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Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hautes-Pyrénées. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et la requérante n'a pas justifié de l'impossibilité de la produire malgré une demande de régularisation. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. et Mme B contestant l'arrêté du 5 mai 2024 fixant l'alignement de leur parcelle en bordure de la route départementale 322. Les requérants invoquaient un défaut d'information et des difficultés d'usage de leur bien, mais ces moyens ont été jugés inopérants car sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La requête, ne comportant que des moyens inopérants, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant un permis de construire délivré par le maire de Cauterets pour douze places de stationnement. Le requérant n’a pas respecté le délai de quinze jours francs imposé par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme pour notifier son recours au bénéficiaire de l’autorisation. Cette notification, effectuée le 27 août 2024, était tardive par rapport au dépôt de la requête le 7 août 2024. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer le rejet.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contestant une lettre d’information relative à un avis de somme à payer pour le raccordement à l’assainissement collectif. Le juge a estimé que cet acte, émis par la communauté d’agglomération du Pays basque, ne revêtait qu’un caractère informatif et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, rejette la requête de M. A qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à France Travail de valider une période de mise en situation en milieu professionnel à La Réunion. Le juge estime que l'urgence n'est pas suffisamment caractérisée pour justifier une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, malgré le début prévu de la période au 7 octobre 2024. La solution retenue écarte l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, sans examiner le fond du litige relatif à la mobilité géographique ou à la circulaire ministérielle de 2015.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B visant à suspendre l'arrêté du ministre de l'intérieur du 2 septembre 2024 lui imposant des mesures de contrôle administratif et de surveillance. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les restrictions contestées (limitation des déplacements et pointage) ne font pas obstacle à la poursuite de sa scolarité et de ses activités extra-scolaires, et que l'existence d'un contrôle judiciaire parallèle ne suffit pas à caractériser une urgence justifiant une intervention du juge des référés. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur la base des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète des Landes d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La juge des référés a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfecture ayant délivré à l'intéressée, le 25 septembre 2024, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 décembre 2024, l'autorisant à séjourner et à travailler. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Frogi Secure, qui contestait la validité d’un marché public de boîtiers de filtrage internet attribué à la société Netiful par le syndicat mixte départemental Agence landaise pour l’informatique. Le juge a constaté que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, avait commencé à courir le 7 mars 2024, date de publication de l’avis d’attribution au BOAMP, et expirait le 10 mai 2024. La requête, enregistrée le 16 mai 2024, était donc tardive. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans régularisation préalable.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du département des Landes de lui communiquer son décompte d’indemnité de retraite et un décompte de trop-perçu de rémunération. Après que le département a finalement communiqué ces documents, Mme B s’est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande de Mme B tendant à la condamnation du département aux frais de l’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’administration fiscale de la décharger de sa responsabilité solidaire pour des impôts sur le revenus dus par son ex-époux. En cours d’instance, le directeur départemental des finances publiques des Hautes-Pyrénées a accordé à Mme A la décharge gracieuse totale de cette responsabilité et prononcé le dégrèvement des impositions litigieuses. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B C, ressortissant colombien, contestant l'arrêté du préfet des Landes du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La magistrate désignée a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de la menace pour l'ordre public constituée par la condamnation pénale de l'intéressé. Les moyens tirés du défaut d'examen réel et sérieux et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé par M. A pour demander la suspension de l'arrêté du 23 juillet 2024 du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine le plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'arrêté n'entraînait pas de conséquence pécuniaire immédiate et grave pour le requérant, qui continue de percevoir un demi-traitement et des indemnités de coordination. Aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les articles L. 514-4 et L. 822-6 du code de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre un arrêté du préfet du Gers l’obligeant à quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été placé en rétention administrative à Perpignan. En application des articles R. 351-3 et R. 776-16 du code de justice administrative, il estime que la compétence territoriale revient désormais au tribunal administratif de Montpellier, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. Par ordonnance du 25 septembre 2024, le tribunal se dessaisit et transmet l’affaire au tribunal administratif de Montpellier.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 13 décembre 2021 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de vice de procédure, en se fondant sur les dispositions de l'article R. 57-7-68 du code de procédure pénale. Il a jugé que la décision, spécialement motivée au regard du comportement et du profil de l'intéressé, n'était entachée ni d'erreur d'appréciation ni d'inexactitude matérielle des faits.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Bourdalat. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action après avoir conclu un accord transactionnel avec le bénéficiaire du permis. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mais a rejeté la demande d’homologation du protocole transactionnel, faute d’éléments justifiant sa recevabilité au regard des principes applicables. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 18 juillet 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a invalidé le permis de conduire de Mme A pour solde de points nul. La requérante invoquait l’urgence liée à sa situation personnelle (mère célibataire, handicapée, vivant dans une maison isolée sans transports en commun). Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour Mme A d’établir concrètement l’impossibilité de recourir à des modes de transport alternatifs. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 100 euros en réparation du préjudice subi lors d'une fouille à nu au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan le 21 mai 2022. Le tribunal a estimé que la fouille, effectuée au retour des parloirs, était justifiée par la nécessité de prévenir l'introduction d'objets interdits, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, et qu'elle n'était pas disproportionnée. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue, et la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait son placement à l'isolement pour trois mois au centre pénitentiaire de Lannemezan suite à une agression. Le tribunal a jugé que la décision du 14 octobre 2022 était légale, la signataire disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et les vices de procédure, n'étaient pas fondés. La demande d'extraction pour assister à l'audience a été rejetée, cette compétence relevant du préfet.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 200 euros en réparation du préjudice subi lors de deux fouilles à nu pratiquées les 25 mai et 9 juin 2022 au centre pénitentiaire de Lannemezan. Le tribunal a jugé que ces fouilles, effectuées à l'issue d'une fouille de cellule et au retour d'une unité de vie familiale, étaient justifiées par les nécessités de sécurité et de bon ordre de l'établissement, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a estimé que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, et que les conditions de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas méconnues.
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. E, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de deux jours de cellule pour refus de fouille. Le tribunal rappelle que le recours contentieux ne peut viser que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires, qui se substitue à la sanction initiale. Il écarte le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites, estimant que ce vice de procédure n'a pas influencé le sens de la décision ni privé l'intéressé d'une garantie. La requête est rejetée sur le fondement des articles R. 234-43 et R. 234-1 du code pénitentiaire.