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Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Leyre tourisme, qui contestait la validité du contrat d'occupation du domaine public signé entre la commune de Sabres et la société Holicamps pour l'exploitation du domaine de Peyricat. Le tribunal a jugé que ce contrat constituait une simple autorisation d'occupation du domaine public, et non une délégation de service public, dès lors que la commune avait supprimé le service public par délibération. En conséquence, la procédure de mise en concurrence, fondée sur les articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, était régulière et suffisante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris les conclusions à fin d'injonction et d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 31 janvier 2023 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que la décision était fondée sur le refus définitif d'asile par l'OFPRA et la CNDA, conformément aux articles L. 611-1 4° et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH et de l'article L. 721-4 du même code ont également été écartés, faute de preuve de risques personnels en cas de retour au Bangladesh.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Vienne du 12 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de deux ans, a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Poitiers. Cette décision est fondée sur les articles R. 776-15, R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui déterminent la compétence territoriale en fonction du lieu de rétention ou d’assignation à résidence du requérant. En l’espèce, après la fin de la rétention à Hendaye et l’assignation à résidence dans la Vienne, le tribunal de Pau s’est déclaré incompétent au profit de celui de Poitiers.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 13 février 2023 par lequel le préfet des Hautes-Pyrénées avait refusé un titre de séjour à Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que la décision de refus était entachée d'un défaut de motivation, car elle ne visait ni ne citait l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pourtant sollicité par la requérante pour un titre "visiteur", et que le préfet n'avait pas démontré que cette demande relevait d'une autre catégorie. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués incluent l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme C épouse B, ressortissante macédonienne, contre l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 21 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le CESEDA et les conventions internationales applicables.
Le Tribunal administratif de Pau a examiné les recours de M. et Mme H, qui contestaient les arrêtés du préfet des Hautes-Pyrénées du 9 décembre 2022 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du département des Pyrénées-Atlantiques de lui communiquer des documents relatifs au règlement de fonctionnement des équipes pluridisciplinaires du RSA. Le juge a estimé que le département avait déjà communiqué le règlement intérieur applicable et que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un document distinct intitulé "règlement de fonctionnement" ni d'une décision formelle d'abrogation. La demande a été jugée infondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense. La décision s'appuie sur les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A D, qui demandait l'annulation du refus implicite du centre des archives du personnel militaire de lui communiquer les documents relatifs à son défunt père. Le tribunal a jugé que le droit à communication des documents administratifs ne s'applique qu'aux documents existants et que l'administration n'est pas tenue d'en créer. En l'espèce, l'unique document détenu par l'administration avait déjà été transmis à la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. Biensan, conseiller municipal, pour contester le refus implicite de la commune de Laàs de lui communiquer divers documents administratifs (comptes-rendus de conseils municipaux, documents budgétaires et relatifs à des projets de réhabilitation). La juridiction a constaté un non-lieu à statuer pour les documents déjà transmis en cours d'instance. Pour le surplus, le tribunal a fait droit à la demande en annulant le refus de communication, sur le fondement des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, et a enjoint à la commune de communiquer les documents préparatoires au budget 2021 sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. E, qui contestait le refus implicite de la commune d'Auch de lui communiquer des documents administratifs le concernant et concernant son fils, après un avis favorable de la CADA. Le tribunal a constaté que la commune avait finalement communiqué les documents relatifs à l'enfant, entraînant un non-lieu à statuer sur ce point. Pour les documents concernant M. E, le tribunal a jugé la demande irrecevable, la commune ne détenant aucune donnée le concernant. Enfin, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, faute de demande préalable et en l'absence de faute de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'association France Nature Environnement Midi-Pyrénées (devenue FNE Occitanie-Pyrénées) d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Gers de communiquer des documents administratifs relatifs à un projet d'aménagement, fondé sur le droit d'accès aux informations environnementales (article L. 124-1 du code de l'environnement). La CADA avait émis un avis favorable à cette communication. Toutefois, la requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 27 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une décision du 15 novembre 2024, sans se prononcer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A contestant le refus implicite du département des Pyrénées-Atlantiques de lui communiquer des documents administratifs, fondé sur l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, rappelant que le droit à la communication de documents administratifs n'est pas subordonné à la démonstration d'un intérêt à agir. La solution retenue par le juge unique s'appuie sur les dispositions des articles L. 342-1, R. 343-4 et R. 343-5 du même code, qui imposent une saisine préalable obligatoire de la CADA avant tout recours contentieux.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A B d’une requête en décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour 2023. Par une lettre enregistrée le 28 octobre 2024, le requérant s’est désisté de son recours. Ce désistement étant pur et simple, le président du tribunal, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 novembre 2024.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, professeur suspendu de ses fonctions, qui sollicitait le versement d'une provision de 75 376,41 euros au titre des demi-traitements non perçus entre juin 2019 et son départ à la retraite en octobre 2022. Le juge a estimé que l'obligation invoquée, fondée sur l'article L. 531-5 du code de la fonction publique, était sérieusement contestable, dès lors que la relaxe pénale prononcée par la cour d'appel d'Auch ne remettait pas en cause le caractère suffisant de vraisemblance et de gravité des faits ayant justifié la suspension conservatoire, et que l'administration n'avait pas engagé de poursuites disciplinaires en raison du départ à la retraite de l'agent. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association de Défense des Milieux Aquatiques. Celle-ci demandait l'annulation du refus du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Nouvelle-Aquitaine (CRPMEM) de lui communiquer les données de captures de poissons migrateurs dans l'estuaire de l'Adour. Le tribunal a jugé que le CRPMEM n'était pas compétent pour détenir ou communiquer ces données, relevant de l'autorité administrative de l'État, et que la décision de refus était donc légale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'environnement, dont l'application est conditionnée à la détention effective du document par l'administration sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du département des Pyrénées-Atlantiques de lui communiquer plusieurs documents administratifs relatifs au revenu de solidarité active (RSA), notamment la convention prévue à l'article L. 262-33 du code de l'action sociale et des familles, le règlement intérieur des équipes pluridisciplinaires et la liste de leurs membres. Le tribunal a constaté que le département avait communiqué la plupart des documents sollicités en cours d'instance, et que la liste nominative des membres des équipes pluridisciplinaires n'existait pas en tant que document administratif. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. A, considérant que le département avait satisfait à ses obligations de communication et que les demandes restantes étaient devenues sans objet ou portaient sur des documents inexistants.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. F D contestant le refus implicite du rectorat de l'académie de Toulouse de lui communiquer divers documents relatifs à une procédure disciplinaire. Le tribunal a jugé que le rectorat avait satisfait à la demande de communication en transmettant l’entier dossier administratif de l’agent, et que les documents sollicités ne relevaient pas d’une procédure disciplinaire. La requête a été rejetée, le tribunal considérant que la demande était devenue sans objet pour certains documents et que les autres demandes étaient abusives ou irrecevables. La décision s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde fixant la Tunisie comme pays de renvoi pour exécuter une peine d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, les moyens soulevés par le requérant étant infondés. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme B. Ceux-ci demandaient la suspension de la décision implicite par laquelle le maire d'Artalens-Souin a refusé de dresser un procès-verbal d'infraction pour des travaux réalisés sans permis sur une parcelle voisine. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants ne démontrent pas une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts, d'autant qu'un permis de construire a été délivré entre-temps. La demande est donc rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen tiré de l'obligation de dresser procès-verbal en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la demande d’expertise formée par la communauté de communes des coteaux Arrats Gimone sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La collectivité sollicitait une mesure d’expertise concernant des fissures apparues sur un bâtiment après réception, imputées à l’entreprise NIN, titulaire du lot plâtrerie-faux plafonds. Le juge a estimé que la requête ne présentait pas le caractère d’utilité requis, la communauté de communes disposant déjà d’éléments suffisants (constat du maître d’œuvre, accord de l’entreprise) pour engager une action en responsabilité. La solution retenue est le rejet de la requête.