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Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme C d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet de sa réclamation contre la taxe d’habitation 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total de l’imposition litigieuse. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer par ordonnance du 18 septembre 2024.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C contestant un avertissement délivré par la Région Nouvelle-Aquitaine concernant le comportement de son fils dans les transports scolaires. La requête ne contenait ni moyens ni conclusions conformes à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et aucune régularisation n'a été effectuée dans le délai de recours. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, écarte ainsi le litige sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B D d’un recours contestant une facture de 126 euros émise par le SITCOM Côte Sud des Landes au titre de la redevance spéciale pour la collecte et le traitement des déchets. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a estimé que cette redevance spéciale, instituée sur le fondement des articles L. 2333-78 et suivants du code général des collectivités territoriales, confère au service un caractère industriel et commercial. Par conséquent, les litiges entre ce service et ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Pau a pris acte, par ordonnance du 18 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. A B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite de rejet de sa demande de carte de séjour "salarié" par la préfète des Landes. Le requérant avait été invité à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais a choisi de se désister. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Pau a constaté le désistement d'office de la requête de M. B C, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son certificat de résidence algérien et l'obligeant à quitter le territoire. Ce désistement fait suite au rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et à l'absence de confirmation de son recours au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SELAS Synlab Gascogne d’une demande en réparation de préjudices résultant de la résiliation d’un contrat de sous-traitance conclu avec le pôle de santé La Réviscolada. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, considérant que le litige, fondé sur un contrat de droit privé entre deux personnes privées, relevait de la compétence de la juridiction judiciaire. Il a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hautes-Pyrénées refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le préfet a fait droit au recours gracieux du requérant en lui délivrant une carte de résident de dix ans, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par les époux C, qui contestaient le refus de l’académie de Bordeaux d’autoriser l’instruction dans la famille de leur fils A pour l’année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la rentrée imminente et soutenaient que la décision était entachée de plusieurs vices, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation. La rectrice de l’académie a contesté l’urgence et la légalité de la décision, arguant que la scolarisation en établissement est le principe et que la procédure avait été régulièrement suivie. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’ayant pas justifié de diligences suffisantes pour inscrire leur enfant dans un établissement scolaire après le refus initial.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour demander la suspension de la décision "48SI" du 1er août 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait l'urgence, son permis étant indispensable à l'exercice de sa profession d'ingénieur, et un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison du défaut d'information préalable obligatoire lors de retraits de points antérieurs. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie compte tenu de la gravité et du caractère répété des infractions commises sur une brève période, et que les exigences de sécurité publique faisaient obstacle à la suspension sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Saint-Paul-lès-Dax lui ordonnant des travaux de mise en conformité de sa clôture. Le tribunal a constaté que M. A n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, il est donc réputé s’être désisté de l’ensemble de sa requête, ce dont il est donné acte. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau a donné acte du désistement pur et simple du centre hospitalier d'Orthez, qui demandait la condamnation de la société Axa France IARD à lui verser 32 830,07 euros au titre de l'assurance dommages-ouvrage pour des travaux de réhabilitation. Le désistement, enregistré le 4 septembre 2024, a été accepté sans opposition. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme A B, agent des services pénitentiaires, contestant ses notations professionnelles pour les années 2016 à 2020 et demandant réparation pour harcèlement moral et discrimination syndicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions de notation étaient suffisamment motivées et non entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que les allégations de détournement de pouvoir et de représailles liées à une sanction antérieure annulée n'étaient pas établies. Enfin, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée, faute de preuve d'un préjudice direct et certain en lien avec les fautes invoquées.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête du Groupement forestier de la Grande Lande, qui demandait l’annulation du refus implicite de la préfète des Landes de retirer ou d’abroger un arrêté de 2008 autorisant M. C à exploiter un fonds agricole. Le tribunal a considéré que la fraude alléguée par le requérant (fausses déclarations sur l’activité exclusive d’exploitant) n’était pas établie et que l’inexploitation des terres n’était pas démontrée. Il a également jugé que les conditions posées par les articles L. 331-5 et L. 411-59 du code rural et de la pêche maritime étaient respectées, l’administration n’étant pas tenue d’abroger l’autorisation. La solution retenue repose sur l’absence de preuve de fraude ou de manquement aux obligations d’exploitation directe.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B, agent du centre hospitalier de Mauléon, contestant une sanction d'exclusion temporaire de trois jours et le retrait de ses fonctions de responsable du service technique, ainsi que demandant des indemnités pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation comme irrecevables en raison de leur tardiveté, la requête ayant été enregistrée plus de deux mois après la notification des décisions. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, faute pour le requérant d'avoir justifié avoir adressé une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme A, fonctionnaire de la société Orange SA, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome bilatéral du canal carpien. Le tribunal a relevé d'office que la décision attaquée, fondée sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, était illégale car Mme A relevait de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, en vigueur au moment du diagnostic de sa maladie. Après avoir procédé à une substitution de base légale, le tribunal a annulé la décision du 28 septembre 2022, considérant que la société Orange SA n'avait pas établi l'absence de lien direct et essentiel entre la pathologie et le service, méconnaissant ainsi la présomption d'imputabilité prévue par le tableau 57 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui contestait le taux de prélèvement à la source appliqué à ses pensions de retraite (16,8 % au lieu de 2,21 %). Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d’une prétendue irrégularité de la procédure d’instruction de sa réclamation. Il a également considéré que le taux de 2,21 % invoqué par le requérant correspondait au taux moyen d’imposition de son foyer fiscal, communiqué à titre indicatif, et non au taux de prélèvement à la source, lequel est légalement calculé conformément aux dispositions du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A, fondé sur les articles 204 A et suivants du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête des consorts D, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Bias à la société Sivec pour un bâtiment de 8 logements. Les requérants ont été jugés irrecevables faute d'intérêt à agir, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car ils ne démontraient pas que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leur bien. La décision a également écarté les conclusions reconventionnelles de la société Sivec pour recours abusif, faute de mémoire distinct. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau a annulé l'arrêté du 6 février 2023 par lequel le préfet du Gers refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant kosovar, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur une menace pour l'ordre public en raison de condamnations pénales, était disproportionnée au regard de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également relevé un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. A, qui résidait en France depuis 2014 avec sa famille. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de titre, obligation de quitter le territoire, astreinte) ont été annulées.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par les parents d’une enfant autiste lourdement handicapée, qui n’a bénéficié que d’une prise en charge partielle en institut médico-éducatif (IME) malgré des orientations successives de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) depuis 2016. Le tribunal a jugé que l’État avait commis une carence fautive en ne garantissant pas une scolarisation ou une prise en charge adaptée, en méconnaissance des articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 131-1 du code de l’éducation. Il a condamné l’État à verser 5 000 € à l’enfant pour son préjudice moral, 5 000 € à chaque parent pour leur préjudice moral, et 15 000 € aux parents au titre de leur préjudice financier (perte de revenus), soit un total de 30 000 €, avec intérêts au taux légal à compter du 23 novembre 2021. Les textes appliqués sont principalement le code de l’éducation et le code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme D, fonctionnaire d'Orange SA, contestant le refus du service des retraites de l'État de lui octroyer une allocation temporaire d'invalidité pour un syndrome du canal carpien bilatéral. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, un défaut de motivation, et une erreur de droit et d'appréciation sur le lien entre sa pathologie et son service. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la décision était régulièrement prise et que le lien direct et certain entre la maladie et l'activité professionnelle n'était pas établi, en se fondant sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960.