9 663 décisions disponibles — page 198/484
Le Tribunal Administratif de Pau rejette l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 10 300,96 euros. La requérante, qui percevait également l'allocation aux adultes handicapés (AAH), ne pouvait cumuler ces deux prestations en vertu de l'article L. 5423-7 du code du travail. Le tribunal retient que l'indu est fondé, car Mme B a directement perçu les sommes en cause, et que le montant réclamé est exact.
Le Tribunal administratif de Pau, saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté ministériel renouvelant une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance, et d’une demande indemnitaire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 312-14 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, situé en Saône-et-Loire. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Dijon, compétent en vertu de l’article R. 221-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi par M. B, officier de carrière de l'armée de terre, d’une demande d’annulation d’une sanction de mise aux arrêts de 8 jours, a constaté son incompétence. En application des articles R. 311-1 et R. 351-2 du code de justice administrative, combinés à l’ordonnance n° 58-1136 du 28 novembre 1958, le litige relatif à la discipline d’un officier nommé par décret du Président de la République relève de la compétence en premier et dernier ressort du Conseil d’État. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. A, professeur contractuel licencié pour faute grave par la rectrice de l'académie de Bordeaux suite à la publication de propos jugés inacceptables sur Facebook concernant ses élèves. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, un vice de procédure, un manquement à l'obligation de loyauté, une atteinte à la liberté d'expression et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que les faits étaient établis et constituaient une faute grave justifiant un licenciement sans préavis, en application des articles 43-1 et 43-2 du décret n°86-83 du 14 janvier 1986. La sanction a été jugée proportionnée à la gravité des faits, eu égard à la nature des propos tenus et à leur publicité sur un réseau social.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 23 août 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a jugé que M. B ne justifiait pas d'une communauté de vie effective avec son épouse française, condition nécessaire à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, qui ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, officier de police judiciaire, qui contestait son bulletin de notation établi par le procureur général près la cour d'appel de Pau. Le requérant invoquait notamment une irrégularité de procédure, des faits matériellement inexacts et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que les consultations prévues par les articles D. 44-2 et D. 45 du code de procédure pénale avaient été effectuées. Il a également jugé que la notation, bien qu'abaissée, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, l'appréciation portant sur la rupture du lien de confiance avec le parquet étant cohérente avec la note attribuée. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme A, agent du ministère de la justice, contestant le refus d’attribution de l’allocation temporaire d’invalidité suite à un accident de trajet survenu le 12 novembre 2015. La requérante soutenait que l’imputabilité au service de l’accident avait été reconnue et que le détour effectué pendant sa pause méridienne pour rendre visite à son coiffeur relevait d’une nécessité de la vie courante, n’ayant pas rompu le lien avec le service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le ministre de la justice était fondé à refuser l’allocation, notamment en raison du caractère tardif de la demande déposée le 29 mai 2020, au regard des dispositions du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960. La décision s’appuie sur le code de la sécurité sociale et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
Litige relatif à la sanction disciplinaire de mise aux arrêts (8 jours) infligée à un officier de carrière de l'armée de terre. Le Tribunal administratif de Pau se déclare incompétent et transmet l'affaire au Conseil d'État. La solution retenue est le renvoi pour compétence en premier et dernier ressort du Conseil d'État, en application des articles R. 311-1 et R. 351-2 du code de justice administrative, combinés à l'article 2 de l'ordonnance n° 58-1136 du 28 novembre 1958.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité. Le requérant soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision, du défaut d'information sur l'utilisation d'un traitement algorithmique et d'une procédure irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions de récupération des indus. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles (articles L. 262-46, L. 262-47, R. 262-6, R. 262-11, R. 262-90) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 311-3-1, R. 311-3-1-2).
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 4 janvier 2022 par lequel la rectrice de l'académie de Bordeaux avait suspendu Mme C, psychologue de l'Éducation nationale, de ses fonctions sans traitement pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que Mme C, en tant que psychologue de l'Éducation nationale exerçant dans un centre d'information et d'orientation, n'entrait pas dans le champ des personnes soumises à cette obligation, tel que défini par l'article 12 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021. Par conséquent, la suspension était illégale et a été annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Pau à l’indemniser pour le préjudice subi par son fils en raison d’un prétendu défaut de signalement de l’aggravation de sa conjonctivite par le service périscolaire. Le tribunal a estimé qu’aucun élément ne démontrait une aggravation de l’état de l’enfant pendant l’accueil périscolaire ni un lien entre la consultation ultérieure et une faute du service. La responsabilité de la commune n’a donc pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par Mme C épouse B pour contester un arrêté du maire de Garlin du 12 août 2024 ordonnant le placement de son chien, Magnum, et son éventuelle euthanasie. La juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de 28 jours entre l'arrêté et la requête, et de l'absence de démonstration d'une situation d'urgence particulière. Elle a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, le chien ayant été évalué comme dangereux de niveau 3 sur 4 et ayant causé plusieurs morsures, justifiant l'exercice des pouvoirs de police du maire fondés sur le code rural et de la pêche maritime. La demande de la commune de Garlin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le tribunal administratif de Pau, saisi en plein contentieux par la société Haizean et autres, rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente. La demande d'annulation d'une mise en demeure de payer des astreintes, émise par la commune de Bidart, relève du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, ce litige ressortit à la compétence du juge de l'exécution, et non du juge administratif. Les conclusions relatives aux frais de l'instance sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par la société Haizean et les consorts B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Bidart d’abroger un arrêté du 11 décembre 2018 portant fermeture de leur établissement recevant du public. Constatant que le maire avait finalement abrogé cet arrêté par un acte du 10 septembre 2020, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, celles-ci étant devenues sans objet. La demande de suppression de propos jugés diffamatoires dans un mémoire en défense a été rejetée, le tribunal estimant que les écrits litigieux, bien que polémiques, n’excèdaient pas le droit à la libre discussion. Enfin, les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées, chaque partie conservant ses dépens.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A, agent de la commune de Tarbes, qui demandait une indemnisation pour ses conditions de travail et diverses injonctions (requalification de grade, revalorisation de rémunération). Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute pour la requérante d’avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, conformément aux articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et ce malgré une demande de régularisation. Les conclusions aux fins d’injonction ont également été rejetées comme irrecevables, le tribunal ne pouvant adresser d’injonction à titre principal en l’absence de décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite par le ministre de l’intérieur d’une demande d’abrogation d’un arrêté d’expulsion de 1984, se déclare territorialement incompétent. Il applique les articles R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, qui prévoient que les litiges relatifs aux décisions ministérielles d’expulsion relèvent du tribunal du lieu de résidence de l’autorité signataire, soit Paris. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet des Pyrénées-Atlantiques. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un litige transmis par le conseil de Prud'hommes de Tarbes, portant sur le respect de l'obligation de sécurité de l'employeur dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Par une ordonnance du 27 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Il a estimé que, conformément à l'article 81 du code de procédure civile, le conseil de Prud'hommes aurait dû inviter les parties à mieux se pourvoir, et non transmettre directement l'affaire. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme irrecevable la requête de Mme D et M. C, qui contestaient un courrier de la communauté d'agglomération du Pays Basque les informant d'un prochain avis de somme à payer pour le raccordement de leur habitation au réseau d'assainissement collectif. Le juge a estimé que cet acte, purement informatif, était insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.