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Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 17 janvier 2023 par laquelle le préfet du Gers avait déclaré irrecevable la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien, en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait opposer une précédente obligation de quitter le territoire français pour refuser d’enregistrer la nouvelle demande, dès lors que celle-ci n’était ni abusive ni dilatoire et s’appuyait sur des éléments nouveaux, tels que le renouvellement du placement éducatif de l’enfant. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la demande de Mme E... et Mme B... visant à obtenir l’exécution du jugement du 30 novembre 2022, qui avait annulé le classement en zone Ncu de leurs parcelles à Saint-Jean-de-Luz. La communauté d’agglomération Pays Basque a approuvé une modification du plan local d’urbanisme le 29 mars 2025, reclassant les parcelles en zone naturelle (N). Le tribunal a estimé que le jugement n’impliquait aucune mesure particulière et que la demande était devenue sans objet, le classement contesté ayant été remplacé. La question de la conformité du nouveau classement aux motifs du jugement ne relève pas d’un litige d’exécution.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C... et Mme B... qui demandaient l'annulation partielle de la délibération du 9 juin 2023 de la commune de Gastes, classant leurs parcelles en zone naturelle et forestière. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information des conseillers municipaux, estimant que les dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales n'imposaient pas la communication spontanée des observations du public. Il a également rejeté l'exception d'illégalité du schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Born, sans examiner le fond de ce moyen dans l'extrait fourni. En conséquence, la délibération attaquée a été jugée légale.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par l’Office national des forêts d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir l’abrogation d’un arrêté municipal de Sarrancolin interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes sur certaines routes. L’Office national des forêts s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet des Landes interdisant à M. B. d’exercer auprès de mineurs pour cinq ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier suffisamment de sa situation financière et de l’impossibilité d’exercer une autre activité, et compte tenu de la gravité des faits reprochés et de l’intérêt public en cause. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de légalité, et les frais de justice ont été laissés à la charge du requérant.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B..., titulaire d'un permis de conduire polonais, d'une demande de restitution de son permis suite à une rétention pour alcoolémie et à un arrêté préfectoral d'interdiction de conduire en France pour six mois. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de pièces justificatives suffisantes malgré l'activité professionnelle de chauffeur routier invoquée. Par ailleurs, il a jugé que l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2025, pris dans le délai de soixante-douze heures suivant la rétention, constituait une mesure de suspension régulière au regard de l'article L. 224-2 du code de la route et de l'article 42 de la convention de Vienne.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Informé du décès de M. A... en cours d’instance, le tribunal a constaté que les conclusions principales tendant à l’annulation de l’arrêté et à la délivrance d’un titre de séjour étaient devenues sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait qu’il soit ordonné au préfet des Landes de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que cette mesure faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l’administration sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’utilité de la mesure n’étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté les moyens dirigés contre un prétendu refus de titre de séjour, inexistant dans l'arrêté attaqué. Il a ensuite jugé que la décision d'éloignement n'était pas illégale, car elle était fondée sur le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA et non sur un refus de titre. Enfin, le tribunal a estimé que les moyens soulevés contre la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour n'étaient pas fondés, en application des articles L. 752-5, L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du centre hospitalier intercommunal de Mont-de-Marsan refusant de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 28 février 2025. La requérante invoquait un sentiment d’injustice, mais n’a pas démontré de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, condition nécessaire pour caractériser l’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En l’absence d’urgence, le juge a rejeté la requête sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le retour de sa fille mineure placée à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que les mesures d’assistance éducative, notamment le lieu de placement et les conditions de scolarisation, relèvent de la compétence exclusive du juge des enfants en application des articles 375-1 et suivants du code civil. Par conséquent, ces demandes sont manifestement insusceptibles de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de plusieurs associations environnementales et de pêche visant à annuler les arrêtés préfectoraux des 25 juillet 2022 et 4 octobre 2024 autorisant la création et l'exploitation d'une centrale hydroélectrique sur le gave de Gabarret. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de l'étude d'impact au regard des espèces protégées (Saumon atlantique, Desman des Pyrénées), la mise en œuvre défaillante de la séquence éviter-réduire-compenser, et l'incompatibilité du projet avec le SDAGE. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le dossier d'autorisation était suffisant et que les mesures prévues respectaient les dispositions des articles L. 211-1, L. 411-2, L. 414-4 et R. 122-5 du code de l'environnement. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des associations une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'association Défense des Milieux aquatiques d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 autorisant la création et l'exploitation d'une centrale hydroélectrique sur le gave du Gabarret. L'association invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 214-17, L. 214-18 et L. 414-4 du code de l'environnement, en raison d'un débit réservé insuffisant pour la continuité écologique et d'une évaluation insuffisante des incidences sur les espèces protégées et les sites Natura 2000. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté attaqué n'était entaché d'aucune illégalité. En conséquence, il a rejeté la requête de l'association et l'a condamnée à verser 8 000 euros à la société Serhy Ingénierie au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., contestant l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la mesure d’éloignement étant déjà suspendue par le recours au fond, et que le refus de séjour ne créait pas une urgence justifiant une suspension. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’a été retenu, le préfet ayant pu légalement fonder son refus sur la menace grave pour l’ordre public résultant d’une condamnation pénale, en application des articles L. 432-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par M. A... contre le refus du préfet des Landes de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le juge a considéré l'urgence caractérisée en raison de la séparation prolongée de la famille et des difficultés de visite. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation était propre à créer un doute sérieux, le requérant justifiant d'un casier judiciaire vierge et remplissant les conditions de ressources et de logement, contrairement au motif de moralité retenu par le préfet. La décision a donc été suspendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les articles L. 434-6 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 31 octobre 2025 du préfet des Hautes-Pyrénées l'assignent à résidence. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente (la secrétaire générale de la préfecture dûment délégataire) et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable aux décisions d'assignation à résidence, lesquelles relèvent des dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'assignation à résidence.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 17 octobre 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. A... pour la période du 18 octobre 2025 au 18 janvier 2026. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun moyen soulevé n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête est rejetée, y compris les conclusions relatives à l'extraction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Lourdes sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble gravement endommagé par un incendie, présentant un risque d'effondrement et un danger pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande, ordonnant une expertise dans les 24 heures pour évaluer le péril et proposer des mesures conservatoires. La décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de l'association Défense des milieux aquatiques. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 mai 2023 fixant les modalités de la chasse dans les Landes pour la campagne 2023-2024, en raison de l'absence d'interdiction de la chasse dans les zones de protection spéciale (ZPS). Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour l'association de démontrer un lien entre ses moyens, qui portaient principalement sur d'autres départements, et l'arrêté attaqué concernant les Landes.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. et Mme D... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018, à la suite d’un contrôle sur pièces et d’un examen de leur situation fiscale personnelle. Le tribunal a partiellement admis un non-lieu à statuer en raison de dégrèvements prononcés par l’administration. Sur le fond, il a rejeté les moyens d’irrégularité de la procédure, en rappelant le principe d’indépendance des procédures fiscales et en appliquant l’article L. 206 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête, les impositions étant maintenues pour le surplus.