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Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de plusieurs associations environnementales et de pêche visant à annuler les arrêtés préfectoraux des 25 juillet 2022 et 4 octobre 2024 autorisant la création et l'exploitation d'une centrale hydroélectrique sur le gave de Gabarret. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de l'étude d'impact au regard des espèces protégées (Saumon atlantique, Desman des Pyrénées), la mise en œuvre défaillante de la séquence éviter-réduire-compenser, et l'incompatibilité du projet avec le SDAGE. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que le dossier d'autorisation était suffisant et que les mesures prévues respectaient les dispositions des articles L. 211-1, L. 411-2, L. 414-4 et R. 122-5 du code de l'environnement. En conséquence, il a rejeté la requête et mis à la charge des associations une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du centre hospitalier intercommunal de Mont-de-Marsan refusant de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 28 février 2025. La requérante invoquait un sentiment d’injustice, mais n’a pas démontré de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, condition nécessaire pour caractériser l’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En l’absence d’urgence, le juge a rejeté la requête sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l'association Défense des Milieux aquatiques d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 autorisant la création et l'exploitation d'une centrale hydroélectrique sur le gave du Gabarret. L'association invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 214-17, L. 214-18 et L. 414-4 du code de l'environnement, en raison d'un débit réservé insuffisant pour la continuité écologique et d'une évaluation insuffisante des incidences sur les espèces protégées et les sites Natura 2000. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté attaqué n'était entaché d'aucune illégalité. En conséquence, il a rejeté la requête de l'association et l'a condamnée à verser 8 000 euros à la société Serhy Ingénierie au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le retour de sa fille mineure placée à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que les mesures d’assistance éducative, notamment le lieu de placement et les conditions de scolarisation, relèvent de la compétence exclusive du juge des enfants en application des articles 375-1 et suivants du code civil. Par conséquent, ces demandes sont manifestement insusceptibles de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par le maire de Lourdes sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble gravement endommagé par un incendie, présentant un risque d'effondrement et un danger pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande, ordonnant une expertise dans les 24 heures pour évaluer le péril et proposer des mesures conservatoires. La décision s'appuie sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., contestant l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la mesure d’éloignement étant déjà suspendue par le recours au fond, et que le refus de séjour ne créait pas une urgence justifiant une suspension. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’a été retenu, le préfet ayant pu légalement fonder son refus sur la menace grave pour l’ordre public résultant d’une condamnation pénale, en application des articles L. 432-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 17 octobre 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. A... pour la période du 18 octobre 2025 au 18 janvier 2026. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun moyen soulevé n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête est rejetée, y compris les conclusions relatives à l'extraction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 31 octobre 2025 du préfet des Hautes-Pyrénées l'assignent à résidence. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente (la secrétaire générale de la préfecture dûment délégataire) et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable aux décisions d'assignation à résidence, lesquelles relèvent des dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par M. A... contre le refus du préfet des Landes de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le juge a considéré l'urgence caractérisée en raison de la séparation prolongée de la famille et des difficultés de visite. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation était propre à créer un doute sérieux, le requérant justifiant d'un casier judiciaire vierge et remplissant les conditions de ressources et de logement, contrairement au motif de moralité retenu par le préfet. La décision a donc été suspendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les articles L. 434-6 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... et Mme F... contestant le refus de délivrance d'un permis de visite au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision de la cheffe d'établissement suffisamment motivée par un risque pour le bon ordre et la sécurité, lié à la gravité des antécédents judiciaires. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la nécessité de prévenir les infractions. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 341-7, R. 341-2 et R. 341-5 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Pau a annulé l'arrêté du 5 août 2024 par lequel la préfète des Landes refusait un titre de séjour à Mme E..., ressortissante géorgienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que Mme E... résidait en France depuis 2020, était mariée à un ressortissant géorgien en situation régulière, et que le couple avait un enfant en bas âge nécessitant la présence de ses parents. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme E... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par l’association CCDH-France d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication des registres de contention et d’isolement du centre hospitalier de Mont-de-Marsan. L’association s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 30 octobre 2025. Par une ordonnance du 20 novembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel relatif au droit d’accès aux documents administratifs n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B..., ressortissant géorgien, contre l'arrêté du préfet du Gers du 2 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et imposant une obligation de présentation hebdomadaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la procédure médicale prévue aux articles R. 425-11 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été régulièrement suivie et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les stipulations de l'arrêté du 27 décembre 2016. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet des Pyrénées-Atlantiques de renouveler son titre de séjour. La requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de son recours. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d’asile. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté et a décidé d’appliquer la clause discrétionnaire de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, permettant à la France d’examiner la demande. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a également condamné l’État à verser 1 200 euros au conseil de M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné deux requêtes de M. A..., détenu. La première, dirigée contre les refus de permis de visite pour sa compagne, a été rejetée : le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées en fait, que la procédure contradictoire n'était pas applicable, et que le refus n'était pas entaché d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 341-1 et suivants du code pénitentiaire, l'intéressé ayant été libéré entre-temps. La seconde requête, portant sur un reliquat de salaire pour travail en détention, a également été rejetée, le tribunal estimant que la rémunération versée était conforme aux dispositions des articles L. 412-20 et D. 412-64 du code pénitentiaire. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de la communauté de communes Cœur d’Astarac en Gascogne (CCCAG) visant à obtenir la condamnation solidaire de M. B..., de la société Polymidi et de Me Clément, ès qualités, à lui verser 672 266,94 euros en réparation de préjudices liés à des désordres affectant un complexe aquatique. La juridiction a rejeté les exceptions de prescription et d'autorité de la chose jugée, considérant que l'action, fondée sur le devoir de conseil du maître d'œuvre lors de la réception, était distincte et que le délai de garantie décennale avait été suspendu par les référés expertise. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité contractuelle du groupement de maîtrise d'œuvre pour manquement à son obligation de conseil, en application des principes généraux du droit administratif et des règles de la réception des travaux, les désordres (fissures et pertes d'eau) étant imputables à des vices de construction non signalés. La solution retenue est donc la condamnation solidaire des constructeurs à indemniser la CCCAG, sur la base du rapport d'expertise jugé régulier.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Hautes-Pyrénées. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'intéressée, entrée récemment en France et ayant vécu jusqu'à 34 ans en Tunisie, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, contestant un arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 12 juillet 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de titre de séjour avait abrogé les mesures d'éloignement, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le fond, il a rejeté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant la délégation de signature régulière et la procédure contradictoire inapplicable à un refus de titre. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel et un rejet du surplus, appliquant les articles L. 425-6 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 7 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés au regard des circonstances, et que l'assignation à résidence était légale. En conséquence, le tribunal a annulé les arrêtés contestés et rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.