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Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme C, fonctionnaire hospitalière radiée des cadres et mise à la retraite pour invalidité par le centre hospitalier de Mont-de-Marsan le 24 octobre 2023, sans reconnaissance de l’imputabilité au service de son invalidité. La requérante contestait cette décision pour défaut de motivation et erreur de droit et de fait, soutenant que sa maladie était imputable au service. Le tribunal a constaté que l’administration, mise en demeure, n’a pas produit de mémoire et est réputée avoir acquiescé aux faits, mais a vérifié que ceux-ci n’étaient pas contredits par les pièces du dossier. Sur le fond, il a relevé que la décision de mise à la retraite pour invalidité était insuffisamment motivée au regard de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration, et que l’expertise médicale et l’avis du conseil médical établissaient un lien direct et certain entre l’affection et le service, contrairement à la position de la CNRACL. En conséquence, le tribunal a annulé la décision du 24 octobre 2023 en tant qu’elle ne reconnaît pas l’imputabilité au
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision de la commission de l'académie de Bordeaux refusant l'autorisation d'instruction en famille pour sa fille B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une atteinte grave et immédiate à la situation de l'enfant, notamment au regard de son état de santé et de la possibilité d'une scolarisation. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation, rupture d'égalité, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, notamment les articles L. 131-5 et D. 131-11-11, ainsi que sur la loi du 24 août 2021 confortant les principes de la République.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la demande de suspension de la décision "48SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de Mme A pour solde de points nul. Saisi sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Malgré l'atteinte grave à la vie professionnelle et personnelle de la requérante, architecte vivant en zone rurale, la gravité et le caractère répété de huit infractions commises entre 2021 et 2024 justifiaient la priorité donnée aux exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée par ordonnance sans audience, en application de l'article L.522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné trois requêtes de M. C, un ressortissant étranger, concernant son droit au séjour en France. Le tribunal a rejeté ses demandes d'annulation des décisions de la préfète des Landes, notamment le refus de délivrance d'un récépissé, le refus implicite de renouvellement de titre de séjour, et l'arrêté du 7 mai 2024 lui refusant l'admission au séjour avec obligation de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet des requêtes, le tribunal estimant que M. C ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les textes appliqués incluent également l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, dont la méconnaissance n'a pas été retenue.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 19 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la précarité invoquée par le requérant résultant de sa situation administrative irrégulière et non de l'arrêté contesté. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 27 juin 2022 par laquelle la directrice de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident vasculaire cérébral subi par Mme B, aide-soignante, le 11 mars 2020. L’annulation est fondée sur l’incompétence de l’auteur de l’acte, faute de délégation de signature établie, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint à l’AP-HP de réexaminer la demande de Mme B et a condamné l’AP-HP à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur l’article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Cette décision du Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, porte sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 obligeant M. C à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. Le requérant, père d’un enfant français et en concubinage avec une ressortissante française enceinte, invoque notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal examine les moyens soulevés, dont l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen réel de sa situation, et l’erreur de droit au regard de l’article L. 432-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire est jugée sur le fondement des textes précités et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Gers l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de l'interdiction de retour d'un an et de l'obligation de présentation au commissariat, en application des articles L. 611-1, L. 612-10 et L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi en référé par le maire de Biarritz sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé rue Louis Barthou. Le bâtiment présente un danger grave et immédiat pour la sécurité publique en raison d'affaissements de planchers, de fissures et de dégradations par des insectes xylophages. L'expert désigné devra se rendre sur place dans les 24 heures pour constater l'état de l'immeuble, évaluer le péril et proposer des mesures provisoires.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par la société Les balcons des pêcheurs d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la communauté de communes de Mimizan, lui réclamant 386 000 euros au titre de la participation au financement de l’assainissement collectif. En cours d’instance, la communauté de communes a retiré l’acte attaqué, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et de décharge. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné la communauté de communes à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un titre de perception de 14 500 € émis à l'encontre de la société Herbamms suite à une sanction administrative pour manquement au repos hebdomadaire. La requête, tendant à l'annulation de ce titre, n'avait pas été présentée par un avocat, en violation de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni de réponse dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code, l'irrecevabilité n'ayant pas été couverte, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A pour contester le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le Conseil national des activités privées de sécurité. En cours d'instance, M. A a reconnu que sa carte lui avait été restituée, rendant sans objet ses demandes d'annulation et d'injonction. Le tribunal a donc constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association le Phare-Itsasargia et de M. B A, qui demandaient des injonctions contre la commune de Ciboure pour garantir la liberté d'expression des élus d'opposition dans le magazine municipal et sur le site internet. Le juge a considéré que ces conclusions, présentées à titre principal, étaient manifestement irrecevables car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées, la commune n'étant pas la partie perdante.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Herrian Bizi, qui contestait un titre exécutoire et une amende administrative de 1 500 euros émis par la commune d'Arbonne pour infraction à la réglementation sur la publicité. Le juge a constaté que l'association n'avait pas produit un mandat valable du conseil d'administration autorisant son président à ester en justice, le mandat fourni étant antérieur à la décision attaquée. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative, les conclusions aux fins d'annulation ont été jugées manifestement irrecevables et rejetées. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées, l'association étant la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Pau a constaté, par une ordonnance du 29 novembre 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A tendant à l'annulation du refus de titre de séjour. Cette ressortissante albanaise contestait un arrêté préfectoral du 24 janvier 2022 rejetant sa demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En cours d'instance, et suite à une injonction de la cour administrative d'appel de Bordeaux, le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a délivré une carte de séjour temporaire le 9 mai 2023. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette requête, déposée par Mme B A, agent territorial, demande l'annulation d'un arrêté du 27 mai 2024 du centre communal d'action sociale de Capbreton la plaçant en congé de maladie ordinaire pour la période du 16 juin 2021 au 15 juin 2022. Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, rejette la requête comme manifestement irrecevable. Il applique les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, ainsi que le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable obligatoire pour ce type de litige de la fonction publique territoriale. La requérante n'ayant pas justifié avoir saisi le médiateur compétent (le centre de gestion de la fonction publique territoriale des Landes), la requête est rejetée sans régularisation possible.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 octobre 2022 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant était domicilié dans l’Essonne à la date de la décision attaquée, il a ordonné, sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, juridiction du lieu de résidence.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contestant l’appréciation d’un jury d’examen d’un centre de formation privé en sophrologie. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, le litige opposant deux personnes de droit privé relevant du droit privé. Il a également rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation d’un jury sur la prestation d’un candidat. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A et Mme E demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean-de-Luz pour une maison individuelle avec piscine. Les requérants n'ont pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié leur recours à la commune, en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité n'ayant pas été régularisée malgré une demande du tribunal, les conclusions ont été rejetées sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les demandes de frais et dépens ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 octobre 2024 par laquelle la préfète des Landes avait suspendu le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, les difficultés de déplacement invoquées par le requérant, vivant en milieu rural et recherchant un emploi, ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure de dépistage de stupéfiants et du défaut de motivation.