de procédure pénale. La société invoquait notamment l’absence de critères objectifs de sélection, une erreur manifeste d’appréciation, une violation du droit de la concurrence et du principe d’égalité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la demande de Mme B et M. A visant à engager la responsabilité pour faute de la commune de Messanges. Les requérants estimaient que la commune avait commis des fautes en délivrant des actes d'urbanisme illégaux (certificats d'urbanisme, déclaration tacite de non-opposition et permis de construire), ce qui leur avait causé divers préjudices financiers et moraux. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que la faute de la commune et les préjudices allégués n'étaient pas établis de manière certaine et actuelle, notamment en raison de l'absence de décision définitive sur l'annulation du permis de construire et de l'évolution en cours des documents d'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article L. 121-8 relatif à l'extension de l'urbanisation en continuité avec les agglomérations existantes.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Biarritz du 25 octobre 2023 s’opposant à la transformation d’un garage en pièce habitable. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire du 23 octobre 2024. Par ordonnance du 27 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Biarritz tendant à la condamnation de Mme B au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant marocain, d'une demande visant à obtenir un rendez-vous et un récépissé de dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète des Landes a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 13 mai 2025. Le juge a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le président de la communauté de communes des Landes d’Armagnac sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La demande visait à désigner un expert pour constater les désordres structurels d’un immeuble situé à Gabarret, présentant un danger grave et immédiat pour la sécurité publique en raison de risques d’effondrement. Le juge a fait droit à la requête, estimant que les éléments produits (photographies montrant des déformations de façade et des planchers effondrés) justifiaient l’utilité de la mesure. Il a ordonné la désignation d’un expert avec une mission de constat, d’évaluation du péril et de proposition de mesures provisoires, dans un délai de vingt-quatre heures pour la visite et de quinze jours pour le dépôt du rapport.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. et Mme B E d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de la communauté d’agglomération du Pays Basque d’engager des travaux d’aménagement d’une aire de grand passage à Bayonne. Les requérants se sont toutefois désistés purement et simplement de leur requête par un mémoire du 17 octobre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 25 novembre 2024. Il a également rejeté les conclusions de la communauté d’agglomération tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, agent contractuel du centre hospitalier de Dax, qui demandait un rappel de traitement et des dommages et intérêts pour une période allant de 2005 à 2021. Le tribunal a jugé que l'administration dispose d'une large marge d'appréciation pour fixer la rémunération des agents non titulaires, conformément à l'article L. 713-1 du code général de la fonction publique. Il a estimé que la différence de rémunération entre les fonctions de responsable blanchisserie et de responsable restauration était justifiée par des différences de nature et de niveau de formation, et que M. C n'apportait pas la preuve d'une erreur manifeste d'appréciation ou d'une rupture d'égalité. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais. Le requérant demandait la suspension de son éloignement et la sauvegarde de ses droits à ne pas subir de traitements inhumains et à mener une vie familiale normale, invoquant le conflit au Soudan et la naissance de son fils en 2023. Le juge a considéré que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant ou qu'elle était manifestement mal fondée, permettant son rejet sans audience. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.