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Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par des parents demandant la suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Bordeaux refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une motivation insuffisante, d'un défaut d'examen réel et sérieux, et d'une erreur de droit dans l'application des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation. La rectrice a conclu au rejet de la demande, estimant que les conditions de l'urgence et du doute sérieux n'étaient pas réunies. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, les parents ayant attendu plusieurs mois après le refus initial pour saisir le juge des référés sans justifier de circonstances particulières.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l'exécution d'un arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Vienne le 21 septembre 2024. Le juge a estimé que la demande ne relevait manifestement pas de sa compétence territoriale, le requérant ayant été transféré au centre de rétention administrative de Bordeaux. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B, de nationalité marocaine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Hautes-Pyrénées. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur des enfants de la requérante, scolarisés en France, et en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B, surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus implicite de requalifier son accident de service du 26 décembre 2019 en "accident de travail agression". Le requérant soutenait que cette qualification lui aurait permis de bénéficier du report de ses congés annuels non pris pendant son arrêt maladie. Le tribunal a rappelé que, conformément à la directive européenne 2003/88/CE, le droit au report des congés annuels non pris pour cause de maladie ne peut être limité de manière absolue, et que les dispositions du décret n°84-972 du 26 octobre 1984, qui ne prévoient qu'un report exceptionnel, sont incompatibles avec cette directive. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique s'appuie sur la primauté du droit de l'Union européenne pour garantir le report des congés payés en cas d'arrêt maladie.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. F B, voisin immédiat, contestant un permis de construire initial et un permis modificatif délivrés par le maire de Biarritz pour un projet immobilier. Le requérant invoquait l'urgence, présumée en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, et soulevait plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux, notamment la destruction d'espèces protégées sans dérogation, la méconnaissance des règles d'emprise au sol et de hauteur du plan local d'urbanisme (PLU), et l'absence de prescriptions environnementales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité des arrêtés au regard des articles L. 411-2 du code de l'environnement, R.111-26 et L.425-15 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles UD 7, UD 9 et UD 10.1 du règlement du PLU de Biarritz.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental des Hautes-Pyrénées de lui accorder la carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. Malgré une demande de régularisation du greffe, elle n'a pas produit la décision prise sur ce recours ni la preuve de son dépôt. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 15 mai 2023 du garde des sceaux mettant fin à son contrat de travailleur handicapé et refusant sa titularisation comme greffier. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation sur sa valeur professionnelle. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du décret n°95-979 du 25 août 1995, notamment son article 8, en estimant que M. B n'avait pas démontré de capacités professionnelles suffisantes pour être titularisé. La décision a été prise après avis de la commission administrative paritaire compétente, conformément à la procédure prévue par la loi n°84-16 du 11 janvier 1984.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à contraindre la préfète des Landes à enregistrer sa demande de titre de séjour et à lui délivrer un récépissé. En cours d'instance, l'administration a procédé à cet enregistrement et délivré le récépissé sollicité, rendant les conclusions principales sans objet. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise gracieuse de deux indus d'aide personnelle au logement (281 € et 348,33 €). Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'examiner si la situation de précarité et la bonne foi du requérant justifient une remise. Constatant que M. B n'a pas fourni les éléments nécessaires pour apprécier sa situation malgré une demande de régularisation, la requête a été jugée insuffisamment motivée. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B contestant une contrainte de la CAF des Pyrénées-Atlantiques pour un indu d'aide personnelle au logement de 132,50 euros. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions formelles et que le moyen invoqué (non-versement sur son compte) était insuffisamment précisé. Malgré une demande de régularisation, M. B n'a pas fourni les éléments requis. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la commune de L'Isle-Jourdain contestant un arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle qui ne l'incluait pas. La juridiction a constaté que la commune n'avait formulé aucune conclusion à fin d'annulation, mais seulement une demande d'"issue favorable", ce qui rend la requête irrecevable. À supposer qu'une demande d'annulation ait été implicite, la commune n'a invoqué aucun moyen de droit, se limitant à exposer les conséquences pratiques pour ses administrés. L'ordonnance, fondée sur les 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête pour irrecevabilité manifeste et absence de moyens juridiques.
Opposition à contrainte pour indu d'allocation logement social (442 euros). Tribunal administratif de Pau. Rejet de la requête pour défaut de motivation, faute de régularisation malgré invitation. Application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C B, qui contestait la décision de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) des Pyrénées-Atlantiques fixant le taux d'incapacité de sa fille à moins de 50 %. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'intégralité de la décision attaquée et manquait de motivation suffisante, malgré une demande de régularisation adressée à la requérante. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 412-1, R. 612-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B contestant le refus de permis de construire pour une maison individuelle à Mees. La requérante invoquait notamment l'illégalité de la décision de prolongation du délai d'instruction et l'existence d'un permis tacite. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la demande de pièces complémentaires était régulière et qu'aucun permis tacite n'était né, faute de dossier complet dans les délais. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles R. 423-19, R. 423-23, R. 423-38 et R. 424-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme irrecevable la requête de M. C, qui contestait l’imposition de ses produits d’assurance-vie au titre de 2022. L’administration fiscale ayant opposé une fin de non-recevoir pour tardiveté, le juge a constaté que la décision de rejet de la réclamation préalable avait été régulièrement notifiée le 28 février 2024 par lettre recommandée présentée au domicile du requérant. Le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R* 199-1 du livre des procédures fiscales, expirait donc le 28 avril 2024, alors que la requête n’a été enregistrée que le 17 juin 2024. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. C contestant le refus de l'université de Pau et des Pays de l'Adour de l’admettre dans deux licences professionnelles. Le juge a considéré que les moyens invoqués par le requérant, tirés de sa motivation personnelle ou de son handicap, étaient inopérants pour apprécier la légalité des décisions. En l’absence de tout moyen de droit et de mémoire complémentaire dans le délai de recours, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de la décision du maire de Bordeaux refusant de reprendre son ancienneté de services militaires pour sa carrière d’agent de police municipale. Le tribunal a jugé que la commune n’avait pas commis d’erreur en se fondant sur le décret du 12 mai 2016, car M. B avait déjà été titularisé dans la fonction publique pénitentiaire, ce qui faisait obstacle à une nouvelle reprise de son ancienneté militaire. La décision attaquée a donc été confirmée, les moyens soulevés étant infondés.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas, faute de pièces justificatives, que sa compagne enceinte justifiait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision du préfet des Hautes-Pyrénées n'est entachée d'aucune erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Meaux (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée, le tribunal a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Melun. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. B, ressortissant argentin, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète des Landes lui a délivré une carte de résident de dix ans, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le juge des référés a constaté ce non-lieu à statuer et rejeté la demande de frais de justice.