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Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil municipal de Pleine-Fougères approuvant le plan local d’urbanisme. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 24 mai 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 13 juin 2025.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par les parents de M. A B, né le 12 mai 1999 avec de graves séquelles suite à des fautes médicales commises au CHU de Rennes, dont la responsabilité a été définitivement reconnue en 2006. Les requérants demandaient la condamnation solidaire du CHU et de son assureur, la SHAM, à réparer les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux de leur fils, ainsi que leurs propres préjudices moraux et matériels. Le tribunal a rejeté les demandes indemnitaires des parents et a limité l'indemnisation de M. A B aux seuls préjudices postérieurs au 12 mai 2017, date de sa majorité, en raison de l'autorité de la chose jugée des décisions antérieures. Il a accordé des sommes pour le déficit fonctionnel permanent, le préjudice sexuel, d'agrément, d'établissement, les frais de logement adapté, de véhicule adapté, d'aides techniques, de tierce personne et les pertes de gains professionnels futurs, tout en rejetant ou réduisant plusieurs autres chefs de préjudice. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), a été jugée suffisamment motivée et régulière, l'entretien de vulnérabilité ayant été mené par un agent habilité. Le tribunal a écarté les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure, du défaut d'examen et de l'erreur d'appréciation, notamment au regard de l'état de grossesse de la requérante et de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), avait été régulièrement menée. Il a également jugé que le requérant avait été informé dans une langue qu'il comprenait, conformément à l'article L. 551-10 du CESEDA, et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant les conditions matérielles d'accueil, le placement à l'aide sociale à l'enfance et les troubles psychologiques invoqués ne constituant pas un motif légitime pour justifier le dépôt tardif de la demande d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, de nationalité albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 6 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les 2° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé et de la menace pour l'ordre public qu'il représentait. La décision a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, retenant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des éléments de fait et de droit.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la violation des articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme Ciobanu, qui demandait l'annulation du refus du président du conseil départemental du Morbihan de lui délivrer un agrément d'assistante maternelle pour trois enfants. La décision, fondée sur les articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que le département n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se basant sur un rapport d'évaluation révélant des insuffisances dans la configuration du logement et la compréhension du métier par la requérante. Les améliorations postérieures au logement et les diplômes de Mme Ciobanu ont été jugés sans incidence sur la légalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la famille de M. H I, qui demandait la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices personnels suite au décès de ce dernier, survenu des suites de cancers. Les requérants ne pouvaient pas se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 relative aux essais nucléaires, car cette action en responsabilité visait leurs préjudices propres. Le tribunal a jugé que les éléments fournis ne suffisaient pas à établir un lien de causalité direct et certain entre l'exposition aux essais nucléaires et la maladie, notamment en raison du délai de 42 ans entre l'affectation et le diagnostic.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Soares Manuel, qui contestait le décompte général du lot n°2 (gros œuvre) d’un marché de construction d’une salle de sports pour la commune de Bourg-Blanc. La société demandait l’annulation des retenues pour pénalités de retard (48 000 euros) et pour travaux de levée des réserves (35 000 euros), ainsi que le paiement de diverses sommes. Le tribunal a estimé que les pénalités de retard étaient justifiées, le planning prévisionnel d’exécution étant une pièce contractuelle et le retard de 160 jours étant imputable à la société, et que la retenue forfaitaire pour réserves non levées était fondée. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Soares Manuel et l’a condamnée à verser 57 117,55 euros à la commune au titre du solde du marché, sur le fondement du CCAG Travaux et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 24 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire, accordée à titre provisoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation de la décision de la commission académique de Rennes du 17 juillet 2024 leur refusant l’autorisation d’instruire leur fille en famille pour l’année 2024-2025. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la composition de la commission, estimant que celle-ci était régulièrement constituée. Il a également jugé que le recteur n’avait pas commis d’erreur de droit en exigeant la démonstration d’une situation propre à l’enfant, ni d’erreur manifeste d’appréciation concernant le projet pédagogique. La décision s’appuie sur les articles L. 131-2 et L. 131-5 du code de l’éducation, issus de la loi du 24 août 2021.
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a été saisi par M. B A Floc'h d'une demande d'exécution de son jugement du 24 novembre 2022, qui enjoignait au ministre des armées de lui communiquer divers documents administratifs et médicaux. Le ministre a fait valoir que le jugement était exécuté, arguant que les documents du service de médecine de prévention de Brest n'étaient pas visés par l'injonction et que certains courriels avaient été détruits conformément aux règles d'archivage. Le tribunal a examiné les éléments de la procédure d'exécution, notamment les mémoires des parties et les débats à l'audience publique du 2 juin 2025, en application des articles R. 921-6 du code de justice administrative et du code du patrimoine. La solution retenue par le tribunal, après avoir entendu le rapport et les conclusions du rapporteur public, n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision finale est attendue pour statuer sur l'astreinte demandée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'entreprise Emmanuelle Boutique, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros en réparation des préjudices subis du fait des mesures de fermeture administrative liées à la pandémie de Covid-19. Le tribunal a jugé que la responsabilité pour faute de l'État n'était pas engagée, les mesures de police sanitaire étant fondées sur les dispositions du code de la santé publique et proportionnées à l'objectif de protection de la santé publique. Il a également écarté la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques, estimant que le préjudice invoqué ne présentait pas un caractère anormal et spécial. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 2 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, notamment de ses problèmes de santé. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le requérant ne bénéficiant plus du droit de se maintenir sur le territoire français après le rejet de sa demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Rennes annule l'arrêté du 7 mai 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine obligeait M. B, ressortissant géorgien, à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal estime que le préfet n'a pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de M. B, père de trois enfants placés à l'aide sociale à l'enfance, en omettant d'évaluer l'impact de la mesure sur ces enfants et sur la procédure judiciaire en cours visant à retrouver l'autorité parentale. Par voie de conséquence, l'assignation à résidence est privée de base légale. La décision se fonde notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Le Grand Beau, qui demandait la condamnation du département des Côtes-d'Armor à l'indemniser pour la baisse de son chiffre d'affaires due à des travaux publics sur le pont Saint-Christophe. La société invoquait un préjudice grave et spécial en tant que tiers par rapport à l'opération de travaux publics. Le tribunal a estimé que l'accès au restaurant n'avait pas été rendu impossible ou extrêmement difficile et que la baisse de chiffre d'affaires n'était pas substantielle, résultant en partie des effets persistants de la crise sanitaire. Par conséquent, le préjudice n'a pas été jugé anormal au regard des sujétions normalement supportées par les riverains.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes, rendue le 12 juin 2025, rejette la requête en référé liberté de M. A, un étudiant comorien. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour ou de statuer sur sa demande, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'éducation, vie digne). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car M. A possédait un récépissé valide l'autorisant à séjourner et à travailler, ce qui ne créait pas une situation d'extrême urgence nécessitant une intervention sous 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, le juge rappelant la possibilité d'un recours en suspension sur le fondement de l'article L. 521-1.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 25 septembre 2023 du ministre des armées refusant sa titularisation et prononçant sa radiation des cadres. Le tribunal a jugé que la décision ne constituait pas une sanction disciplinaire et n'était donc pas soumise à une obligation de motivation formelle. Il a rappelé que le refus de titularisation repose sur l'appréciation de l'insuffisance professionnelle du stagiaire, laquelle n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni de faits matériellement inexacts en l'espèce. La décision a été prise après avis de la commission administrative paritaire, et les moyens soulevés par le requérant ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme A E contestant le refus du recteur de l'académie de Rennes de les autoriser à instruire leur fille en famille pour l'année 2024-2025. Les requérants invoquaient l'existence d'une "situation propre à l'enfant" au sens du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié l'intérêt supérieur de l'enfant, conformément à l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision a été rendue après examen des motifs du projet éducatif, sans erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la SCCV Résidences et urbanisme demandant réparation pour les préjudices subis suite à deux refus de permis de construire par la commune de Dinard. Le tribunal a jugé que le premier refus du 12 mai 2022 n'était pas entaché d'illégalité, car l'obligation de motiver un refus n'impose pas d'évoquer tous les motifs possibles à ce stade. Concernant le second refus du 11 octobre 2022, bien que reconnu illégal et retiré par la commune, le tribunal a estimé que les préjudices allégués (frais et manque à gagner) ne présentaient pas de lien de causalité direct avec cette illégalité, la perte du projet résultant de la caducité de la promesse de vente. En conséquence, les conclusions indemnitaires de la société ont été rejetées, et la demande de la commune au titre des frais de justice a été également rejetée.